Accueil / Twitter / 10 dollars les 1000 faux comptes Twitter

10 dollars les 1000 faux comptes Twitter

Pendant 10 mois une équipe composée de chercheurs issus des universités de Berkeley (Californie) et de George Mason (Virginie) a dépensé plus de 5 000 dollars dans la création de 121 000 faux comptes Twitter avec un objectif: étudier l’activité de ces usines à clics qui, depuis la Chine, l’Inde, ou l’Europe de l’Est sont payées pour artificiellement booster l’e-notoriété des grandes marques occidentales. Ils ont présenté leurs conclusions à l’occasion de la conférence USENIX qui s’est tenue à Washington D.C du 14 au 16 août 2013.

 

Premier point, si vous souhaitez tricher, et recourir à ce stratagème frauduleux en vous asseyant allègrement sur les conditions de travail des petites mains qui à l’autre bout du monde produisent ces faux comptes Twitter, il ne vous en coûtera que 10$ à 200$, payables le plus souvent par PayPal, explique sur son blog Brian Krebs, ancien journaliste au Washington Post, cité par le site FastCompany.

La création d’un faux compte Twitter (un fake appelé à se transformer en « follower ») se fait en deux étapes. La première consiste à contourner le CAPCHA, c’est-à-dire la procédure de vérification de création de compte mise en place par Twitter. La seconde phase consiste à créer une adresse mail fictive sur des webmails comme Yahoo! Mail ou Hotmail (pour 60% des spams relevés par les chercheurs.

Twitter

Il en coûte 10$ pour 1000 comptes Yahoo!, 12$ pour 1000 comptes Hotmail et 200$ dollars pour un millier de comptes Gmail, ce prix «élevé» s’expliquant par le fait que Gmail oblige le nouvel inscrit à lui-même passer par une phase de CAPCHA pour vérifier la création de son compte.

Sur les 121 000 comptes achetés par les chercheurs, 95% ont par la suite été supprimés par Twitter. Les universitaires indiquent qu’ils travaillent maintenant avec Twitter, le service de micro-blogging étant, contrairement à certains autres réseaux sociaux, assez enclin à lutter contre un phénomène de fraude qui à long terme ne peut que nuire à son image. Ce qui n’est pas bon, surtout quand on planche sur une (prochaine?) introduction en bourse.

A lire aussi

Snatap

Après les usines à (faux) clics, Snatap, la machine à (faux) “likes” (VIDEO)

Snatap, une société russe, affirme avoir installé dans des centres commerciaux situés en Allemagne, en Russie, en Pologne et en République tchèque, une machine à “likes” grâce à laquelle chacun peut s’acheter à vil prix une popularité on ne peut plus virtuelle sur Facebook ou sur Instagram.

CR7-Ronaldo

CR7 décroche le jackpot sur les réseaux sociaux

En 2016, l’activité de Cristiano Ronaldo (alias CR7) sur Instagram, Facebook et Twitter a généré près de 500 millions de dollars de retombées financières pour son principal sponsor, l’équipementier Nike.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.