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Airbnb et les listings illégaux

Le dernier état des lieux publié par la plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers à propos de San Francisco, fait apparaître que 17% du chiffre d’affaires réalisé sur la ville provient d’annonces illégales.

 

Des annonces illégales au regard de la règlementation locale, des annonces déposées par les internautes (ou plutôt de professionnels de l’immobilier) qui proposent plusieurs biens à la location, accentuant ainsi de manière artificielle la pression sur le marché locatif traditionnel de San Francisco, où les loyers sont déjà parmi les plus chers des Etats-Unis.

airbnb-sanfranciscoA San Francisco, si la loi autorise un propriétaire à louer tout ou partie de son logement pour une durée maximale de 90 jours par an, tout autre type d’annonce peut faire l’objet de poursuites judiciaires.

Des poursuites judiciaires qui, par ricochet, pourraient également indirectement cibler des services Internet comme Airbnb, si ceux-ci ne s’emploient pas à faire le ménage dans leurs listings.

Une information, à tout le moins officiellement, bien reçue par Airbnb. Lors de son dernier rapport sur ses activités new-yorkaises à la fin de l’année 2015, le site avait en effet été accusé, comme nous l’écrivions récemment sur NewZilla.NET, d’avoir quelque peu embellie ses listings en en expurgeant opportunément certaines annonces manifestement illégales.

300 procédures d’expulsion

A contrario Airbnb affirme aujourd’hui vouloir « continuer à faire le ménage » et séparer le bon grain de l’ivraie dans les annonces déposées sur son site.

san-francisco-california-usa_En France, pays où la sous-location du parc social est interdite, et plus spécifiquement à Paris, (premier marché d’Airbnb en dehors des Etats-Unis), plusieurs centaines de logements HLM, c’est-à-dire de logements sociaux ont été sous-loués ces derniers mois sur Airbnb et sur les services concurrents.

De telles pratiques sont passibles de 9 000 euros d’amende, et selon Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris chargé du Logement et de l’Hébergement, cité par Rue89, « depuis 2014, il y a eu environ 300 procédures d’expulsion pour sous-location illégale » liées à l’activité d’Airbnb et de ses concurrents.

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