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Facebook rémunère des « médias partenaires » pour authentifier les « fake news »

L’équipe de la rubrique « Les Décodeurs » du journal Le Monde décrit par le menu en quoi consiste le partenariat conclu entre le quotidien et Facebook pour lutter contre la propagation des fausses nouvelles (ou « fake news »), qui pullulent aujourd’hui sur le réseau social.

 

C’était il y a un peu plus d’un an. Conscient de ses insuffisances et de son incapacité à endiguer le phénomène, Facebook mettait en place aux Etats-Unis (avant de l’importer en France en février 2017) un système permettant à ses utilisateurs de lui signaler des informations douteuses, des contenus ensuite par des médias partenaires, rémunérés par le réseau social.

Aujourd’hui, en ce qui concerne Le Monde (média partenaire de Facebook en France, à l’instar de Libération ou de l’AFP), ce travail de vérification est réalisé par l’équipe de la rubrique « Les Décodeurs ».

Dans un article publié le 9 janvier 2017, « Les Décodeurs » livrent le mode d’emploi et expliquent comment fonctionne cette procédure de vérification des fausses nouvelles.

« Facebook donne accès aux médias partenaires à un fil d’articles signalés comme « suspects », issus des signalements d’internautes ou repérés par les algorithmes de la plateforme », explique Le Monde. « On y trouve chaque jour des dizaines de nouveaux contenus de toutes sortes. Certains émanent de médias traditionnels (…) d’autres de sources diverses et variées.

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Les médias partenaires examinent ces contenus et donnent une des appréciations suivantes pour chacun d’entre eux :

  • « Vrai », lorsqu’il s’agit d’une information avérée dans les grandes lignes ;
  • « Faux » , pour les articles dont l’information principale est fausse ;
  • « Mélange » , lorsque l’article contient de fausses informations, mais que l’information principale est correcte ;
  • « Non éligible », lorsqu’il est possible d’apporter des précisions concernant un article, sans se prononcer sur sa véracité.

Lorsqu’un article a été signalé comme « faux » par un média partenaire de Facebook, la plateforme envoie un message d’alerte à tout internaute souhaitant le partager pour le prévenir qu’il existe des articles en contestant le contenu, en lui proposant de les lire.

Sur la base des retours que lui fournissent ses « médias partenaires » Facebook réduit ensuite nettement la visibilité des contenus signalés comme « faux », et dans une moindre mesure celle des articles labellisés « mélange », précise Le Monde.

Facebook n’étant pas une rédaction et ne disposant pas des compétences en interne pour effectuer le travail de vérifications des faits, le réseau social fait donc appel à des médias partenaires, qu’elle rétribue pour ce travail, poursuit Le Monde.

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