Téléchargement / BitTorrent > L’industrie du X porte plainte contre X et rackette les internautes

NewZilla.NET juil 27 2012 - 5:41 Philippe CROUZILLACQ

Aux Etats-Unis, les internautes utilisateurs du réseau de partage de fichiers BitTorrent ne sont pas contents.

Ils viennent d’intenter une « class action » (une plainte collective) à l’encontre des grands studios de productions pornographiques qu’ils accusent purement et simplement de racket, rapporte le site du magazine Wired.

« Les fournisseurs de pornographie ont développé un nouveau modèle économique en utilisant le système judiciaire pour extorquer de l’argent à des personnes qui sont simplement identifiées par leur adresse IP et sans la moindre preuve qu’elles ont téléchargé du contenu protégé par des droits d’auteur », indiquent les plaignants.

La technique est simple et désormais éprouvée. Sur la base de suspicions de téléchargement illégal de contenus pornographiques les studios portent plainte contre X avec un objectif : obtenir de la part des fournisseurs d’accès américains, comme l’exige la loi, les adresses IP,  l’identité et les coordonnées téléphoniques des abonnés à Internet.

Une pratique déjà sujette à caution car un abonné à Internet n’est bien évidemment pas forcément l’unique utilisateur de sa connexion : il y a souvent la famille, les colocataires, les voisins, les invités et parfois même des hackers qui ont détourné la connexion Wi-Fi, par exemple.

Le plus souvent, au lieu de porter l’affaire devant les tribunaux, c’est-à-dire en place publique, les studios de films X s’adressent directement aux internautes qui acceptent alors de verser (au doigt mouillé) un « dédommagement » pour éviter tout scandale, qui peut parfois aller jusqu’à 1000 ou 1500 dollars.

En Grande-Bretagne, la stratégie adoptée par deux distributeurs et producteurs de films X (les biens nommés Ben Dover Productions et Golden Eye Limited (Geil) semble plus encadrée juridiquement mais tout aussi pernicieuse.

Selon la BBC, les deux sociétés ont récemment obtenu de la justice britannique, l’autorisation d’envoyer 2 845 courriers à des internautes, indiquant que des films pornographiques ont été téléchargés illégalement depuis leur abonnement à Internet.

Plus qu’une simple mise en garde, ces courriers constituent une première étape vers une procédure contradictoire de paiements très officiel de « compensations » par les internautes.

Mais ce que cherchent en priorité ces deux sociétés distributrices et productrices de films X c’est l’intimidation des supposés pirates. Afin de les inciter à payer immédiatement la compensation financière qui leur sera proposée…

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