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Monthly Archives: mars 2015

Dans le métro de Pékin, des ebooks à télécharger gratuitement

BEIJING (Chine) – Depuis le mois de janvier, la Bibliothèque Nationale de Chine propose aux voyageurs de télécharger gratuitement des ebooks sur leur smartphone en scannant un QR code affiché dans la rame de métro.

 

Beijing-Subway-QR-accessAussi étonnant que cela puisse paraître… il n’y a pas que Candy Crush Saga et les Angry Birds dans la vie. Surtout quand on prend le métro… Peut-être y-a-t-il même, quitte à rester visser sur son écran de smartphone, quelque chose de mieux à faire. C’est en substance le message que souhaite envoyer la Bibliothèque Nationale de Chine (BNC) aux millions d’usagers du métro de Pékin.

Depuis le mois de janvier, la BNC leur propose une nouvelle activité: le téléchargement gratuit d’ebooks, histoire de s’aérer un peu les neurones. Le projet, développé en partenariat avec Beijing MTR (l’équivalent local de la RATP), s’appelle

Une bonne idée pour la RATP

Il y a quelques années la BNC avait déjà testé dans le métro, et avec un succès certain, l’échange de livres (physiques et non numériques). Les voyageurs se pressaient aux guichet en quête de nouveaux ouvrages.

Pekin-subway-beijing-ebooks-download-freeAujourd’hui, la BNC propose aux usagers de télécharger plusieurs dizaines d’ebooks sur leur smartphone ou leur tablette. Des références (des classiques, mais aussi des romans de science-fiction ou des essais) choisies dans un catalogue de 70 000 titres et renouvelées tous les deux mois selon les goûts du public.

Pour télécharger un ouvrage il suffit de scanner l’un des QR codes affichés dans les wagons. Dans le métro de Pékin où le Wi-Fi est omniprésent, les étudiants et les jeunes cadres ont trouvé une nouvelle façon de tuer le temps et raffolent du nouveau service. Une idée dont pourraient, peut-être, s’inspirer la RATP, la SNCF, et le STIF…

Shazam après le son, l’image (après la musique, les produits)

Après la musique, les objets (ou plutôt les produits). Désormais valorisée à un milliard de dollars, la startup londonienne va proposer à ses 100 millions d’utilisateurs actifs d’acheter directement en ligne les objets qu’ils croisent et photographient dans leur quotidien.

 

Shazam, l’application mobile apparue en 2008 au moment même où Apple lançait son App Store. Shazam, l’application mobile de reconnaissance musicale déjà téléchargée plus de 600 millions de fois (et utilisée 20 millions de fois par jour), Shazam donc, franchit un nouveau cap. Après avoir lancé en 2014 une fonction baptisée Shazam In-Store qui permettait à ses utilisateurs, en reconnaissant un morceau de musique, de gagner in situ des coupons de réductions dans des magasins comme les Nike Stores ou les Office Depot, aux Etats-Unis, Shazam s’apprête à passer de la reconnaissance sonore à la reconnaissance visuelle…

100 millions d'utilisateurs actifs

L’idée? Permettre aux utilisateurs du service qui prennent en photo un objet (ou mieux encore un produit) avec leur smartphone, de l’acheter directement en ligne. Autre cas de figure, celui d’un lecteur de magazine (de cuisine) qui pourrait ainsi accéder en temps réel au tutoriel vidéo d’une recette. Ou bien encore celui d’un cinéphile qui pourrait visionner la dernière bande-annonce d’un film après en avoir croisé l’affiche dans la rue.

“Shazam est déjà un verbe. Nous voulons étendre l’univers de ce que vous pouvez shazamer.” Rich Riley, le PDG de Shazam

Rien de bien révolutionnaire pourrait-on dire puisque Shazam utilise ici les codes barre ou QR code pour mettre à disposition des informations enrichies. Rien de révolutionnaire, à ceci près que Shazam revendique déjà aujourd’hui une communauté de 100 millions d’utilisateurs actifs.

Des utilisateurs qui ont déjà la possibilité d’acheter (et ils ne s’en privent pas) les morceaux de musique reconnus grâce à l’application mobile sur des plates-formes comme Spotify, Deezer ou iTunes. Sur l’écran d’accueil de l’application les utilisateurs retrouvent un fil d’actus personnalisé en fonction des artistes déjà écoutés, un top des chansons les plus tendances en temps réel. Ils peuvent également écouter des extraits de ses morceaux favoris ou des listes entières de musique en intégralité.

"Shazamer" le monde...

Résultat, aujourd’hui Shazam est à l’origine de 10% des ventes de musique numérique dans le monde. La startup londonienne, forte d’un modèle économique éprouvé (à base de commissions prélevées sur les achats de musique en téléchargement ou en streaming, et de publicité) a déjà levé 122 millions de dollars et est désormais valorisée à plus d’un milliard de dollars.

Son passage à la reconnaissance visuelle d’objets et de produits, auquel il convient d’ajouter l’adoption toute aussi prochaine de la technologie de balises intelligentes “beacons”, devrait séduire les annonceurs au-delà de toutes les espérances.

Instagram, coupure pub

La publicité débarque en France, sur cette application mobile de partage de photos, propriété de Facebook depuis 2012.

 

InstagramUn an et demi après les Etats-Unis, Instagram, le service (application mobile) de partage de photos et de vidéos disponible sur plates-formes mobiles de type iOS, Android et Windows Phone, s’apprête à introduire une bonne dose de publicité dans sa version française.

Deux ans à peine après son rachat par Facebook, le monétisation du réseau social qui comptent déjà 300 millions d’utilisateurs actifs et 30 milliards de clichés partagés, s’accélère.

 Si les marques cultivent déjà leur image via leur propre compte sur Instagram, l’occasion leur est ici donnée de cibler de nouvelles audiences en utilisant un espace publicitaire (et si possible non intrusif) identifié comme tel mais aussi, de recruter de nouveaux abonnés…

Cette publicité sera déclinable en trois formats: photos, vidéos, et (nouveauté) via des diaporamas sponsorisés qui fait nouveau permettront à l’annonceur d’insérer sur la dernière photo de son diaporama un lien cliquable vers son site.

Samsung à la niche

Le groupe coréen a mis ses chercheurs sur un projet de niche high-tech pour les toutous du futur. La Samsung Dream Doghouse est un exemplaire unique qui sera présenté du 5 au 8 mars à Birmingham (Angleterre).

 

Samsung Dream DoghouseNon, Samsung ne fait pas que des smartphones et des écrans plats. A leurs heures (presque) perdues, les équipes de R&D du groupe coréen planchent aussi sur des projets beaucoup plus futuristes…

A l’image de la Samsung Dream Houses, une niche high-tech et ultra-équipée présentée ce week-end (du 5 au 8 mars 2015) à l’occasion du salon Crufts de Birmingham (Angleterre). Un spa (après l’effort le réconfort), une déco appropriée (histoire que nos toutous ne tombent pas sur un os), un distributeur de croquettes (sur une simple pression de bouton), un tapis d’entrainement (à la promenade), et jusqu’à une tablette Samsung Tab S, au cas où le propriétaire des lieux ait envie de regarder Beethoven, Lassie, Reservoir Dogs, ou Benji la malice…

Samsung Dream DoghouseDans cette niche (2 pièces) tout a été prévu et pensé pour le confort de nos amis quadrupèdes. Mais que l’on ne se réjouisse pas trop vite. Tout d’abord cette niche du futur n’est pas à la portée de toutes les bourses. Il en coûtera 30000 dollars.

Et en plus, inutile de rêver pour l’instant car il ne s’agit pour l’heure que d’un exemplaire unique que Samsung UK a déjà attribué à une heureuse élue, du nom de Gracie, en récompense d’un concours organisé sur les réseaux sociaux. Il ne vous reste donc que cette vidéo (cf. ci-dessus) pour imaginer ce que pourrait être la niche du futur…

Etsy prépare son entrée en bourse

La startup new-yorkaise a déposé mercredi 4 mars auprès de la SEC (Security Exchange Commission) un document de préparation à son introduction en bourse, au Nasdaq. Pour l’occasion, Etsy réservera 5% des actions mises sur le marché à tarif préférentiel, à ses clients et/ou à des investisseurs individuels. Retour sur la saga d’une place de marché peu commune.

 

etsy-catComme toute bonne startup américaine (et en l’espèce new-yorkaise) qui se respecte, l’histoire d’Etsy commence par un (classique) exercice de storytelling.

En 2005, un charpentier, artiste-peintre, photographe du nom de Rob Kalin fabrique, de la façon la plus artisanale qui soit, un ordinateur tout en bois qui a toutes les peines du monde à commercialiser sur Internet. Qu’a cela ne tienne! En l’absence de canaux de distribution adéquat pour diffuser sa création, Rob Kalin décide de fonder sa propre place de marché. Une plate-forme de vente d’objets issus de l’artisanat et de l’art. Etsy est né.

Rob Kalin quittera l’aventure en 201. La startup est aujourd’hui dirigée par Chad Dickerson, un ancien de Yahoo! 10 ans après sa naissance, Etsy prépare son introduction en bourse et plus précisément au Nasdaq, le marché des valeurs technologiques.

Etsy1Le document de préparation a été déposé mercredi 4 mars auprès de la SEC (Security Exchange Commission), l’autorité de régulation américaine du marché boursier. Etsy, qui a racheté en juin 2014, son concurrent français A Little Market, souhaite lever entre 100 et 300 millions de dollars à l’occasion de cette prochaine introduction en bourse.

26 millions d'articles

Le groupe Internet compte désormais 685 collaborateurs (dont 51% de femmes), et affiche un chiffre d’affaires en hausse de 56% sur l’année 2014, à 196 millions de dollars. Des revenus provenant pour partie des frais de commission prélevés sur les ventes réalisées sur la plate-forme.

etsyEn 2014, Etsy a également enregistré 15,2 millions de dollars de pertes contre tout juste 796 000 dollars l’année précédente.

Mais avec 88 millions de dollars de trésorerie, le groupe Internet a encore de quoi voir venir. Etsy c’est aussi 26 millions d’articles en vitrine, 1,4 million de vendeurs et 19,8 millions d’acheteurs… Sur le papier (craft) la réussite est donc là. Pourtant à y regarder de plus près le parcours d’Etsy n’a rien d’un long fleuve tranquille.

Etsy et les Eatsy

Car, pour certains utilisateurs (ou utilisatrices) de la première heure, Etsy, a aujourd’hui bel et bien perdu son âme. Mais peut-être n’est-ce là qu’un passage obligé pour une startup dont les “early adopters” se sentent “propriétaires” alors qu’ils n’en sont même pas actionnaires…

EtsyOn peut dater la rupture entre une partie de la communauté des utilisateurs du service et Etsy à l’automne 2013. Un période à laquelle Etsy décide de changer ses conditions d’utilisation pour autoriser la vente (massive) sur la plate-forme de produits manufacturés, aux côtés de créations artisanales qui seules avaient jusqu’ici leur place.

Un très bon calcul dans la perspective d’une introduction en bourse, mais qui nécessite fatalement de laisser quelques utilisateurs sur le chemin. Aujourd’hui pourtant, Etsy, s’accroche encore à son image de place de marché (même partiellement) dédiée aux créations artisanales et cultive son côté “hipster” depuis son siège de Brooklyn.

Exemple, deux fois par semaines, Etsy organise les Eatsy, des repas en commun qui parfois prennent la forme de picnics où tout ce qui est au menu, provient d’une ferme locale, en circuit court, de Red Hook (Brooklyn). Autre exemple, plus financier celui-là. A l’occasion de sa prochaine introduction au Nasdaq, Etsy, qui a confié le dossier aux banques d’affaires Goldman Sachs et Morgan Stanley, a choisi (fait inhabituel) de proposer (c’est-à-dire de réserver) 5% des actions mises sur le marché à des investisseurs individuels et à ses propres clients.

EtsyOrdinairement, un prix d’action est fixé avant l’introduction en bourse, mais ces titres ne peuvent être souscrits, au prix initial, avant la cotation officielle (c’est-à-dire publique) que par les grands investisseurs de Wall Street, ou les clients des grandes banques d’affaires. Ce qui permet à ce petit monde de bénéficier de la dynamique de cotation bien en amont de l’épargnant lambda.

Pour bénéficier de cette mesure exceptionnelle les particuliers (clients d’Etsy) devront toutefois être titulaires d’un compte chez Morgan Stanley et résider aux Etats-Unis… Dans la limite de 2500 dollars par investisseur.