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Monthly Archives: août 2015

Dans le Dakota du Nord, la police va pouvoir armer ses drones

(ETATS-UNIS) – Ces aéronefs, sans passagers mais pilotés à distance, pourront bientôt embarquer en vol un Taser, du gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc, et quelques autres armes dont l’utilisation, si elle n’est pas considérée comme mortelle, n’en est pas moins dangereuse.

 

Police-DroneVoilà qui ne devrait pas fortement contribuer à la baisse du nombre de bavures policières aux Etats-Unis, et tout particulièrement dans le Dakota du Nord.

Dans cet Etat américain, une nouvelle loi vient d’être adoptée (la “Bill 1328” très précisément) qui autorise désormais les forces de police à équiper les drones qu’elles utilisent, et qu’elles pilotent à distance, de tout un catalogue d’armes dont l’utilisation n’est pas (officiellement) susceptible d’entraîner la mort (encore que…), mais qui n’en sont pas moins dangereuses.

Un texte dévoyé

Un catalogue d’armes au premier rang desquelles on retrouve des célébrités comme le Taser, le gaz lacrymogène, ou bien encore les balles en caoutchouc… Ce texte de loi, présenté par un parlementaire républicain, Rick Becker, visait (au départ tout du moins) à limiter et à mieux encadrer, les méthodes de surveillance de la police, ainsi qu’à interdire l’utilisation d’armes sur les drones utilisés par les forces de police.

Autant dire que le résultat final est quelque peu contraire aux intentions premières du législateur. La faute à un amendement déposé avec le précieux concours de certains lobbyists, souligne le site The Daily Beast. Un amendement, interdisant la présence d’armes “mortelles” sur les drones, et donc par défaut autorisant celles qui ne le sont supposément pas…

Une femme électrosensible reconnue par la justice comme personne handicapée

TOULOUSE – Début juillet, une ancienne dramaturge radio de Marseille a été reconnue invalide à 85% par le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse.

 

electrosensible-electrosensibiliteC’est une première en France. Au début de l’été, le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse – une juridiction qui règle les litiges relatifs à l’invalidité ou à l’inaptitude au travail – a accordé une allocation adulte handicapé à une femme de 39 ans.

Cette personne vit aujourd’hui dans une ferme des montagnes de l’Ariège, sans route d’accès, sans électricité, alimentée par une source et bloquée par deux mètres de neige l’hiver… en raison de son électrosensibilité, c’est-à-dire de son intolérance aux ondes magnétiques diffusées dans notre environnement quotidien par les antennes relais des opérateurs de téléphonie mobile, les téléphones portables et les connexions Internet sans fil. Reconnue invalide à 85%, elle touchera 800 euros par mois pendant trois ans. Une allocation qui pourra être éventuellement renouvelée.

“Cette reconnaissance par la justice est une grande première en France.” Etienne Cendrier, porte-parole de l’association Robin des Toits

Une première d’autant plus remarquable que l’hypersensibilité aux ondes magnétiques n’est pas à ce jour officiellement reconnue comme maladie en France. L’électrosensibilité, telle que décrit par les personnes qui en souffrent, est un phénomène sanitaire qui se caractérise par des insomnies, des maux de têtes, ou des picotements.

L'OMS toujours hésitante

Un mal qui toucherait plusieurs dizaines de milliers de personnes en France, et sur lequel, au vu des enjeux économiques en présence, on ne s’étonnera que très moyennement que l’OMS (Organisation mondiale de la santé) n’ait pas encore adopté de position claire.

La Poste finlandaise va tester la livraison par drone

HELSINKI (Finlande) – Posti, l’équivalent finlandais de La Poste, va tester dès le mois de septembre la livraison par drone de colis commandés en ligne sur un archipel qui fait partie d’Helsinki, la capitale du pays.

 

Au moment où la Californie envisage sérieusement de leur interdire le survol des propriétés privées, les drones (qui pourraient bientôt se voir doté d’une plaque d’immatriculation), et tous les promoteurs de cette technologie peuvent regarder sereinement du côté de la Finlande.

Car si Google et Amazon planchent sur le sujet et rivalisent d’effets d’annonce, Posti, l’équivalent local de La Poste, est dans le concret et s’apprête à tester dans quelques jours la livraison par drone. Cette expérience pilote durera une semaine au mois de septembre.

Des colis commandés sur Verkkokauppa.com

Selon le quotidien finlandais Helsingin Sanomat, les colis concernés auront au préalable été commandés sur le site Verkkokauppa.com. Quant au lieu de livraison, il s’agit de l’archipel de Suomenlinna.

Constituée d’un archipel de six îles, cette base navale destinée à protéger la rade d’Helsinki a été construite au milieu du 18ème siècle alors que la Finlande était encore rattachée au Royaume de Suède. Et depuis 1991, Suomenlinna est inscrite à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Ce type d’expérimentation, à savoir la livraison par drone en ville (ou plutôt, dirons-nous, en milieu urbain) constitue une première en Europe. Les colis seront donc livrés par drones. Quant au reste du courrier (lettres et magazines) il sera acheminé par ferry. Comme d’habitude.

A San Francisco, Shuddle lance un service de covoiturage pour les kids

SAN FRANCISCO (Etats-Unis) – A la différence de BlaBlaCar ou d’UberPool, les passagers pris en charge sont ici mineurs. Pour l’instant, le service n’est disponible que… dans la région de San Francisco, mais pour Nick Allen, le P-DG de Shuddle (une startup qui vient de lever 12 millions de dollars) le concept est des plus prometteurs.

 

ShuddleL’idée? Un service de covoiturage pour les kids, avec des parents au volant. Des parents qui prendraient en charge d’autres enfants que les leurs pour des parcours du quotidien (aller-retour de l’école…).  

Shuddle Carpool est, comme Uber, qui permet à des parents qui font office de chauffeurs d’embarquer avec eux jusqu’à quatre passagers partageant soit un même lieu de prise en charge, soit une destination commune.

Réduction de 30% à 50%

Prix minimum de la course, 8 dollars, soit (selon Shuddle) une réduction de 30% à 50% sur un trajet similaire, mais qui ne prendrait en charge qu’un seul passager… Contrairement à Uber, on ne peut pas commander de course en temps réel. Les réservations devant être effectuées au maximum une heure avant le départ. Côté modèle économique, Shuddle prélève 9 dollars par mois pour l’utilisation de son application.

La Grèce va installer 1000 distributeurs de Bitcoins

En ces temps d’incertitudes économiques les Grecs se tournent vers cette monnaie électronique comme ils auraient pu le faire autrefois avec l’or. La situation économique en Grèce est connue de tous. Les Grecs ne peuvent plus transférer de d’argent à l’étranger.

 

bitcoin-grece-greeceIls n’ont logiquement plus confiance dans le système bancaire. Et ils ne peuvent pas retirer plus de 60 euros par jour aux distributeurs automatiques. D’où l’idée, portée par un partenariat entre BTCGreece et Cubits, d’installer près d’un millier de distributeurs (ATM) de Bitcoins un peu partout dans le pays.

Volatilité des cours

Une solution qui, malgré le cours toujours très volatile du Bitcoin en vaut bien d’autres dans le contexte actuel. En tout cas, un plus pour l’industrie touristique ainsi que pour les startup et les sites de commerce électronique.


“Le Bitcoin en Grèce, c’est aujourd’hui bien plus qu’un phénomène de mode.” Thanos Marinos, fondateur de BTCGreece.

“Cela répond à un véritable besoin économique, quand il s’agit tout particulièrement de pouvoir contourner le contrôle des capitaux, qui empêche aujourd’hui beaucoup de gens de subvenir à leurs besoins quotidiens ou de poursuivre une activité économique.”

L’avantage d’une monnaie électronique comme le Bitcoin, étant d’être potentiellement acceptée partout dans le monde et surtout de ne pas reposer sur le desiderata d’un système bancaire, qui a pour beaucoup de Grecs depuis longtemps perdu toute crédibilité.