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Monthly Archives: octobre 2014

Quand Andy Warhol peignait Debbie Harry avec un Amiga

En 1985, au Lincoln Center de New York, le pape du pop-art tira le portrait numérique de la chanteuse de Blondie, à l’occasion de la sortie de l’Amiga 1000, grand concurrent du Macintosh d’Apple. Retour sur une séquence autant historique qu’exceptionnelle.

 

andy-warhol-and-debbie-harry_originalJanvier 1984, Apple dévoile son ordinateur personnel, le Macintosh, dans une publicité restée célèbre, signée du réalisateur de Blade Runner, Ridley Scott. 1985, Commodore, le concurrent d’Apple de l’époque, contre-attaque.

Atomic !

Le constructeur informatique organise au Lincoln Center de New York un happening artistique pour le moins inhabituel. Une session destinée à démontrer toute la puissance du concurrent du Mac en utilisant notamment ses fonctionnalités de dessin 3-D. L’Amiga était en effet le premier ordinateur personnel à posséder un processeur différent pour le graphisme et le son.

Pour l’occasion, Commodore a invité Andy Warhol, l’un des maitres du pop-art à venir peindre (en version numérique s’entend) l’atomique chanteuse du groupe Blondie, Debbie Harry. L’artiste utilisera pour la circonstance ProPaint, un programme de dessin qui n’en était encore qu’à sa version alpha, et su tirer le meilleur parti des 4096 couleurs de l’Amiga 1000.

A New York, on échange ses données personnelles contre des cookies

La semaine dernière à l’occasion du DUMBO Arts Festival, l’artiste Risa Puno a monté une installation un peu particulière. “Please Enable Cookies”, proposait aux passants d’échanger leurs données personnelles (empreintes digitales, numéro de sécurité sociale…) contre un gâteau aux couleurs d’un réseau social. Une opération dont le succès a dépassé toutes ses espérances.

 

punoLes temps changent. Au temps de Shakespeare, Richard III échangeait son royaume pour un cheval. Aujourd’hui des centaines de new-yorkais troquent leurs données personnelles (ou plus précisément acceptent d’en abandonner l’usage à de parfait(e)s inconnu(e)s) en échange d’un cookie, aux couleurs des Facebook, Twitter, ou d’Instagram.

La scène se passe la semaine dernière à New York à l’occasion du DUMBO Arts Festival. Elle nous est racontée par le site ProPublica qui a suivi en détail toute cette expérience.

380 volontaires

Risa Puno, une artiste locale, a eu l’idée d’une installation d’un type particulier. Son projet, baptisé “Please Enable Cookies”, proposait aux passant d’échanger leurs données personnelles contre l’un des 700 gâteaux par elle cuisinés. Des cookies à vous titiller les papilles, “Chocolate Chili Fleur de Sel” ou “Pink Pistachio Peppercorn”.

10691828_758481797552292_483743110_a380 New-Yorkais ont accepté de participer à cette expérience. Risa Puno a refusé de dire aux participants ce qu’elles ferait de leur données personnelles.

Après avoir signé un document de décharge autorisant l’artiste à faire usage de leurs données personnelles 162 personnes ont ainsi communiqué à Risa Puno leur nom, adresse, numéro de téléphone, numéro de sécurité sociale, et numéro de leur permis de conduire.

117 ont consenti à laisser leurs empreintes digitales, et plus de la moitié à poser pour la photo. “Certaines personnes ne mangeaient même pas leur cookie”, s’étonne Risa Puno. “La seule chose qu’elles voulaient en fait, c’était de se faire prendre en photo avec un cookie Instagram à la main et le Brooklyn Bridge en arrière-plan”.

Blackphone, 629 dollars pour protéger votre vie privée

Avec l’affaire Snowden, les activités de la NSA, l’usurpation d’identité numérique, quand il ne s’agit pas des hackers et ou des marketeurs, nos données personnelles et l’exploitation qui en est faite constituent l’un des sujets les plus sensibles de notre vie numérique.

 

The BlackphoneEllo, un nouveau réseau social, supposément “anti-Facebook”, “anti-pub”, et “anti-collecte de données personnelles” vient de faire son apparition.

Le système de cryptage mis en place par Apple pour brouiller les informations transmises par l’iPhone 6 ne ferait, semble-t-il, pas le bonheur des experts de la NSA.

Une version sécurisée d'Android

Mais, quand on parle “smartphone et protection des données personnelles” (c’est-à-dire respect de la “privacy” comme disent les Américains), un seul nom de device vient véritablement à l’esprit: c’est le Blackphone.

Fonctionnant avec une version sécurisée (c’est le minimum) d’Android, et embarquant toute une série de logiciels de protection des données personnelles, le Blackphone est un des premiers smartphones à viser le marché grand public. Il permet de passer des appels et d’envoyer des mails cryptés, ainsi que de surfer anonymement sur Internet. Le Blackphone est disponible en ligne au prix de 629 dollars.

Des cabines téléphoniques pour recharger son smartphone

LONDRES (Royaume-uni) – Deux anciens étudiants de la London School of Economics (LSE) ont décidé de transformer certains “kiosks” à l’abandon en stations de rechargement solaire pour téléphones mobiles.

 

SolarboxLa plupart des 8000 “kiosks” londoniens sont à l’abandon. Les “kiosks”, entendez par là ces cabines téléphoniques rouges apparues dans la capitale britannique en 1926.

Des cabines de plus en plus laissées en déshérence avec la montée en puissance des téléphones mobiles et autres smartphones. Aujourd’hui, le “kiosk” est un des nouveaux champs d’expérimentation de l’excentricité britannique.

Certaines cabines sont transformées en… bibliothèques, d’autres en… jardins, dans certaines autres sont installés des équipements médicaux.

En s’inspirant de projets similaires déjà en activité à Séoul (Corée du Sud) ou à New York, Harold Craston et Kirsty Kenny, deux anciens étudiants de la prestigieuse London School of Economics (LSE), ont décidé d’en faire des stations solaires de rechargement de téléphones mobiles.

10 minutes pour 20% d'autonomie en plus

solarbox-phone-box-charging-1Les cabines (rebaptisées Solarbox), installées à Tottenham Court Road, sont au nombre de six. Elles ont été peintes en vert. Cinq autres unités devraient venir agrandir le parc en avril 2015. Un panneau solaire de 86cm a été déployé sur le toit de chacune d’entre elles.

Le service est gratuit et accessible à la plupart des smartphones sur le marché, mais cette gratuité se paye en publicité que les utilisateurs doivent regarder pendant qu’ils rechargent leur device. Uber et Tinder figurent parmi les premiers annonceurs.

Pour éviter toute détérioration les cabines sont vérifiées tous les jours et ferment à la nuit tombée. Ces stations solaires peuvent recharger jusqu’à une centaine de smartphones par jour. Il suffit de dix minutes pour gagner 20% d’autonomie sur une batterie classique.

Depuis le lancement du service, la moyenne de fréquentation est de six utilisateurs par heure, affirment à la BBC, les deux ex-étudiants, désormais entrepreneurs.

Des bus électriques qui se rechargent par induction

LONDRES (Royaume-uni) – Dans l’une des villes les plus polluées d’Europe, des dizaines de bus hybrides (diesel-électrique) pourront bientôt être rechargés, sans fil, à chaque fois qu’ils seront à l’arrêt.

 

London BusLe Double-Decker, le bus à impériale, rouge de préférence, est l’une des icônes londonienne par excellence. Mais aussi l’une des raisons pour lesquelles la capitale britannique est aujourd’hui l’une des plus polluées d’Europe.

Londres, c’est en effet des milliers de bus, hybrides (électriques ou fonctionnant au diesel), ou tout simplement “diesel” (avec toutes ces émissions de particules fines tellement bonnes pour la santé que l’on devrait plus souvent respirer l’air qui sort de ces pots d’échappement).

1700 bus hybrides en 2016

La capitale britannique dispose actuellement d’un parc de 800 bus hybrides (1700 en 2016), dont les batteries électriques se rechargent sur le même mode qu’une Toyota Prius. Une technologie ou le diesel prend encore sa part.

Transport for London, l’agence municipale chargée des transports, va bientôt tester une technologie déjà déployée en Suisse, à Genève, et qui consiste à recharger la batterie électrique d’un bus, par induction, donc sans fil, à chaque fois que celui-ci est à l’arrêt. Tout cela pour faire en sorte que le légendaire Double-Decker ne soit plus l’agent polluant qu’il est actuellement, mais qu’il re-gagne un peu de sa superbe en effectuant la très grande majorité de ses parcours en mode électrique.