Revue de presse
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Monthly Archives: mai 2013

Appel à la grève chez Amazon

 

Plusieurs centaines d’employés d’Amazon.de (filiale du géant du commerce en ligne) demandent des augmentations de salaires.

 

Et de deux. Après un premier mouvement de grève le 14 mai dernier, respectivement suivi par 600 employés dans le Bad Hersfeld et 300 autres sur le site de logistique de Leipzig, le syndicat ver.di appelait aujourd’hui lundi 27 mai 2013 à un nouveau débrayage sur le site de Leipzig pour faire monter la pression sur le géant du commerce en ligne, rapporte l’agence Reuters.

Les employés protestent contre la politique salariale du groupe américain. Ils réclament des augmentations de salaire. Qui selon eux devrait passer à 10,66 euros (contre 9,30 euros) de l’heure sur le site de Leipzig. Et à 12,18 euros de l’heure (contre 9,83 euros aujourd’hui) pour le site de Bad Hersfled.

Amazon.de

Le syndicat ver.di reproche à Amazon.de son refus de valider un accord collectif sur les conditions de travail. Et demande également une hausse du salaire minimum et des heures supplémentaires de nuit.

Amazon.de emploie directement ou indirectement (et dans des conditions qui ont récemment fait débat) 9 000 collaborateurs outre-Rhin. Le groupe estime que les salaires pratiqués sur ses sites sont parmi les plus avantageux des centres de logistiques du pays, indique Reuters.

Et s’il affiche sa volonté de négocier avec le syndicat ver.di, Amazon.de ne voit pour l’heure aucune base commune susceptible de déboucher sur un accord.


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Universal Music mise sur le Blu-ray Pure Audio

Porté par l’explosion du marché des casques audio, par un certain regain de popularité du format vinyle (329 000 exemplaires écoulés en France en 2012) et enfin par l’apparition de plateformes de téléchargement (comme Qobuz) spécialisées sur des formats numériques Haute Définition, Universal Music sort de sa manche un nouveau support, le Blu-ray Pure Audio.

 

Soit un disque Blu-ray (sans aucun contenu vidéo), et qui présente la particularité de proposer un son non-compressé (contrairement aux CD et autres MP3), disponible et encodé en trois formats: PCM, DTS HD Master Audio et Dolby True HD. Ce à quoi vient s’ajouter la possibilité de télécharger les albums achetés sous deux foBRA Studiormats Flac “lossless” (format identique au CD) et MP3, en se connectant à un site dédié.

“Avec un CD ou un MP3 standard le son est compressé. On est dans une véritable dégénérescence acoustique. Un drame pire que la piraterie. Une MacDonalisation de la musique”, explique Pascal Nègre, président d’Universal Music France. “En clair par rapport aux bandes Master, la fréquence d’échantillonnage, la résolution et la dynamique sont compressées. C’est-à-dire qu’il y a des données qui disparaissent purement et simplement”.

Le pari que fait aujourd’hui Universal Music (sur un marché test comme la France avant un déploiement en Europe à la rentrée 2013) est celui d’un retour à la qualité. Via une expérience qui puisse permettre à l’auditeur d’écouter la musique telle que l’artiste la voulue au moment de son enregistrement en studio.

Pour ce faire il faudra débourser dans un premier temps 19,99 euros par album. Un prix appelé à baisser en cas d’évolution positive du marché. Avantage cependant, pas besoin d’acheter de nouvel équipement, contrairement à feu le SACD, les lecteurs Blu-ray étant déjà présents en tant que tels dans les foyers (ou intègrés dans une Freebox, une PlayStation ou un ordinateur).

Après un premier test en 2012 sur l’album de Mylène Farmer “Monkey Me” (avec 70 000 exemplaires vendus), Universal Music France (UMF) lance aujourd’hui 36 références issues des catalogues, variété française, internationale, jazz et classique, disponibles en exclusivité à la Fnac jusqu’en septembre 2013.

D’autres labels, notamment en musique classique, mais aussi Warner avec un Led Zeppelin, se sont déjà essayés au Blu-ray Audio avec un certain succès. Mais UMF met maintenant les bouchées doubles sur ce segment. Une association pour le Blu-ray Audio devrait même bientôt voir le jour avec le soutien de Dolby, pour créer des évènements autour du nouveau support.

La numérisation comment ça marche?

La numérisation est un processus en trois ou quatre étapes. Tout part de la bande master studio, celle de l’enregistrement de l’oeuvre. Si nécessaire, la bande est dans un premier temps restaurée. En pratique, elle est passée dans un four biologique durant 8 heures pour la ramollir, la dessécher, enlever au besoin les champignons.

Elle fait ensuite l’objet d’une lecture dans un magnéto d’époque ad hoc pour les bandes anciennes. La numérisation a donc tout du processus “vintage”. Le master est ensuite numériser en Haute Définition 24bits/96khz. Dernière étape avec la réalisation d’un mastering Haute Définition adapté spécifiquement au Blu-ray, grâce à un convertisseur pour restituer “le son parfait”. S’il existe…

e-Commerce / Retour au 19ème siècle

De 2009 à 2010, Jesse Busk, était employé par une agence de travail temporaire Integrity Staffing Solutions, elle-même sous-traitant du géant du commerce en ligne Amazon. Il travaillait dans l’un des entrepôts aux Etats-Unis du groupe fondé par Jeff Bezos. Son job consistait à récupérer dans les rayons les articles correspondant aux commandes passées par les internautes.

 

Après 12 heures de service Jesse Busk aspirait souvent à rentrer chez lui pour goûter un repos bien mérité. Mais chez Amazon, les choses ne sont pas aussi simples. Car par souci de sécurité et pour calmer toute potentielle velléité de vol, les employés sont soumis à la fin de leur service à une fouille corporelle quotidienne de 25 minutes, rapporte le site américain du Huffington Post.

Class action

Un exercice nécessaire pour le géant du commerce en ligne. Jesse Busk et sa collègue Laurie Castro ne remettent pas en cause le bien-fondé de la démarche. A ceci près qu’ils demandent aujourd’hui devant la justice à ce que le temps passé et contraint à être fouillés, leur soit payé. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Déboutés en première instance en 2011 par un tribunal fédéral du Nevada, Jesse Busk et Laurie Castro viennent d’obtenir gain de cause en appel, sur la question du paiement, auprès d’une cour fédérale. Une “class action” (une action collective) comme le système judiciaire américain les affectionne et qui pourrait avoir des retombées financières importantes pour les dizaines de milliers d’employés qui travaillent dans les entrepôts de l’économie Internet.

Yahoo! Un bulletin de santé

Pour un responsable politique (fut-il ministre), expert en anathèmes, et lecteur émérite de revues de presse en diagonale, Yahoo! ne va pas très fort. Mais le groupe américain qui vient de se voir refuser le rachat de Dailymotion, conserve paradoxalement la confiance des investisseurs.

 

“Nous ne pensons pas que ce soit une bonne opération d’abandonner Dailymotion dans les mains d’une société, Yahoo!, dont la santé est parfois vacillante, et qui de surcroît, risque de dévorer, de faire disparaître Dailymotion”. Vu par le prisme d’un Arnaud Montebourg (soutenu en cela par d’autres experts de l’économie Internet comme Henri Guaino ou Jean-Luc Mélenchon), la situation de Yahoo! pourraît apparaître comme des plus préoccupantes.

Redevenir la "page d'accueil de l'Internet"

Alors vacillante la santé de Yahoo!? Pas si sûr. Certes le groupe Internet américain n’est plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’il fut à la fin des années 90, quand Google n’était encore qu’une start-up parmi d’autres. La faute à toute une série d’errements stratégiques, et à des dirigeants (Carol Bartz en tête) qui par le passé se montrèrent plus occupés à compter leurs points retraites ou à négocier leur parachute doré qu’à réfléchir à l’avenir de la société.

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Mais depuis quelques mois, et notamment depuis la nomination le 16 juillet 2012 de Marissa Mayer au poste de directrice générale, le vent tourne, et Yahoo! est en train de se réinventer. Ce qui étant donné l’état dans lequel l’ex-dirigeante de Google a trouvé le groupe Internet prendra du temps.

A son arrivée Marissa Mayer a fixé deux objectifs: faire de Yahoo! une entreprise mobile, et faire en sorte que Yahoo! redevienne “LA page d’accueil de l’Internet” à l’heure des smartphones et des tablettes. Une stratégie faite d’acquisitions. Sept à ce jour, dont les récents Summly (une application résumant des articles d’actualités rachetée pour 30 millions de dollars à un jeune anglais de 17 ans), et Astrid (une application de gestion et de partage des tâches). La plate-forme de vidéos en ligne Dailymotion aurait du venir s’ajouter à ce tableau de chasse, mais “grâce” aux sorties médiatiques d’un Arnaud Montebourg, on sait maintenant qu’il n’en sera rien.

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Pour parvenir à ses objectifs Marissa Mayer a aussi entrepris de ré-organiser Yahoo! de l’intérieur. Au travers notamment de deux décisions spectaculaires: la fin du télétravail (tous les collaborateurs qui ne seront pas revenus au bureau d’ici le mois de juin 2013 seront de facto licenciés) et l’allongement jusqu’à 16 semaines des congés payés offerts aux employés (homme ou femme) après l’arrivée d’un enfant.

Le trésor de guerre d'Alibaba

Aujourd’hui si Yahoo! n’a pas encore, loin s’en faut, achevé sa transformation, le groupe Internet a tout même de forts arguments à faire valoir. Sur le dernier trimestre le chiffre d’affaires de Yahoo! s’est établi à 1,14 milliard de dollars. Son bénéficie net s’est envolé de 36% à 390 millions de dollars et sa capitalisation boursière dépasse les 27 milliards de dollars.

De plus, Yahoo! est assis sur un “trésor de guerre” puisque le groupe Internet détient toujours 24% du capital du géant chinois du e-commerce Alibaba (lui-même valorisé à 60 millards de dollars). Le calcul est donc simple, en cas d’introduction en bourse d’Alibaba et de retrait de Yahoo!, ce dernier pourrait partir avec un chèque de 14 milliards de dollars. On a connu des colosses plus chancelants.

Pour ses six premiers mois à la tête de Yahoo! Marissa Mayer a récemment touché 36,6 millions de dollars (environ 28 millions d’euros) en salaire primes et actions. Des chiffres impressionnants voire vertigineux, qui ont conduit certains titres de presse, à commencer par le quotidien économique en ligne La Tribune à titrer de la sorte “Après six mois chez Yahoo! Marissa Mayer empoche un bonus de 1,12 million de dollars”.

Mais la rémunération de Marissa Mayer ne doit rien au hasard. Le salaire de la nouvelle directrice générale de Yahoo! n’étant “que” de 454 862 dollars (soit 349 168 euros), elle aura ainsi touché 1,12 million de dollars (860 000 euros) de “prime de performance” auxquels sont venus s’ajouter 35 millions de dollars correspondant à une allocation exceptionnelle en actions. Autant dire que si depuis son arrivée à la tête du groupe Internet, le cours de l’action Yahoo! s’était effondré Marissa Mayer n’aurait pas touché grand chose.

Mais, oh surprise! Loin des jugements hâtifs de responsables politiques experts de la 25ème heure, c’est l’inverse qui s’est produit. Marissa Mayer et Yahoo! conservent aujourd’hui la confiance des investisseurs. Entre le 16 juillet 2012, date de son arrivée, et l’annonce hier du rachat avorté de Dailymotion, l’action Yahoo! est passée de 15,60 dollars à 25 dollars.