Revue de presse
Accueil / 2015 (page 9)

Yearly Archives: 2015

Prince, Neil Young, les Beatles, Cabrel, Goldman, ces artistes qui disent NON au streaming

Plusieurs grands noms de l’industrie musicale ont décidé de tourner le dos aux plate-formes de streaming (à commencer par Deezer, Spotify et Apple Music). En question, la qualité sonore mais aussi le (très faible niveau) de rémunération des artistes.

 

“Spotify appartient pour partie aux maisons de disques qui détiennent 20% de ses actions. Or ces maisons de disques se rémunèrent grassement avec le streaming et laissent des miettes aux artistes.” (Prince).

Google Play en tête avec 0,0073 $ par écoute

Prince“Le streaming? C’est le plus mauvais son de toute l’histoire de la musique”. (Neil Young)… Après Thom Yorke, les Beatles ou bien encore, pour les artistes français, quelqu’un comme Jean-Jacques Goldman, le streaming fait débat dans le monde de la musique. En cause (pour partie) le niveau de rémunération des artistes. Quelques chiffres: si l’on s’en tient à une une mesure par écoute c’est Google Play qui arrive en tête avec… 0,0073 dollar à l’unité suivi par Tidal, la plate-forme récemment lancée par Jay-Z, (0,0070 dollar).

“J’attends qu’on m’explique ce que (les sites de streaming) apportent aux artistes. C’est une merveilleuse idée dans laquelle les artistes sont complètement floués. Je préfère attendre que la dignité soit rendue aux créateurs. Pour l’instant, je trouve que cette solution déconsidère la chose créée.” (Francis Cabrel)

Un impact positif sur les concerts?

The-Beatles-streamingViennent ensuite Beats (0,0030 dollar), Rhapsody (0,0019 dollar versé par écoute), Apple Music (qui s’est récemment racheté à peu de frais une vertu suite à une “grosse colère” de Taylor Swift, en acceptant de payer les artistes pendant la période d’essai du service), avec 0,0013 dollar, Spotify (0,0011 dollar), Deezer (0,0010 dollar), et… YouTube avec 0,0003 dollar par écoute!

Cependant, si les services de streaming ont une incidence négative sur les ventes de CD et les téléchargements d’albums, une récente étude commandée par Eventbrite, tendrait à prouver qu’ils incitent de plus en plus d’internautes à sortir de chez eux pour aller écouter de la musique “live”.

Jun, la ville Twitter

JUN (Espagne) – Dans cette petite bourgade espagnole de 3 500 habitants, on peut prendre rendez-vous chez le médecin, dialoguer avec les employés de la municipalité ou accomplir bon nombre de démarches administratives sur la plate-forme de micro-blogging.

 

Jun-Twitter“Soyons clairs. Pour l’instant Jun fait encore figure d’exception”, explique Deb Roy, professeur associé au MIT et data scientist (en chef) chez Twitter, qui a visité cette petite bourgade espagnole de quelque 3 500 âmes au début de l’année 2015.

Jun (@AyuntamientoJUN), 80 800 followers pour 3 500 habitants… c’est l’exemple type d’une agglomération désormais directement administrée via Twitter mais qui dans le même temps a réussi, et ce n’est pas la moindre des réussites, (à recréer du et) à renforcer le lien social entre ses habitants.

L’adoption massive de Twitter par les résidents de cette commune d’Andalousie, même les plus âgés et les moins technophiles, ne doit rien au hasard. C’est le fruit du travail et de la persévérance d’un homme, l’édile lui-même… José Antonio Rodriguez Salas (@JoseantonioJun), 353 000 followers au compteurs

Depuis 1999, de la création de communautés virtuelles au développement de solutions logicielles en interne, le maire de Jun (récemment brillamment réélu) n’a cessé d’explorer toutes les possibilités offertes par les médias sociaux.

Réactivité et convivialité

“Twitter a créer un monde où la réactivité, la communication se mesurent en minutes. Un univers où questions et réponses s’enchaînent à un rythme effréné.” José Antonio Rodriguez Salas, maire de Jun, au quotidien britannique The Guardian.

“Aujourd’hui les citoyens peuvent effectuer les formalités administratives sur Twitter. Tous les employés municipaux quelque que soit leur activité ont un compte Twitter et peuvent ainsi dialoguer en temps réel avec l’ensemble des administrés”.

“On peut prendre rendez-vous avec son médecin, signaler un problème de voirie ou une infraction, se tenir au courant des menus servis à la cantine de l’école. Même nos Anciens, qui parfois ont du mal a s’adapter aux nouvelles technologies ont suivi une formation et ont pris le pli du micro-blogging”, se réjouit le maire. Et pour cette toute petite agglomération Twitter est aujourd’hui synonyme d’économies budgétaires, de communication, et de… convivialité.

Cas de dopage dans l’e-sport

Dans une vidéo postée sur YouTube et relayée sur le site du Journal du Gamer, un joueur professionnel de Counter-Strike reconnait sans complexe que les membres de son équipe consommaient des produits dopants lors de matchs officiels.

 

e-sport-doping-adderall-counter-strike-ESLL’e-sport n’est pas encore reconnu comme discipline olympique mais le sport électronique partage pourtant avec d’autres sports l’un de ses plus tragiques fléaux: le dopage.

Dans un entretien réalisé par la chaine YouTube LAUNDERS CSSTRIKE et diffusée sur le site (spécialisé) du Journal du Gamer, Kory “SEMPHIS” Friesen, une joueur professionnel de Counter-Strike: Global Offensive reconnait que lors d’un récent tournoi de jeux vidéo (c’est-à-dire en matchs officiles) son équipe prenait des produits dopants, à savoir de l’Aderrall (un psychostimulant prescrit pour les personnes souffrant de troubles de la concentration (“attention deficit disorder” pour les anglophones) ou de narcolepsie.

“Nous étions tous sous Adderall. Je n’en ai rien à faire. C’était même assez évident si on écoute nos commentaires. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent.”  Kory “SEMPHIS” Friesen

Ce médicament est interdit par l’ESL (Electronic Sports League) rappelle le Journal du Gamer. “Disputer un match, online ou offline, sous l’influence de quelconques drogues, ou stimulants est strictement interdit, et sera puni d’exclusion de l’ESL”. Un risque d’exclusion qui n’a pas l’air d’impréssionner plus que cela…

MyExposome, le bracelet qui mesure l’exposition aux produits chimiques

Toutes les maladies ne sont pas, loin s’en faut, génétiques. Un environnement souvent pollué peut également contribuer à leur développement. Il n’est qu’à, pour s’en convaincre, s’interroger sur le lien entre l’utilisation des pesticides en agriculture et le développement de la maladie de Parkinson.

 

MyExposome-braceletsCancer du sein, Alzheimer, maladie de Parkinson, si la génétique peut jouer son rôle dans le développement de certaines de ses pathologies, ledit rôle est loin d’être exclusif. Notre environnement, l’environnement dans lequel nous vivons n’est pas non plus à négliger.

L’ADN ne fait pas tout. Et dans notre environnement quotidien, nous savons, consciemment ou pas, que nous sommes exposés à des substances chimiques, plus toxiques les unes que les autres. Pesticides, perturbateurs endocriniens… qui sont-ils, et quels effet ont-ils sur nos organismes?

Un bracelet en silicone

Pour en mesurer l’impact, une startup, MyExposome.com a mis au point un bracelet en silicone qui se charge d’absorber toutes les traces de produits et de substances chimiques présentes dans notre environnement pour ensuite les restituer, et les faire analyser en laboratoire.

Le projet, dont le modèle économique reste encore à affiner, bénéficie actuellement d’une campagne de financement sur Kickstarter. Ses créateurs misent à terme sur un gros volume de commandes pour faire baisser le coût et donc le prix du traitement et de l’analyse des informations recueillies via ce précieux bracelet.

A New York, des poubelles intelligentes bientôt équipées de hotspots Wi-Fi

Bigbelly, une société du Massachusetts, veut installer des hotspots Wi-Fi sur des centaines de poubelles intelligentes, déjà dotées de capteurs et qui fonctionnent à l’énergie solaire.

 

bigbelly-container-solar-powerBigbelly veut faire bouger Big Apple. Bigbelly est une société basée dans le Massachusetts. Elle est spécialisée dans le déploiement de poubelles dites “intelligentes”, à savoir de petits conteneurs fonctionnant à l’énergie solaire et équipés de capteurs qui détectent si la poubelle est pleine, ou même si elle dégage une odeur un peu trop forte.

Et à New York, Bigbelly veut faire de ses poubelles (distribuées en France par Connect-Sytee), des hotspots Wi-Fi gratuits et financés par la publicité. Et si l’entreprise attend toujours l’autorisation officielle de la mairie elle a déjà procédé à des tests sur 170 équipements en collaboration avec la Downtown Alliance, dans le sud de l’ile de Manhattan.

50 à 75 mega par seconde

Car il s’agit là également de diffuser Internet dans des zones de populations plutôt défavorisées où les connexions Internet à domicile ne sont pas toujours légion. La vitesse de connexion offerte par ce type de hotspots est de 50 à 75 méga par seconde indique Jeremy Schneider porte-parole de la Downtown Alliance. Une vitesse de connexion suffisante pour une petite entreprise ou un particulier.

Quant à l’autorisation de la Ville de New York, elle ne devrait plus tarder et Bigbelly compte installer ces nouvelles solutions techniques dès cet automne. Pour mémoire, l’an dernier New York avait déjà autorisé le déploiement de Wi-Fi sur plus de 10 000 vieilles cabines téléphoniques.

EN - FR - DE - ES