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Monthly Archives: février 2014

Linux, cible des recruteurs

Une nouvelle étude publiée par Dice.com en partenariat avec la Linux Foundation vient le confirmer: qu’ils soient développeurs ou administrateurs système les “linuxiens” ont plus que jamais la côte sur le marché du travail.

 

“Linux, c’est l’avenir”.

L’adage était déjà valable au début des années 2000, il l’est encore plus en 2014 quand Linux en tant que système d’exploitation se retrouve au coeur de révolutions technologiques comme le cloud, le Big Data, ou le mobile. Selon le classement annuel (Edition 2014) des “meilleurs jobs” publié par l’hebdomadaire américain US News & World Report, la fonction le “développeur” se classe au premier rang et celle d’administrateur système arrive tranquillement dans le Top 20.

Le point commun de ces deux profils? Ce sont le plus souvent des spécialistes Linux. Des profils très recherchés si l’on en croit la dernière étude, menée auprès de 5 000 recruteurs et spécialistes de l’OS phare du logiciel libre et publiée par la Linux Foundation en partenariat avec Dice.com.

10 300 $ de bonus en moyenne

Que l’on en juge : en 2014, 77% des managers concernés prévoient de recruter des “talents Linux” contre 70% en 2013. De leurs côtés 86% des candidats interrogés expliquent que la maitrise de Linux leur a ouvert de nouvelles opportunités de carrière, et ils sont 64% à reconnaître que pour eux Linux fut le plus beau des sésames pour travailler dans l’industrie high-tech.

Sur le marché du travail (à tout le moins aux Etats-Unis) les linuxiens de talent sont donc particulièrement courtisés par les employeurs. Au quotidien, tout ceci se traduit par des avantages concrets : des salaires plus élevés que la moyenne, des horaires de travail plus souples, et l’accès à de meilleures formations. En 2013, toujours sur la marché américain, cette catégorie professionnelle a touché en moyenne un bonus de plus de 10 300 dollars, en hausse de 12% par rapport à l’année précédente.

Avec Opera Max, économisez 50% de votre forfait DATA

Développée par l’éditeur norvégien Opera Software, cette application disponible gratuitement depuis aujourd’hui sur le Play Store d’Android, récupère vos données de navigation, audio, ou vidéo, avant de vous les renvoyer compressées. Explications.

 

opera-maxSi vous êtes détenteur d’un smartphone Android (et non d’un iPhone, d’un Windows Phone, ou d’un BlackBerry) cette information vous intéresse. L’éditeur norvégien Opera Software, plus connu jusqu’ici pour ses navigateurs Web (desktop et mobile) vient de lancer Opera Max, une application qui devrait permettre à (presque) tous les utilisateurs d’Android d’économiser jusqu’à 50% de leur forfait DATA. Un forfait qui le plus souvent ne dépasse pas 3 ou 5 Go de données. Voici comment.

Compression des données

En lançant Opera Max sur votre mobile, l’application détourne et envoie vos données de navigation, audio, texte, et vidéo sur les serveurs les plus proches déployés par Opera Software. Ces données sont ensuite compressées avant de vous être renvoyées en l’état, c’est-à-dire compressées, et donc beaucoup moins lourdes.

Au final, ce sont donc ces fichiers compressés qui seront pris en compte dans le calcul de votre forfait DATA, avec à la clé de substantielles économies en perspective. L’application Opera Max est disponible gratuitement depuis aujourd’hui sur le Google Play Store à cette adresse. Evidemment, il y a une petite liste d’attente de 14 000 personnes (inhérente à ce type de lancement), mais qui ne devrait logiquement pas tarder à se résorber.

Seule limite à retenir, la compression des données ne concerne pas les sites sécurisés (notamment en HTTPS). Mais si l’on considère que c’est la vidéo qui consomme le plus de datas, rassurez-vous les YouTube, Vimeo, et autres Dailymotion ne sont pas concernés. Bon surf à tous !!!

Facebook / WhatsApp, le debrief

Où l’on apprend (notamment) qui a réellement négocié le rachat, comment Google a tenté de faire capoter l’accord, combien de messages les utilisateurs de WhatsApp envoient en moyenne par mois, et combien cela coûte aux opérateurs télécoms…

 

Difficile de l’ignorer Facebook a racheté WhatsApp pour 19 milliards, mais l’heure est maintenant au debriefing. Le site TheInformation.com (payant), fondé en 2013 par d’anciens journalistes du Wall Street Journal et de Fortune Magazine lève le voile sur les dessous d’une négociation que Google aura tout fait pour faire capoter. Un autre profil apparait également sur la photo, c’est celui de Neeraj Arora que met en lumière le Wall Street Journal.

Jusqu’ici, on imaginait que le rachat s’était fait entre Jan Koum et Brian Acton, les deux co-fondateurs de WhatsApp d’un côté, et de l’autre un Mark Zuckerberg en forme olympique. On nous avait vendu l’image d’un Brian Acton refoulé en 2009 par à la fois par Facebook et par Twitter, et d’un Jan Koum signant l’accord de rachat sur la porte du centre d’aide sociale où il avait vécu des temps plus que difficiles.

Jan-Koum-WhatsApp

Seulement voilà, on apprend l’existence d’un troisième (ou plutôt d’un quatrième) homme, Neeraj Arora. Ce spécialiste des fusions-acquisitions a rejoint WhatsApp en 2011. C’est lui qui a négocié la plupart des accords conclus par WhatsApp avec des opérateurs télécoms, et c’est enfin lui qui aura été au centre des négociations avec Facebook. Avec le résultat que l’on sait.

Lors de son dernier tour de table WhatsApp était valorisé 1,5 milliards de dollars (rappelons par exemple que son concurrent coréen KakaoTalk prépare une introduction en bourse à 2 milliards), mais in fine Mark (Facebook) Zuckerberg aura accepté de lâcher 19 milliards de dollars pour racheter WhatsApp et peut-être surtout pour éviter que celui-ci ne tombe dans les mains de Google.

Un difficile retour sur investissement 

Se pose maintenant la question du retour sur investissement. Et là, les choses risquent de se corser quelque peu… Pour que Facebook rentre dans ses sous, il faudrait, écrit Aswath Damodaran, professeur d’économie à l’université de New York (NYU) sur son blog, que WhatsApp atteigne le seuil des 2,5 milliards d’utilisateurs (contre 450 millions actuellement).

Aujourd’hui selon ses deux co-fondateurs WhatsApp est sur un rythme de croissance d’un million d’utilisateurs supplémentaires par jour. Des utilisateurs qui enverraient (en moyenne), 1200 messages par mois, soit un plus plus d’une quarantaine par jour. Une mauvaise nouvelle pour les opérateurs télécoms pour qui selon le cabinet Ovum, le manque à gagner lié à l’activité d’un WhatsApp et de ses concurrents, se chiffre à 32,5 milliards de dollars en 2013 et pourrait atteindre les 54 milliards d’ici 2016.

Pour revenir un peu sur Terre et tenter de se rendre compte dans quelle sphère financière évolue désormais l’économie Internet un Tumblr “Things that are cheaper than WhatsApp”(littéralement “les trucs moins chers que WhatsApp”), permet de prendre la “(dé)-mesure” de la transaction menée par Mark Zuckerberg.

 

WeChat, Line, Viber, Kik, Tango, KakaoTalk… Qui sont les concurrents de WhatsApp?

 

WhatsApp, cette application mobile de messagerie, descendante des Yahoo! Messenger, ICQ, et autres Windows Live Messenger n’est pas seule au monde. Ses concurrents sont légion, en particulier dans le sud-est asiatique.

 

Ils ont pour noms WeChat, Line, Viber, Kik, Kakao Talk, vous ne les connaissez (peut-être) pas encore, ils ne se sont pas fait racheter par Facebook pour 19 milliards de dollars, mais ils règnent pourtant en maître en Chine, au Japon ou en Corée du Sud…

Petite visite guidée au pays de ces applications qui pourraient bientôt faire regretter à Mark Zuckerberg d’avoir signé un chèque d’un montant aussi faramineux, pour mettre la main sur WhatsApp, cette application mobile de messagerie aux 450 millions d’utilisateurs.

WeChat / Disponible depuis quelques semaines en version française, WeChat revendique déjà 270 millions d’utilisateurs sur le seul marché chinois et plus de 100 millions à l’étranger. WeChat appartient au groupe Tencent, déjà détenteur de la messagerie en ligne QQ.

La particularité de WeChat (Weixin en Chinois) réside dans la capacité qu’a eu son éditeur à monétiser le service en proposant notamment des fonctionnalités payantes pour des petites choses du quotidien comme la réservation de taxi ou de places de cinéma.

Outre un chat par messagerie vocale, les utilisateurs de WeChat peuvent, comme sur Facebook, poster photos et commentaires, mais aussi échanger en vidéo (comme sur Skype) ou envoyer des personnages animés. Pour faire sa pub, WeChat dont les ambitions sont désormais planétaires, s’est déjà offert les services d’un certain Lionel Messi. WeChat est disponible sous iOS, Android, Windows Phone 8 et BlackBerry.

Viber / Racheté il y a quelques jours pour moins de 900 millions de dollars (et non pas 19 milliards…) par le groupe japonais Rakuten (déjà propriétaire en France du site PriceMinister), Viber offre des SMS et des appels vocaux illimités à ses quelques 200 millions d’utilisateurs sur desktop et sur mobile. Il est également possible d’appeler n’importe qui (hors de Viber) au tarif de 1,9 cent ($) de la minute via Viber Out.

Viber est disponible sous iOS, Android, Windows Phone 8 et BlackBerry.

Kik / Après des débuts sous BlackBerry en 2009 cette petite application canadienne compte déjà 100 millions d’utilisateurs. Sa particularité? Contrairement à ses concurrents pas besoin d’avoir un numéro de téléphone mobile pour l’utiliser. Un navigateur Web suffit.

Kik est disponible sous iOS, Android, Windows Phone 8 et BlackBerry.

WhatsApp-market-share

Tango / Une application aujourd’hui… Un réseau social demain. Cette application offre l’envoi de messages illimités, des appels audios et vidéo, intègre des jeux, ainsi qu’une fonctionnalité de découverte de musique via Spotify. Tango est disponible sous iOS, Android, Windows Phone 7 et en version Desktop.

Line et KakaoTalk / Line tout d’abord. Cette application sud-coréenne (propriété de NHN) est passée en 2013 de 100 à 300 millions d’utilisateurs. Objectif 500 millions d’utilisateurs fin 2014. Un succès qui dépasse de loin les frontières de la petite Corée. En Thaïlande (30 millions d’inscrits) et à Taïwan (20 millions d’inscrits), Line surclasse déjà très largement WhatsApp. Et si comme cela ne suffisait pas prenons un petit exemple…

Sur Line, Paul McCartney a déjà 10 millions de fans, contre tout juste 1,5 million de followers sur Twitter. De son coté KakaoTalk cartonne en Corée du Sud (et ailleurs )avec près de 100 millions d’utilisateurs inscrits.


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Facebook rachète WhatsApp pour 19 milliards de dollars

En rachetant cette application mobile, le réseau social met la main sur une base de données de 450 millions d’utilisateurs (dont 70% d’actifs).

 

Facebook-WhatsAppMark Zuckerberg aime les négociations secrètes chez lui, au coin du feu, ou au bord de sa piscine. Quand il négociait le rachat d’Instagram pour 747 millions de dollars avec son PDG Kevin Systrom, c’était chez lui, sans en informer le reste des dirigeants de Facebook, et en prenant soin de repousser la conclusion des négociations par lui menées, après le diffusion d’un épisode de la série Game Of Thrones

Hier Zuckerberg vient de ré-éditer l’exploit avec WhatsApp, à ceci près qu’il a cette fois-ci accepté de mettre 19 milliards de dollars dans la corbeille. WhatsApp, c’est cette application mobile de messagerie, créée en 2010, au chiffre d’affaires inconnu, mais qui revendique déjà près de 450 millions d’utilisateurs.

WhatsApp

Le jeune papa de Facebook était en contact depuis plus d’un an avec Jan Boum et Brian Acton, les deux co-fondateurs de WhatsApp, et le comme le veut la tradition, le “deal” a été conclu à la maison, autour d’un bon dîner. En pratique, Facebook (qui a réalisé 7,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013, contre 59 milliards pour Google) accepte de débourser 19 milliards de dollars pour WhatsApp, ce qui en fait de loin la plus grosse opération de rachat jamais réalisée dans le monde de l’Internet. Facebook versera 4 milliards de dollars en liquide, et 12 milliards de dollars en action (les mauvais esprits diraient en “monnaie de singe”, mais ce sont bien évidemment de mauvais esprits).

Facebook-WhatsApp

3 milliards de dollars supplémentaires (toujours en titres Facebook) seront alloués aux deux co-fondateurs et aux 55 employés de l’ex-start-up sur les quatre ans à venir. Enfin, si le rachat venait à ne pas se faire, Facebook a tout de même consenti à signer un petit chèque de 2 milliards de dollars pour le dérangement et la gêne occasionnée…

Facebook échaudé par le refus de Snapchat

Mais pourquoi donc Facebook a-t-il mis la main sur WhatsApp? Tout d’abord, échaudé par la fin de non-recevoir qu’un Snapchat lui avait adressé (pour un chèque avoisinant alors les 3 milliards de dollars) le réseau social, à l’instar de la politique d’acquisitions d’un Yahoo! vieillissant, ne voulait pas forcément laissé partir WhatsApp dans les bras d’un concurrent.

WhatsApp et ses 450 millions d’utilisateurs (au rythme de croissance d’un million par jour), WhatsApp et son public jeune, une tranche d’âge sur laquelle Facebook commence à marquer le pas, tout spécialement aux Etats-Unis… WhatsApp et ses parts de marché impressionnantes en Europe et dans les pays émergents, où Facebook peine parfois à s’imposer. En voilà des raisons ! Reste que le chèque par son montant, parait un peu gros (près de 10% de la capitalisation boursière de Facebook), et par son côté quelque peu irrationnel ne manquera pas de faire penser au retour de la si redoutée “bulle Internet”.

Un rendez-vous manqué à 19 milliards de dollars

Au moment de racheter WhatsApp, Mark Zuckerberg n’avait jamais entendu parler de l’un de ses co-fondateurs, Brian Acton. Et pourtant, si tel avait été le cas, il aurait pu économiser 19 milliards de dollars. En août 2009, Brian Acton cherchait un job. Il a tenté sa chance chez Twitter, et auprès de Facebook, sans succès.

Suite à ces refus (oh combien perspicaces!) le futur milliardaire ne s’est pas démonté, et s’en est allé créer WhatsApp avec son compère Jan Boum. Aujourd’hui WhatsApp, implanté à Mountain View (et non pas à San Francisco) ne compte que 55 employés dont 32 ingénieurs. Et doit principalement son succès au bouche-à-oreille. La start-up n’ayant jamais dépensé un dollar ni en marketing, et encore moins en communiqués de presse. A méditer…