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Thom Yorke envoie valser Spotify

Exit Spotify. Depuis quelques heures la production en solo de Thom Yorke (le chanteur du groupe Radiohead), et plus particulièrement les titres de son dernier album «The Eraser» (XL Recordings), ne figure plus dans le catalogue de la plate-forme d’écoute en streaming suédoise.

 

Thom Yorke est soutenu en cela par des artistes comme Ron Sexsmith, John Perry Barlow (ex-parolier du Grateful Dead et fondateur de l’Electronic Frontier Foundation) ou bien encore Four Tet, et par son producteur et co-équipier d’Atoms for Peace, Nigel Godrich.

Thom-yorkeTous reprochent à Spotify de ne pas assez rémunérer les jeunes artistes. Aujourd’hui, en pratique, une écoute sur Spotify rapporte environ 0,0038 euro à la maison de disque. Dans la chaîne de reversement des droits l’artiste étant, lui, bien derrière.

Ainsi si un titre (ce qui est rarissime) est écouté en streaming un million de fois, il générera 4400 euros de revenus à son producteur. Pour Thom Yorke, dont le label XL Recordings est l’un des seuls sur le marché à reverser 50% de l’argent issue du streaming aux artistes, le compte n’y est pas.

«Les nouveaux artistes ne touchent pas un rond avec ce modèle. Cette équation ne fonctionne pas» a déclaré Nigel Godrich. De son côté Spotify a vivement réagi. « Nous avons déjà payé 500 millions de dollars (environ 382 millions d’euros, ndlr) aux ayants droit jusqu’à présent et d’ici la fin de l’année, ce chiffre aura atteint un milliard de dollars(environ 765 millions d’euros, ndlr). Beaucoup de cet argent est investi pour nourrir de nouveaux talents et produire de nouveaux groupes», explique la start-up suédoise.

spotify

Dans le monde de la musique, l’initiative de Thom Yorke aussi louable puisse-t-elle apparaître ne fait cependant pas l’unanimité. Beaucoup d’artistes, de producteurs ou de managers se souviennent en effet d’une autre initiative, signée cette fois-ci Radiohead, et qui avait consisté à mettre en ligne en 2007 un album du groupe «In Rainbows», laissant entière liberté aux internautes de fixer le prix du disque, voire de ne rien payer du tout pour le télécharger. On a connu en effet de meilleure mise en valeur de la musique.

«Si Thom Yorke (ou Nigel Godrich) se sentent si concernés par les nouveaux artistes et leurs revenus, pourquoi ne donneraient-ils pas quelques-uns de leurs millions à certains.» Tim Vigon, ex-managers des Streets, cité par Les Inrocks.

  • The Vinyl Project, le crowdfunding d’Universal Music ne plait pas à tout le monde. Mais de qui se moque-t-on? C’est en substance le message du quotidien Libération à l’adresse des responsables d’Universal Music (Pascal Nègre où es-tu?) à propos de «The Vinyl Project». Ce service de crowdfunding lancé par la première maison de disques au monde, vise en effet à financer la réédition de «disques rares ou abandonnés» tirés du catalogue de la major. Tout en rappelant les rapports, disons pour le moins contrastés qu’Universal a pu entretenir par la passé avec le vinyle, Libération s’interroge: «Universal, 30% du marché du disque et un chiffre d’affaires de 4,5 milliards de dollars en 2012, n’aura-t-elle pas les moyens de rééditer ses disques à ses frais?» Poser la question c’est déjà un peu donner la réponse…

 

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