Des films soviétiques disponibles sur l’AppStore d’Apple, sans l’accord des ayants-droits

NewZilla.NET fév 1 2011 - 6:19 par Philippe CROUZILLACQ

Le monde du téléchargement a ses raisons, que la raison ignore. Avec à la clé un nouveau pataquès pour Apple. Cette fois-ci c’est la rédaction russe de la BBC qui a levé le lièvre.

Plusieurs grands classiques et dessins animés de l’ère soviétique sont mis à la disposition du public sur iTunes et plus précisément sur l’AppStore d’Apple, via une application téléchargeable pour iPhone ou iPad, mais, et le détail est important, sans l’accord des ayants-droit.

Gentlemen of Fortune, Assa, The Diamond Arm, Kin-dza-dza et Cheburashka, en dépit de leur âge, ces oeuvres sont encore protégées par le copyright. Elles appartiennent au studio russe Mosfilm et à la Joint Film State Collection (Obyedinennaya Gosudarstvennaya Kinocollectsia pour les russophiles).

« C’est absolument illégal », a expliqué une dirigeante de Mosfilm interrogée par la BBC. En pratique, au-delà d’une véritable faute d’inattention au moment de valider l’application, il semble qu’Apple ne soit pas pour grand chose dans cette affaire de violation de copyright.

Les films et les dessins animés sont en effet visionnables sur smartphone et sur tablette numérique via une application téléchargeable sur l’AppStore et qui elle-même, mais elle même seulement propose ces programmes. On ne parle donc pas ici de films qui auraient été mis à la disposition du public directement en téléchargement sur iTunes, par Apple.

Mosfilm envisage de porter plainte et Apple a promis de se pencher sur la question. Selon la BBC ce type de pratiques n’est pas rare. La rédaction russe de média public britannique a ainsi interrogé Vladimir Penshin, un programmeur informatique qui vit en Ukraine, et qui revendiquement la création d’une application pour iTunes du film Cheburashka.

« Bien sûr, je n’ai pas les droits », explique Vladimir. « C’est simple, si une société se plaint, elle en parle à Apple qui retire l’application, et puis c’est tout ». (…) « Je sais que ce n’est pas bien » assure Vladimir Penshin, « Et si çà se trouve je viole peut-être la loi »

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