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Monthly Archives: décembre 2015

Shelfie, l’application pour transformer vos livres en ebooks

Pratique. Le principe est simple ; il fallait juste y penser.

 

Shelfie, une application éditée par BitLit, propose aux lecteurs chevronnés de scanner le titre des ouvrages présents dans leur bibliothèque.

En retour, l’utilisateur reçoit directement dans sa boite mail une version à télécharger, gratuite ou à prix réduit, selon la disponibilité en catalogue, de tous les ouvrages répertoriés par la base de données.

Shelfie-bitlitUne bibliothèque qui en un clin d’oeil, si elle ne disparait pas de la vue de son propriétaire, se transforme en une multitude d’ebooks. Selon BitLit, l’éditeur de l’application, l’objectif n’est pas de “tuer” le livre papier, mais bien, paradoxalement de contribuer à en augmenter les ventes.

Baisse des ventes

Car les lecteurs auraient tendance à acheter plus, quand on leur propose à côté de la version imprimée, une version électronique d’un ouvrage. Or si, en France, les ventes d’ebooks ne décollent pas de manière spectaculaire, aux Etats-Unis, après avoir constaté un engouement certain pour ce nouveau format de lecture, les spécialistes enregistrent aujourd’hui un net reflux des ventes d’ebooks.

Certains lecteurs de livres électroniques retournant même, comme le soulignait récemment le New York Times, au bon vieux papier. La solution hybride offerte par une application comme Shelfie, ne semble donc pas totalement dénuée d’intérêt.

Google Glass, version Entreprise… Les premières images

Google Glass, le retour. La seconde génération de Google Glass est en route. Plus robuste que la génération précédente. Dotée d’une batterie d’une plus grande autonomie, les Google Glass sont désormais étanches (waterproof), et équipées d’un processeur Intel plus rapide.

Selon le Wall Street Journal, les premiers exemplaires de Glass for Work, c’est son nom, ont déjà été distribués aux entreprises partenaires du programme. Pas d’annonce officielle pour le moment de la part de Google, mais des photos exclusives diffusées par la FCC (l’agence fédérale américaine en charge des télécommunications).

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Google Glass
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Un blogueur russe condamné à 5 ans de prison

TOMSK (Russie) – Vadim Tioumenstev, un blogueur russe âgé de 35 ans et vivant dans la région de Tomsk en Sibérie vient d’être condamné à 5 ans de prison pour “activités extrémistes” sur Internet ainsi qu’à une interdiction de se connecter à Internet pendant 3 ans.

 

Il lui était notamment reproché d’avoir critiqué les séparatistes pro-russes de l’Est de l’Ukraine et d’avoir appelé la population à manifester contre les prix élevés des transports publics et était en outre accusé par les autorités locales “d’incompétence” (sic) et de corruption. Selon l’agence Reuters, Vadim Tioumenstev a annoncé qu’il allait faire appel de sa condamnation.

Trump Filter, une extension Chrome pour un Internet sans Donald Trump

Ce petit programme développé par un geek de Brooklyn permet de filtrer, jusqu’à l’excès, toute mention concernant le candidat à l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis.

 

Donald TrumpDonald Trump voulait récemment “fermer Internet”, mais voilà qu’un internaute programmeur de Brooklyn entreprend de lui rabaisser le caquet. Trump Filter est un petit logiciel, une extension, que l’on peut installer sur le navigateur Internet Chrome. L’objectif avoué de ce programme est d’aller chercher toutes les pages faisant de près ou de loin (et c’est peut-être là le problème) référence à Donald Trump, pour ensuite les faire disparaître de la surface de l’Internet.

Manque de précision

L’utilisateur a le choix entre trois niveaux de filtrage, mais selon le site Fast Company qui a pu tester la chose, Trump Filter, serait plutôt du genre nettoyeur, voire éradicateur. Ainsi, pour un article trouvé faisant mention de Donald, Trump, l’extension prendrait-elle la liberté de supprimer l’ensemble de la rubrique “Politique” d’un quotidien comme le New York Times.

Si l’intention de Rob Spectre, un internaute de Brooklyn qui se définit lui-même comme un “technologiste punk rock”, peut sembler louable, le caractère quelque peu excessif de son initiative pourrait dérouter plus d’un utilisateur. Mais l’idée n’en reste pas moins séduisante et je vous laisse imaginer les déclinaisons qui pourraient s’appliquer à l’actualité française ou internationale.

Linux, logiciel libre pour régime totalitaire

HAMBOURG (Allemagne) – En Corée du Nord, le régime de Pyongyang dirigé par le sémillant Kim Jong-un, a développé Red Star OS son propre système d’exploitation pour ordinateur, basé sur une distribution Linux. Au programme, 1984… comme si vous y étiez!

 
Red Star OSLa Chine, Cuba, et la Russie s’y étaient essayés avec plus ou moins de succès, mais la Corée du Nord l’a fait. Selon Florian Grunow et Niklaus Schiess, deux experts allemands en sécurité informatique, le régime de Pyongyang aurait développé son propre OS, c’est-à-dire son propre système d’exploitation, un programme capable de contrôler les faits, les gestes et les transferts de fichiers de l’ensemble de la population du pays.

Les chercheurs ont pu regarder sous le capot de ce programme et, avant de présenter leur découverte au Chaos Communication Congress qui se tenait à Hambourg (Allemagne) dimanche dernier, ils ont détaillé le résultat de leurs investigations à l’agence Reuters.

De prime abord, Red Star OS, c’est le doux nom auquel répond le système d’exploitation développé par les autorités nord-coréennes, se présente sous les atours graphiques d’un banal Mac OS X. Mais les apparences sont trompeuses, car derrière ce vernis se cache l’un des plus redoutables outil de contrôle jamais développé à l’échelle d’un pays.

Tatouage numérique

Selon les deux chercheurs allemands, RED Star OS, un programme basé sur la distribution Linux Fedora, est un système d’exploitation à vocation interne qui vise à contrôler toute activité informatique sur l’ensemble du territoire de la Corée du Nord.

Que l’on en juge, le système est capable d’identifier qui a créé, ouvert, modifié, ou transféré un document et à qui. De plus, pour éviter, comme ce peut-être le cas aujourd’hui, la diffusion clandestine de contenus prohibés (comprenez, provenant des médias occidentaux), tous les documents et les fichiers passant par un ordinateur se verront apposer une empreinte aussi unique que numérique. Une technique inspirée du watermarking (un tatouage numérique) qui dans le monde du cinéma permet d’identifier l’origine d’un contenu et ainsi de lutter contre le piratage.

Mais ici les choses vont encore plus loin car avec Red Star OS ce sont non seulement les documents créés sur un ordinateur mais aussi tous les devices (clés USB, cartes microSD) qui y seront connectés, ainsi que leurs contenus, qui seront contrôlés et passés en revue.