Accueil / 2012 (page 4)

Yearly Archives: 2012

Contrail Systems, le rachat de start-up le plus rapide de l’Ouest !

Imaginez…Vous lancez votre petite start-up, vous déposez vos statuts, tout semble en ordre quand 72 heures plus tard une grosse société vient frapper à votre porte pour vous proposer de racheter votre dernière création pour 176 millions de dollars (134 millions d’euros).

 

C’est l’aventure qui est arrivée aux fondateurs de Contrail Systems. Cette start-up spécialisée dans les réseaux internes d’entreprise, et lancée le mardi 11 décembre dernier par des anciens collaborateurs d’Aruba, de Juniper, de Cisco et de Google, a été rachetée le 14 décembre (soit trois jours après sa création) par Juniper Networks, un concurrent de Cisco Systems.

Une première levée de fonds à 10 millions de dollars

Le premier produit de Contrail Systems (un programme permettant de faire tourner des réseaux d’entreprises sur du matériel informatique beaucoup moins pointu et moins cher) n’était prévu que pour l’an prochain. Mais le concept était suffisamment prometteur pour la future start-up lève en juillet dernier plus de 10 millions de dollarsJuniper Networks aura vraisemblablement voulu tuer la concurrence dans l’oeuf, au prix fort, quitte à marcher quelque peu sur la tête.

Que l’on en juge: Ankur Singla, le fondateur de l’entreprise devra partager 57,5 millions de dollars (43,8 millions d’euros) avec ses premiers investisseurs et certains salariés. Juniper Netwotks paiera le reste en actions. Les propriétaires de la start-up recevront en effet 6 millions de titres Juniper Networks pour une valeur unitaire de 19,3 dollars, indique LeMonde.fr.

Clash à Dubaï autour du contrôle et de la gouvernance de l’Internet

ONU ou pas, pas question de signer n’importe quoi et d’abandonner la gouvernance de l’Internet à des Etats, Chine et Russie en tête, qui sont connus pour faire peu de cas de la liberté d’expression en ligne.

 

C’est en substance la position adoptée à l’issue du sommet de Dubaï par la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et 52 autres pays qui ont refusé de signer le nouveau “règlement des télécommunications internationales”.

Ce sommet, organisé par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) avait pour but d’actualiser, y compris au niveau de la gouvernance de l’Internet, un texte dont la dernière version datait de 1988…89 pays ont signé la dernière version du traité.

Les Etats-Unis, qui ont refusé le texte, souhaitaient ainsi conserver leur contrôle sur certaines infrastructures essentielles d’Internet, comme le gestionnaire mondial des noms de domaine, l’Icann, ou les serveurs racines d’Internet. La Chine et la Russie souhaitaient un contrôle accru des Etats sur Internet, notamment sur les services et les moyens d’expression.

La perspective d'un Internet gouverné par la Chine et la Russie...

”Au cours du dernier quart de siècle l’Internet a permis au monde de se développer au-delà de toute espérance. Et tout cela sans que les Nations Unies n’aient à y mettre leur nez”, a expliqué Terry Kramer le représentant américain, cité par Wired. “Alors, vous comprenez bien que nous ne pouvons pas apporter notre soutien à un texte aussi inconsistent que ce traité de l’UIT, qui de plus ouvre la porte à une gestion collective de la gouvernance de l’Internet”.

Même tonalité dans le discours de Simon Towle, le représentant de la Grande-Bretagne. “Pas question de signer un texte à n’importe quel prix”, a-t-il déclaré. “Par ailleurs, nous sommes extrêmement préoccupé par le ton même de ce traité, et par les perspectives de contrôle qu’il ouvre pour tout ce qui touche à Internet à aux contenus qui y sont diffusés”.

L’Inde mise sur le passeport biométrique pour éradiquer la pauvreté

L’Inde, 1,2 milliard d’habitants et des centaines de millions de personnes privées d’identité et plongées de facto dans la misère.

 

Pour lutter contre ces deux fléaux, le gouvernement indien a décidé de faire d’une pierre deux coups en lançant le plus gros programme d’identification biométrique jamais entrepris dans le monde. L’identification biométrique est plus sûre qu’un document officiel et son taux d’erreur est suffisamment marginal, estime Tim Harford dans le Financial Times.

Pour l’heure l’Unique Identification Authority of India (UIDAI), ne concerne “que” 200 millions d’habitants, mais fin 2014 c’est la moitié de la population du pays qui devrait bénéficier de cette initiative. En pratique chaque citoyen use voit attribuer un numéro d’identification, nommé «Aadhaar» (ce qui signifie «fondation»), auxquels viennent s’ajouter deux scans d’iris, dix empreintes digitales et une photo numérique.

Identifier les individus permet de cibler les politiques de lutte contre la pauvreté et d’être certain qu’elles touchent leurs réels bénéficiaires, relève Slate.fr. Selon un rapport publié en 2011 par la Banque mondiale, Social Protection for a Changing India, il y aurait en Inde des centaines de programmes de ce type, mais l’aide ne parviendrait que très rarement aux plus démunis, en particulier à cause des escroqueries et des détournements.

Angry Birds le film, en 2016 et en 3D

Rovio, le créateur du jeu sur mobile Angry Birds continue d’en exploiter la franchise.

 

Après les peluches, les parcs d’attractions et même les bonbons (pour les plus téméraires d’entre vous), l’éditeur finlandais annonce la sortie pour 2016 d’un film en 3D consacrés à ces volatiles.

Peu de détails ont filtré sur le projet. Il s’agira d’un film d’animation sur lequel Rovio devrait garder la haute main, créativité oblige. Pour leur première apparition à l’écran les Angry Birds (après leur récente incursion dans l’univers de Star Wars) auront comme producteur exécutif l’ex-boss de Marvel, David Maisel, qui fut déjà il n’y a pas si longtemps aux manettes d’Iron Man et de Captain America.

Marfa Girl, le prochain Larry Clark, exclusivement sur Internet

“Marfa Girl”, le nouveau film de Larry Clark, le réalisateur de “Kids”, et de “Wassup Rockers” vient de décrocher le Prix Marc-Aurèle du meilleur film au dernier Festival International du film de Rome.

 

“Marfa Girl” est donc promis à une belle carrière, à ceci près que le film ne sortira jamais en salles et encore moins en DVD, le réalisateur ayant décidé de diffuser son oeuvre, en exclusivité sur son site Internet LarryClark.com.

“Chez les moins de 35 ans, tout le monde regarde les films sur Internet, Youtube, ordinateurs. Si tous les jeunes passent leur temps en ligne à organiser leur soirée, draguer les filles, alors allez directement vers eux. Proposez leur les films en ligne”, a déclaré à Rome le rélisateur américain, cité par Le Monde.

Une posture qu’il résume en quelques mots bien sentis, et à sa manière. “J’ai envie de dire “fuck” Hollywood”. Car Hollywood et ses producteurs, Larry Clark semble en avoir fait le tour.

“Les producteurs sont tous des escrocs. Je n’ai jamais touché un sou pour mes films. Je fais les films et ensuite on ne me paye strictement rien”, explique-t-il. En pratique, les internautes (qui contrairement aux producteurs ne sont pas des escrocs et aiment consommer (en toute légalité) des biens culturels en ligne), peuvent louer en streaming et pour 24h Marfa Girl depuis le mardi 20 novembre sur LarryClark.com.

Prix du ticket (TinyPass) 5,99 dollars (soit 4,60 euros), pop-corn non compris. Beaucoup moins cher qu’un ticket de cinéma, mais les conditions de projection ne sont, il est vrai, pas du tout comparables.