Accueil / Liberté d'expression / Homa Hoodfar, une universitaire canado-iranienne emprisonnée en Iran

Homa Hoodfar, une universitaire canado-iranienne emprisonnée en Iran

Homa Hoodfar, 65 ans, citoyenne Canado-Irlando-Iranienne a été arrêtée à Téhéran le 9 juin 2016. Anthropologue de renom, professeur à l’université Concordia à Montréal, Homa Hoodfar est détenue arbitrairement à la prison d’Evin à Téhéran.

 

Cette universitaire était arrivée en Iran en février 2016 pour rendre visite à sa famille ainsi que pour consulter, dans le cadre d’un livre en préparation, les archives de la bibliothèque du Parlement iranien.

Début mars, à quelques jours de son départ son domicile a été perquisitionné ; son ordinateur, son téléphone et son passeport ont été saisis. Après une première série d’interrogatoires sans pouvoir bénéficier de la présence d’un avocat, le professeur Homa Hoodfar a été libérée sous caution, avec interdiction de quitter le territoire iranien.

Détention arbitraire

Aux yeux du pouvoir en place à Téhéran, les travaux universitaires du professeur Homa Hoodfar sont, semble-t-il assimilés à une menace pour la sécurité intérieure du pays.

Homa-HoodfarL’annonce de l’arrestation du professeur Homa Hoodfar a suscité une vague d’indignation dans le monde universitaire, et dans le monde entier.

Plusieurs pétitions appelant à sa libération ont été lancées, dont une par Amnesty International.

Une autre déjà signée par plus de 4 500 chercheurs et auteurs de renommée internationale (de plus de 40 pays) est également disponible en ligne. Un groupe Facebook Free Homa Hoodfar est ouvert. Homa Hoodfar, 65 ans, est actuellement détenue sans assistance médicale ni juridique à la prison d’Evin à Téhéran, dans la branche 2A, une branche contrôlée par les gardiens de la Révolution.

A lire aussi

UFC-QueChoisir-Bloctel

L’UFC-Que Choisir souligne l’inefficacité du service Bloctel contre le démarchage téléphonique

Sur Change.org, l'association UFC-Que Choisir lance une pétition contre une certaine catégorie de démarchage téléphonique, qui prend souvent la forme d'un harcèlement commercial.

MOHAMED-CHEIKH-OULD-M-KHEITIR-Mauritanie

En Mauritanie, un blogueur condamné à mort pour apostasie

Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, 30 ans, accusé d'avoir écrit un article à caractère blasphématoire envers le prophète de l'Islam, a été condamné à mort. Il devrait être définitivement fixé sur son sort le 31 janvier 2017, dans une décision rendue par la Cour suprême de Mauritanie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.