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L’Arabie Saoudite, une autre idée de la gouvernance Internet

Que les esprits chagrins qui contestent aujourd’hui aux Etats-Unis le monopole de la gouvernance du réseau Internet se rassurent…D’autres voies existent.

 

Ainsi devraient-ils peut-être militer pour confier cette mission, non aux tant décriées Nations Unies, mais plutôt au Royaume d’Arabie Saoudite…Et regarder les effets d’une telle mesure sur la sacro-sainte liberté d’expression en ligne.

Il y a quelques mois, l’ICANN, l’organisation américaine en charge de la gestion et de l’attribution des extensions de noms de domaine Internet (comme les .com et autres .net) donnait aux entreprises, aux organisations et aux individus la possibilité de déposer, ou plutôt de proposer la création de nouvelles extensions de noms de domaine Internet. Résultat, moyennant 185 000 dollars par « propositions », 2000 demandes d’extensions de noms de domaine furent soumises pour validation à l’ICANN.

Une fois les demandes déposées, l’ICANN a ouvert au début de l’été une période d’évaluation de sept mois pour que d’éventuelles objections puissent être exprimées. Les représentants de l’Arabie saoudite se sont attelés à cette tâche avec la plus grande application.

En consultant la base de données disponible sur le site de l’ICANN, on peut constater qu’un certain Abdulmjid, qui se dit membre de la Communication and Information Technology Commission saoudien, explique que 31 demandes doivent être rejetées, en particulier celles qui sont liées au sexe, à l’alcool, au jeu, à la religion et bien évidemment dans ce cadre précis, à l’Islam.

Au-delà des .gay .wtf (what the fuck, donc forcément grossier) .sucks .wine .vodka .sexy .porn .casino et autres .baby … d’autres extensions telles  les .bible .persiangulf .catholic ou le très subversif .style pourraient également si l’on s’en tenait au bon vouloir de l’Arabie Saoudite, ne jamais voir le jour.

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Une réponse

  1. je trouve ca tout a fait normal..

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