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Monthly Archives: novembre 2013

Les Norvégiens roulent à l’électrique

Des incitations fiscales non négligeables, une série d’avantages à l’usage… Il n’en faut semble-t-il pas plus dans un pays aux finances publiques saines comme la Norvège (oublions donc immédiatement le cas de la France) et fut-il exportateur de pétrole, pour booster les ventes de véhicules électriques.

 

La Norvège, qui rappelons-le n’est pas membre de l’Union européenne, roule donc à l’électrique. En septembre 2013, la Tesla S détrônait la Golf de Volkswagen. Et en octobre 2013, c’est la Leaf de Nissan qui a pris les commandes, et continue de caracoler en tête des ventes.

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Comment expliquer un tel phénomène ? En pratique, les acheteurs de véhicules électriques bénéficient d’exonérations fiscales conséquentes. Ce qui est important puisqu’en Norvège, la TVA est de 25% (ah le modèle nordique) et il existe aussi une taxe à l’achat qui peut aller jusqu’à 10 000 euros. Par ailleurs, le pays compte aujourd’hui un réseau de bornes de recharge équivalent à celui de la France, pour une population 12 fois inférieure. De grandes agglomérations comme Oslo, la capitale, et Bergen ayant déployé d’importants réseaux de rechargement.

Au quotidien, les propriétaires de véhicules électriques sont littéralement choyés. Ils ont ainsi le droit d’emprunter les couloirs de bus, bénéficient de places de parking gratuites et, comme à Oslo, sont parfois exemptés du paiement de péage urbain. Au surplus, en plus d’être un grand exportateur de pétrole, la Norvège est aussi, ne l’oublions pas, riche de grands barrages électriques. Une situation bien évidemment difficile à reproduire en France…

La méthode Marissa Mayer à l’épreuve Yahoo !

Pour les observateurs qui trimestre après trimestre ont le nez rivé sur les résultats financiers d’une société, on peut dire que Yahoo ! n’est pas à la fête.

 

Si le groupe Internet bénéficie de réserves confortables, son dernier bilan de santé trimestriel, publié mardi 15 octobre 2013 ne rassure pas. Un bénéfice meilleur que prévu à 296 millions de dollars, mais aussi et c’est plus inquiétant un chiffre d’affaires en recul de 5% sur un an à 1,14 milliard de dollars. Pourtant, si depuis son arrivée à la tête de l’entreprise en juillet 2012, l’ex-employée N°20 de Google, Marissa Mayer, n’a pas ménagé ses efforts pour ressusciter ce dinosaure de l’Internet, l’effet Marissa se fait attendre…

Boulimie d’acquisitions de start-up, nouvelle version de Yahoo ! Mail, nouveau logo, « revamping » du service de photos en ligne Flickr, rachat de tumblr pour 1,1 milliard de dollars, nouvelles méthodes d’évaluation des collaborateurs (qui selon le Wall Street Journal commencerait à se traduire par une nouvelle vague de licenciements), des embauches de signatures prestigieuses (comme David Pogue, debauché du New York Times) pour étoffer la partie Yahoo ! News… Tout semble avoir été fait pour redonner un cap à ce bateau ivre qu’était devenu Yahoo !

Bourse

Et pourtant les réactions ont là aussi, hormis un cours de bourse multiplié par deux en quelques mois, été plus que mitigées. Un nouveau logo, peu engageant pour les designers, des dizaines de milliers d’utilisateurs s’épanchant dans les forums du groupe Internet sur la nouvelle version de Yahoo ! Mail et il faut le reconnaître un hausse significative de l’audience de Flickr, dûe certainement au fait que les utilisateurs du service se sont vus allouer un To gratuit de stockage, c’est-à-dire 70 fois plus que chez la plupart des services concurrents.

Cerise sur le gâteau, la fréquentation globale des services Yahoo ! a tout de même progressé de 20% au dernier trimestre, pour une audience globale qui flirte désormais avec les 800 millions d’internautes. Reste à monétiser tout cela, et sur cette base, les résultats tardent encore à venir….

L’action Twitter explose les compteurs à la bourse de New York

twitter-inc1Pour sa première cotation au NYSE (New York Stock Exchange) ce jeudi 7 novembre 2013 le titre Twitter, proposé initialement à 26 dollars l’action s’est envolé au-dessus des 50 dollars.

Au-delà de cette hystérie boursière que ne sert qu’à rassasier les banques d’affaires, les premiers investisseurs de la start-up, ses dirigeants, et ses co-fondateurs, NewZilla.NET vous livre trois éléments de réflexion pour essayer de remettre quelque peu les choses en perspective…

IPO (1) / #Twitter vaut désormais 32 milliards de $ en bourse soit 91 fois son chiffre d’affaires 2012 #ToutVaBien

IPO (2) / #Twitter vaut désormais 32 milliards de dollars soit plus que 337 entreprises cotées au S&P 500 #ToutVaBien

IPO (3) / #Twitter va (encore) perdre en 2013 près de 150 millions de $ mais vaut désormais 32 milliards de $ après sa première cotation en bourse #ToutVaBien

Voulez-vous vraiment travailler chez Google ?

Qui n’a jamais rêvé de travailler chez Google ? De goûter à ses espaces de relaxation et à sa cantine gratuite, le tout dans des conditions salariales nettement supérieures à la moyenne… Eh bien sachez braves gens que sans tourner forcément au cauchemar, le rêve peut aussi connaître quelques ratés.

 

Evidemment on semble encore loin des phénomènes de « burn-out », de crises d’épuisement physique des salariés, doublées de stress qui frappent de plus en plus de collaborateurs du monde de l’Internet ou des médias, mais le tableau dressé par d’ex-Googlers (d’anciens employés de Google) sur les fils de discussions thématiques du service en ligne Quora.com mérite que l’on s’y arrête.

Googlers

Petit résumé des reproches les plus généralement constatés. « Chez Google la plupart des collaborateurs sont sur-qualifiés pour leur job ». Google n’est plus une start-up (depuis longtemps) c’est juste une énième multinationale. « Les ingénieurs, la plupart du temps des hommes, sont arrogants ». « Le middle management est médiocre ». « Google est bon pour l’engineering mais pas pour le design » (cf. l’échec de produits comme Wave, Orkut, Google Video, Dodgeball, Knol ou Friend Connect).

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« Au moment du recrutement, pensez à bien négocier et veillez à tout mettre par écrit, car Google fait beaucoup de promesses assez vagues qui ne sont pas toujours tenues. » La culture d’entreprise est « immature ». « Ils boivent tout le temps, passent leur temps à jouer, à discuter, et au final ça ne travaille pas toujours beaucoup » se souvient un ex-Googler. Enfin, « last but not least », les stagiaires sont traités avec un certain mépris de la part de ceux qui travaillent « réellement » chez Google. C’est un peu comme s’ils étaient « mentalement et moralement inférieurs », explique l’un des témoignages.

Des smart glass pour redonner une sensation de vue aux malvoyants

Développées par des chercheurs de l’université d’Oxford ces “smart glass” permettraient aux personnes souffrant de déficience visuelle de détecter les obstacles qui les entourent…

 

C’est un projet très prometteur porté par  Stephen Hicks, un spécialiste en neuroscience, et une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford. Des « smart glass », des lunettes intelligentes, intégrant une caméra (petite référence aux Google Glass), un gyroscope, une boussole, un GPS et quelques capteurs infrarouges. Le tout avec pour objectif de permettre aux personnes malvoyantes ou souffrant de légères déficience visuelle de se situer plus facilement dans l’espace, de mieux percevoir la lumière et les mouvements, voire de détecter les obstacles immédiatement présents dans leur environnement.

Smart_Glass2

Ces « smart glass » projettent des images à fort contraste sur des écrans OLED qui ici remplacent les habituels verres de lunettes. On est encore loin, bien loin, de la commercialisation, mais le projet a récemment eu les honneurs du Prix de l’Innovation Brian Mercer de la Royal Society, et reçu une dotation de 50 000 livres sterling.