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Monthly Archives: mai 2014

La French Tech fait son festival

Après le Festival de Cannes, le Festival de la French Tech! Du 4 au 28 juin prochains la France brillera de toutes ses start-up.

 

frenchtech“Les Journées du patrimoine des start-up” ont vécu. Place au Festival de la French Tech!

Du 4 au 28 juin à Nantes (Web2Day), Paris (Futur en Seine), Nancy, Perols, Lyon, Montpellier (Connec’Sud), Rouen, Lille, ou encore Niort, les Français pourront aller à la rencontre de leurs start-up, au gré de journées “portes ouvertes” (du 12 au 14 juin) ou de festivals culturels, et découvrir ainsi tout un écosystème numérique.

Le Festival de la French Tech (auparavant baptisé “Quartiers numériques”), fait partie intégrante d’un plus grand projet politique, La French Tech initié fin 2013, avant son départ pour le Commerce Extérieur par l’ex-secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, Fleur Pellerin.

Aujourd’hui Axelle Lemaire reprend le flambeau. Avec un objectif: former une “équipe de France” des écosystèmes numériques en attribuant notamment dès l’automne prochain un nouveau label “Métropole French Tech” destiné à souligner l’attractivité numérique de certains territoires.

Dans ses grandes lignes, la French Tech c’est aussi 200 millions d’euros investis dans des initiatives privées (des programmes d’accélération) qui aident les entreprises du numérique à croître plus vite pour pouvoir in fine être en position de s’imposer à l’international. Et un fil Twitter

Enfin, une enveloppe de 15 millions d’euros est consacré à la promotion de la marque “French Tech” à l’étranger pour que la France puisse s’affirmer comme une communauté très active de start-up. Les récentes visites en tout début d’année de Fleur Pellerin au CES de Las Vegas et du président de la République François Hollande à San Francisco et dans la Silicon Valley allaient en ce sens.

Sheryl Sandberg s’engage à consacrer la moitié de sa fortune à des causes humanitaires

La directrice générale de Facebook rejoint The Giving Pledge (“Promesse de don”). Ce club de milliardaires philanthropes créé en 2010 par Bill Gates et Warren Buffet est déjà riche à ce jour déjà de 127 membres. Un club au sein duquel on ne retrouve aucune grande fortune française.

 

Sheryl SandbergSheryl Sandberg, 44 ans, directrice générale de Facebook depuis 2008, mariée, deux enfants, et un salaire annuel de 30 millions de dollars (22 millions d’euros), soit plus que son “boss” Mark Zuckerberg.

L’auteur (e) du très remarqué Lean In (“En avant toutes”), un best-seller sur l’inégalité des sexes dans le monde des affaires a décidé de rejoindre The Giving Pledge, une spectaculaire initiative à caractère philantropique lancée conjointement en 2010 par Bill Gates (co-fondateur de Microsoft) et Warren Buffet.

127 membres, tous milliardaires en dollars

Le principe de The Giving Pledge (“Promesse de don”), est simple. En rejoignant ce club très fermé chacun des membres (127 à ce jour) s’engage à verser au minimum la moitié de son patrimoine à des oeuvres de bienfaisance. Les membres de The Giving Pledge, qui ne compte aujourd’hui dans ses rangs aucune grande fortune française, se réunissent une fois l’an pour évoquer les questions liées à l’aide humanitaire.

En s’engageant de la sorte, Sheryl Sandberg retrouvera à ses côtés d’autres très grands noms de l’industrie high-tech et de l’économie Internet comme l’autre co-fondateur de Microsoft Paul Allen, Steve Case (ex-AOL/Time Warner), le patron d’Oracle Larry Ellison, le fondateur d’eBay le Franco-Irano-Américain Pierre Omidyar, le co-fondateur de Facebook Dustin Moskovitz, et le (très jeune) père du réseau social, l’incontournable Mark Zuckerberg.

La Fnac se lance dans la location-vente de produits Apple

Pass Location est un service de leasing, qui permet au consommateur de louer pendant 2 ans (24 mois) un produit Apple (iPad Air, iPhone 5c, Macbook Air, iMac…) sans avoir à débourser une somme importante en une seule fois. Une formule très rentable pour la Fnac, beaucoup moins pour le consommateur.

 

Fnac AppleAprès Intermarché, et Free dans la téléphonie mobile, la Fnac se lance à son tour dans la location-vente (leasing) de produits électroniques. Une formule que l’ex-filiale de Kering a choisi de tester avec la gamme Apple, avant de l’étendre par la suite à d’autres marques.

Le principe est simple: avec ce nouveau service baptisé Pass Location, au lieu de payer directement en seule une fois un produit qu’il ne connait pas et qu’il n’a jamais eu l’occasion d’essayer, le consommateur s’engage à le louer sur une durée de 24 mois (2 ans). Une période au terme de laquelle il devra régler une option d’achat supplémentaire s’il souhaite conserver le produit. Le montant du loyer est fixé en fonction de la valeur dudit produit. Au bout de 24 mois, le client a trois possibilités: soit il décide de régler une option d’achat et de conserver le produit, soit il opte pour une nouvelle formule de location équivalente (sans frais) mais, la technologie évoluant, avec un nouveau produit, soit il choisit d’arrêter la location et de rendre définitivement le produit sans frais en fin de contrat.

Une option d'achat qui fait exploser la facture

De plus il est à noter que dès le 13ème mois de location le client pourra échanger son produit contre un modèle plus récent et ce sans frais supplémentaire. S’il n’est pas satisfait du produit loué, le consommateur peut toujours le rendre avant l’échéance du contrat mais il devra alors s’acquitter d’une pénalité représentant trois mois de loyer de l’appareil.

Flexibilité de la formule, accès à moindre coût – du moins le croit-il – aux technologies dernier cri, le consommateur peut dans un premier temps être séduit par une telle formule. Mais à y regarder de plus près la facture peut monter très vite. Ainsi tout d’abord, si le coût intégral d’une location d’iPad Air, d’iPhone 5C, ou de MacBook Air équivaut au final peu ou prou au prix public de vente de ces appareils, encore faut-il noter que si le client choisit de mettre un terme au contrat de location et donc de rendre son appareil, il ne lui reste rien. Alors qu’un appareil Apple trouve souvent preneur et à bon prix sur le marché de l’occasion.

Par ailleurs, s’il opte pour l’option d’achat du produit (en sus des frais de location), la différence avec le prix d’origine devient alors véritablement conséquente. Il en coûtera ainsi 549 euros de plus pour qui souhaiterait acheter au bout de deux ans un iMac Intel Quad Core i5 (3,2 GHz, 27” LED), 342 euros de plus pour un Macbook Air, ou bien encore 150 euros de plus pour un iPhone 5C. De quoi réfléchir à deux fois, avant de succomber aux sirènes marketing de la Fnac.

 

Scandale à l’embauche dans la Silicon Valley / Bombe à fragmentation ou pétard mouillé?

Apple, Google, Adobe, Intel, sont soupçonnés aux côtés d’autres grands noms de l’industrie du divertissement, d’avoir conclu un pacte de non-agression salarial sur les embauches de leurs ingénieurs. Ces quatre géants de la high-tech proposent de verser 324 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites judiciaires, et éviter un procès qui pourrait durablement affecter leur image et celle de la Silicon Valley.

 

google-apple-antitrustApple : 174 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013. Google : 59 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013. Adobe : 4 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013. Intel : 52 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013.

Avec Pixar et Lucasfilm, ces quatre grands noms de l’industrie high-tech sont accusés dans le cadre d’une “class action” (un recours collectif en justice) d’avoir passé un pacte de non-agression de nature à niveler le niveau de salaire et les avantages connexes proposés à l’embauche aux ingénieurs de la Silicon Valley.

Les plaignants, quatre travailleurs de l’industrie high-tech, représentant près de 64 000 employés de la Silicon Valley réclament 3 milliards de dollars de dommages et intérêts aux supposés fautifs.

Pour éviter d’aller au procès, et surtout semble-t-il pour éviter que certains emails ne viennent par trop ternir la réputation d’un Eric (Google) Schmidt, d’un Paul S. (Intel) Otellini ou de feu Steve (Apple) Jobs, les grands groupes visés ont accepté, comme il est d’usage aux Etats-Unis, de verser 324 millions de dollars de compensation. Histoire de faire passer par pertes et profits un scandale qui menaçait de devenir retentissant.

Prochaine audience le 19 juin

Las, l’un des plaignants, Michael Devine, un programmeur informatique freelance de 46 ans ne l’entend pas de cet avis. Il a demandé ce week-end par courrier au juge Lucy Koh en charge du dossier de rejeter l’accord de règlement proposé par ces grands noms de l’industrie high-tech.

Selon lui, avec ce supposé pacte de non-agression sur les embauches d’ingénieurs, les géants de la Silicon Valley ont au fil des ans économisé bien plus en terme de masse salariale que tous les repas et transports gratuits qu’ils se targuent d’offrir à leurs collaborateurs. Une prochaine audience est prévue pour le 19 juin 2014.

L’occasion pour Michael Devine et son avocat de faire entendre peut-être une dernière fois sa voix (si la juge Lucy Koh ne décide pas d’un procès), avant que celle-ci ne soit à jamais étouffée par les centaines de millions de dollars proposés par les géants de la Silicon Valley.

Pour descendre à Cannes réservez votre jet privé sur Uber

A l’occasion du Festival international du film, la start-up californienne qui s’est fait un nom avec le transport en VTC lance un service d’acheminement sur la Croisette en jet privé, en partenariat avec Goodwill Private Jets.

 

UBERJetA l’origine Uber, c’est un service de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) disponible sur smartphone mettant en relation usagers et conducteurs de véhicules de luxe disponibles à la location.

On connaissait déjà cette sympathique start-up basée à San Francisco pour sa politique d’optimisation fiscale aux Bermudes, pour sa capacité à susciter l’ire des chauffeurs de taxis du monde entier, (récemment à Paris, bientôt à Londres), ou bien encore pour sa propension à être poursuivie en justice par ses propres collaborateurs.

A l’occasion du Festival international du film de Cannes 2014, Uber élargit sa palette de services. Si les VTC sont toujours d’actualité, la start-up propose cette année aux festivaliers qui n’auraient pas booké leur billet d’avion en temps et en heure de descendre sur la Croisette… en jet privé (un UberJET pour être précis).

Coût du voyage 6490 euros (8930 dollars) pour 4 passagers maximum. Avec possibilité de “partager la note” au moment de la réservation en ligne et, cerise sur le gâteau, de profiter d’un bon de réduction de 25 euros en donnant le code promo AIRUBER (UberJET). Pour proposer ce nouveau service qui devrait être prolongé au-delà du Festival, Uber s’est associé avec Goodwill Private Jets.

En pratique, sur Paris, une berline vient vous chercher, direction l’aéroport du Bourget. Une fois à Cannes, un chauffeur vous attend pour vous déposer à votre hôtel. Et pendant ce temps-là à San Francisco Uber passe du VTC au SUV (véhicule utilitaire de sport) en proposant depuis peu un service bien pratique pour les fins de soirées arrosées…

uberxl