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Les impôts, un service public un peu trop Net

Les contribuables doivent-ils impérativement être connectés à Internet pour pouvoir entrer en contact avec l’administration des impôts?

 

NewZilla.NETC’est, selon une information révélée par France Bleue Azur, ce que semble penser la direction des Finances Publiques des Alpes-Maritimes.

Les responsables de celle-ci, oubliant certainement un peu vite qu’ils ne doivent leurs postes et donc leurs salaires versés à la fin du mois, qu’aux impôts payés par les contribuables, ces responsables donc, ont envoyé le 11 décembre dernier un courriel interne à tous les centres d’impôts du département, demandant explicitement aux fonctionnaires concernés de paramétrer leur boite vocale de façon à ce que les contribuables ne puissent plus y laisser de messages vocaux. Et qu’ils se voient de facto contraints de contacter l’administration fiscale sur Internet, via le portail impots.gouv.fr.

Tous les répondeurs des services de la direction départementale des Finances publiques des Alpes-Maritimes annoncent désormais le message suivant: « Centre des Finances publiques, bonjour, toutes nos lignes sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement. Pour toutes vos démarches, vous pouvez vous connecter à impots.gouv.fr », précise Le Figaro.

45 postes supprimés

Un administré qui regarderait la situation d’assez loin pourrait penser que les fonctionnaires des impôts tout occupés qu’ils sont à leur mission de service public, ont précisément bien mieux à faire que de recevoir ledit public.

En fait, il semble surtout que les soudaines fulgurances numériques de la direction des Finances publiques des Alpes-Maritimes soient plutôt imputables à une réduction d’effectif, c’est-à-dire à la suppression cette année de 45 postes dans les centres des impôts du département.

Un service public qui ne remplit plus sa mission comme il devrait le faire, et qui contribue à créer un état discriminant entre les contribuables internautes et ceux qui ne le sont pas, tout cela, dans un pays où les responsables politiques se gargarisent et se félicitent régulièrement de lutter contre la “fracture numérique”, cela ne fait – a minima – vraiment pas très sérieux.

La Rédaction

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Une réponse

  1. Honteux!

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