Au moment où la très grande majorité journaux désespère de trouver un modèle économique viable dans le numérique, le New Yorker, une publication du groupe Conde Nast a semble-t-il trouvé la solution. Ou a défaut une certaine rentabilité, fondée pour partie sur une crédibilité journalistique vieille de plusieurs décennies.
Cette année, selon le New York Times, le New Yorker compte déjà 20 000 abonnés à son édition iPad (à 59,99 dollars l’unité). Un chiffre auquel il convient d’ajouter les 75 000 lecteurs abonnés à l’édition papier qui accèdent gratuitement à l’édition numérique.
Au final, tout ceci représente un total de 1,2 million de dollars de revenus supplémentaires, alors même que le chiffre d’affaires publicitaire du New Yorker atteint pour le premier semestre 2011 près de 42 millions de dollars.
Ce succès dans le numérique pourrait bien trouver son origine dans la simplicité de l’application iPad du magazine, beaucoup plus facile à produire surtout si on la compare aux déclinaisons iPad d’autres titres de la galaxie Conde Nast comme Wired, GQ, ou Vanity Fair.
Par ailleurs, il n’est pas interdit de penser que le format iPad est en parfaite adéquation avec le niveau de vie et de représentation sociale des lecteurs du New Yorker. Ce qui n’est bien évidemment pas le cas de tous les titres de presse…
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[...] pas le sauveur qu’on espérait… Personne ne gagne vraiment d’argent pour le moment (à part le New Yorker). Aucun modèle économique actuel ne fonctionne franchement sur [...]
[...] de lecteurs. Pas sur, car le coût de production de l’application reste assez faible, indique Newzilla. L’application iPad est en effet disponible pour près de 100.000 lecteurs, les 75.000 [...]