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Le numérique ou la petite mort de Newsweek

Pour un titre qui s’apprête à célébrer, en 2013 et en petites pompes, ses 80 printemps, Newsweek n’a jamais autant paru être à l’automne de sa vie.

 

Le dernier numéro papier vient de sortir. Le journal qui fut avec Time Magazine, l’un des deux grands hebdomadaires d’information américains n’est plus, depuis de longs mois déjà, que l’ombre de lui-même. Newsweek se tourne aujourd’hui vers le tout numérique, dernier espoir, ou ultime refuge des titres de presse en difficulté.

« Nous faisons évoluer Newsweek, nous ne lui disons pas ‘Au revoir’, ont écrit, le 18 octobre Tina Brown, fondatrice et rédactrice en chef de la co-entreprise Newsweek-Daily Beast, et Baba Shetty, son directeur général, dans un communiqué publié sur le site The Daily Beast. Nous restons attachés à Newsweek et au journalisme qu’il représente. »

Il n’en reste pas moins que l’arrivée de Tina (Vanity Fair) Brown à la tête de l’hebdomadaire n’aura pas eu l’effet escompté. Un déficit annuel de 40 millions de dollars, des ventes en berne qui plafonnent à 1,5 million d’exemplaires, en 2010, la Washington Post Company, également propriétaire des titres Slate et Foreign Policy, revendait Newsweek à The Daily Beast.

Un hub d’informations qui à l’instar d’un Huffington Post, fédère aujourd’hui plus de quinze millions de visiteurs uniques par mois. En 2013, à l’aube de son 80ème anniversaire, Newsweek deviendra Newsweek Global, et comme l’explique Tina Brown, qui reste aux commandes du titre, dans son dernier éditorial, “parfois, le changement n’est pas seulement bon.Il est nécessaire”. Voire impératif serait-on tenté d’ajouter…

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