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Monthly Archives: janvier 2016

Unlockd, de la pub pour faire baisser sa facture de portable

Cette startup australienne (qui débarque aujourd’hui aux Etats-Unis, et bientôt en Grande-Bretagne), propose aux utilisateurs de gagner de l’argent en affichant une publicité avant même de déverrouiller leur smartphone Android.

 
La montée en puissance des “ad blockers” en est la meilleure preuve, la publicité, à commencer par la publicité sur mobile (à cause de ses formats intrusifs et le plus souvent inadaptés) est de plus en plus perçue comme une pollution majeure par les utilisateurs. Qui n’a pas déjà ressenti cette sensation d’être “pris en otage” en butant sur une publicité de 30 secondes, avant de visionner une séquence de même durée?

Unlockd, une startup australienne, a développé une solution assez simple qui pourrait être de nature à changer quelque peu la donne. Le principe? Passer des partenariats avec les opérateurs de téléphonie mobile pour qu’ils diffusent à leurs clients des publicités, en contrepartie d’un rabais mensuel de quelques dollars, livres sterling, ou euros sur leur facture…

5% des abonnés intéressés

unlockdDes publicités qui s’affichent à l’ouverture du smartphone Android de l’utilisateur, avant même que celui-ci ait déverrouillé son appareil. L’objectif étant ici, en sus de la petite rémunération qui l’accompagne, de fournir à l’abonné une publicité sur mesure, à valeur ajoutée, en utilisant par exemple la géo-localisation (Starbucks).

Après un premier essai concluant en octobre 2015, sur son marché domestique, auprès d’un opérateur local (Lebara), Unlockd fait aujourd’hui, mercredi 27 janvier 2016, ses premiers pas aux Etats-Unis dans le cadre d’un partenariat conclu avec Boost Mobile, une marque de Sprint Telecom.

S’ils choisissent d’afficher ces publicités, les 9 millions de Boost Mobile pourront bénéficier d’une réduction de 5 à 7 dollars sur leur facture de téléphone portable. En Australie, 5% des clients de l’opérateur Lebara avaient opté pour cette option. Aux Etats-Unis, les utilisateurs de téléphone mobile auront notamment droit à des publicités signées, Yahoo!, Lyft (le grand concurrent de Uber), Starbucks, ou Levi’s. Unlockd prévoit de déployer sa solution au Royaume-Uni en avril prochain, ainsi que sur plusieurs autres marchés internationaux d’ici à la fin de l’année 2016.

Sur YouTube, donner pour la bonne cause

Aux Etats-Unis, chaque YouTuber peut dorénavant utiliser chacune de ses vidéos pour inciter les internautes à donner de l’argent à une ONG de son choix. 100% des fonds versés vont directement à l’association sélectionnée. Une initiative qui pourrait être très prochainement déployée en France. YouTube, un milliard d’utilisateurs, des centaines de millions de vidéos visionnées chaque jour avec à la clé des milliards de vues. YouTube, une impressionnante force de frappe qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

youtube-logoPartant de ce principe, les responsables de la première plate-forme de vidéos en ligne au monde, propriété (faut-il le préciser?) de Google, ont décidé comme disent les Américains de contribuer à changer les choses (“To Make A Difference”).

YouTube avait déjà développé un programme pour inciter les organisations humanitaires à monter leur propre chaîne et à lever ainsi des fonds auprès des internautes.

100% des dons pour les associations

Depuis hier, mardi 26 janvier 2016, aux Etats-Unis, tous les YouTubers qui le souhaitent peuvent désormais intégrer à chacune des vidéos de leurs chaînes une fenêtre de dons (qui s’affiche -discrètement- en pop-up à l’intérieur de la vidéo visionnée) pour une association ou une organisation humanitaire de leur choix. La vidéo de démonstration du programme est disponible en haut de cet article. 

L’intégralité des fonds versés par les internautes va directement soutenir les causes concernées. YouTube ne prélevant aucun frais de transaction. L’initiative, pour l’instant limitée aux Etats-Unis, devrait toutefois très prochainement être déployée dans beaucoup d’autres pays. Espèrons juste que la France en fasse partie.

Arcade Hotel Amsterdam, la Mecque des gamers

Cet hôtel qui vient d’ouvrir ses portes le 16 janvier est appelé à devenir LA nouvelle destination de voyage des gamers du monde entier, à condition que ceux-ci ne sortent jamais de leur chambre. Ou presque.

 

“Sortir? Non!” Telle pourrait être la devise des résidents de l’Arcade Hotel, qui a ouvert ses portes le 16 janvier dernier dans le quartier populaire de Pijp à Amsterdam.

Car cet établissement, à défaut de proposer des voyages intérieurs, a semble-t-il fait le pari du voyage en chambre. Voyage en chambre, peut-être, mais attention que l’on ne se méprenne pas, on a beau être à Amsterdam, l’Arcade Hotel n’est pas voisin du quartier rouge et, comme son nom l’indique, il s’agit là d’un espace tout entier dédié à la pratique et à la mythologie du jeu vidéo.

Entre 75 et 350 euros la chambre

Arcade-Hotel-Amsterdam36 chambres, toutes équipées d’une console de jeux en accès libre. PlayStation, Sega, Super Nintendo, Xbox, et même Game Boy (pour le côté “vintage”), les jeux sont faits, faites votre choix! Une décoration rétro pop et design, un hall d’entrée qui offre aux nouveaux arrivants une bibliothèque de Comics pour patienter à l’accueil ainsi qu’une console rétro (elle aussi).

Si l’Arcade Hotel cultive apparemment l’esprit “auberge de jeunesse”, avec des chambres simples ou doubles, mais aussi des dortoirs à trois ou quatre, les prix en revanche n’ont rien de rétro, car il vous en coûtera entre 75 euros et 350 euros la chambre. Pour ne pas voir la lumière du jour. Ou si peu…

Werner Herzog: “Mon réseau social, c’est ma table de cuisine.”

Dans son dernier documentaire (Lo and Behold: Reveries of the Connected World) présenté au festival de Sundance, le réalisateur Werner Herzog, s’interroge sur la fragilité de l’Internet, et notre addiction au réseau.

 

lo-and-behold-reveries-of-the-connected-world-herzogDans la session de questions-réponses qui a suivi la présentation de son dernier film (Lo and Behold: Reveries of the Connected World) au festival de Sundance, Werner Herzog, a tout de suite donné le ton. Cette fois-ci, le réalisateur d’Aguirre, la colère de Dieu, et de Fitzcarraldo, a décidé de s’attaquer à Internet.

“Internet rêve-t-il-d’Internet?”

Et l’homme n’a rien d’un geek. Lui qui avoue ne pas avoir allumé son téléphone portable pendant plus d’un an, explique à qui veut l’entendre que son “réseau social, c’est sa table de cuisine”.  

Son dernier opus, dont le site The Verge écrit qu’il est “à voir absolument”, interroge Internet, en tant que création humaine mais aussi notre dépendance de plus en plus grande au réseau des réseaux et aux réseaux sociaux.

“Internet, ce n’est pas un nuage. Ce sont justes des serveurs et des routeurs. C’est très facile à contrôler, et c’est très facile à détruire. D’ailleurs, donnez-moi un bazooka, et je m’en charge.” 

Lo and Behold: Reveries of the Connected World, est un film découpé en 10 chapitres, dont chacun pourrait lui-même faire l’objet d’un long-métrage. Werner Herzog, qui ne porte pas forcément le Web dans son coeur, donne la parole à ses créateurs, à ses adeptes, à ses victimes aussi, et à ceux qui pensent l’Internet de demain, tel Elon Musk, tout autant qu’il s’interroge lui-même: “Internet rêve-t-il-d’Internet?”, telle est la question.

L’économie collaborative à la portée de tous

FYP Editions publie un précis pour y voir plus clair sur l’économie collaborative, ses avantages, ses inconvénients et ses obligations juridiques.

 

Airbnb, BlablaCar, Drivy ou Uber, l’économie collaborative (ou “sharing economy”) est partout. Transport,  logement, tourisme, finance, grâce à Internet les échanges marchands entre particuliers sont en augmentation massive, et beaucoup s’improvisent entrepreneurs, en faisant parfois abstraction, c’est-à-dire en décidant de s’affranchir unilatéralement, des contraintes juridiques qui vont avec.

Nouvelles opportunités, mais aussi nouveaux risques, une chose est sûre, le droit ne pourra pas, lui non plus, faire l’impasse sur le phénomène de l’économie collaborative. FYP Editions publie ces jours-ci un ouvrage* qui en explique, de manière on ne peut plus pédagogique, les grands principes et dresse un panorama des principaux secteurs concernés.

Pas de jargon, du concret

sharing-economyEn prenant soin d’éviter tout jargon juridique, les auteurs (trois avocats déjà créateurs du site Droitdupartage.com) font le point sur les opportunités, les droits et les risques, pour chacun des acteurs : augmenter ses revenus, responsabilité des plateformes, obligations vis-à-vis du produit (vente, location, dépôt), statut du travailleur, protection du consommateur, concurrence avec les modèles traditionnels, flux financiers, etc.

Par son approche transversale, l’ouvrage apporte également des réponses sur les spécificités propres à certains secteurs (notamment les transports, le tourisme ou la finance) ainsi qu’une analyse des règles régissant ces nouveaux comportements. Un outil à la fois pratique et prospectif qui permet de comprendre comment assurer la sécurité de tous les acteurs (entrepreneurs et usagers), tout en garantissant une faculté d’initiative économique et sans brider les capacités productives et innovantes.

  • Économie collaborative et Droit – Les clés pour comprendre, par Loïc Jourdain, Michel Leclerc et Arthur Millerand (Editions FYP, 159 pages, 16 euros)
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