Accueil / 2016 / septembre

Monthly Archives: septembre 2016

Facebook reconnait “une erreur de calcul” dans la mesure de son audience vidéo

Depuis deux ans, le réseau social a surestimé le temps moyen de visionnage des séquences et des publicités vidéos diffusées sur sa plate-forme. Facebook, a fait son mea culpa, vendredi 23 septembre 2016, suite à la publication par le Wall Street Journal, d’un article remettant en cause la sincérité des “metrics” fournies aux annonceurs publicitaires par le réseau social.

 

Si vous êtes un important acteur de l’économie Internet, que vous sur-vendez depuis plusieurs années certains chiffres d’audience, et que vous êtes pris la main dans le pot de confiture comme un enfant de quatre ans, n’oubliez pas de faire un communiqué de presse pour signifier au monde entier à quel point vous tombez de l’armoire.

Vendredi 23 septembre 2016, soit un mois après la découverte du problème, et au lendemain de la parution dans le Wall Street Journal d’un article sur le sujet, Facebook a officiellement présenté ses excuses et reconnu “une erreur de calcul” dans la mesure de son audience vidéo sur les deux dernières années.

“Nous avons découvert une erreur dans la manière donc nous comptons l’une de nos unités de mesure”, a expliqué le réseau social dans un communiqué. “Cette erreur a été réglée, sans que cela n’affecte nos prix, et nos partenaires ont été prévenus.”

Des écarts de 60% à 80%

Pour Facebook, qui désormais 1,71 milliards d’utilisateurs, il s’agit peut-être là d’un détail, mais du côté de certains grands noms de la publicité tels que Publicis ou GroupM, l’information ne prête pas vraiment à sourire. Car selon le Wall Street Journal, l’écart entre le temps moyen de visionnage annoncé par Facebook et le temps moyen de visionnage réel atteignait entre 60% et 80%.

facebook-video

“Cette erreur n’a pas eu d’impact sur la facturation”, a indiqué dans un post, David Fischer, vice-président en charge des partenariats marketing chez Facebook. Malgré tout, cette communication quelque peu biaisée aura très certainement contribué à mettre à mal la confiance des annonceurs publicitaires dans Facebook. Le réseau social restant de toute façon pour eux, qu’ils le veuillent ou non, un partenaire incontournable.

Mais au-delà, outre que ce type d’information tombe plutôt mal pour un groupe Internet aujourd’hui coté en Bourse, cette “erreur de calcul” aura fait apparaître Facebook, comme plus performant que le réseau social ne l’était réellement, en particulier en comparaison de ses concurrents sur le marché de la publicité vidéo que sont YouTube ou Snapchat.

Amazon lance une marketplace dédiée au “fait main”

Un an après les Etats-Unis, Amazon ouvre jeudi 22 septembre 2016 sa place de marché Handmade (dédiée aux articles “faits à la main”), en France, en Espagne, en Italie et en Grande-Bretagne.

 

Un millier d’artisans, 30 000 produits en catalogue, Amazon Handmade débarque aujourd’hui sur le marché français, un an après son lancement outre-Atlantique.

Après un espace destiné aux projets financés sur Kickstarter (Cf. NewZilla.NET du 29 juillet 2016), après le télé-achat (Cf. NewZilla.NET du 9 mars 2016), après les produits génériques (Cf. NewZilla.NET du 16 mai 2016), après le prêt-à-porter (Cf. NewZilla.NET du 23 février 2016) Handmade (une place de marché entièrement consacrée à la commercialisation de produits faits à la main) est la dernière brique déployée par Amazon dans sa tentative de préempter un à un tous les secteurs du commerce.

Avec Handmade, Amazon entend concurrencer frontalement des acteurs depuis longtemps présents sur ce segment comme Etsy, A Little Market (propriété d’Etsy), ou bien en core TicTail. On comprend que certains artisans soient attirés par la perspective d’accéder en direct à la clientèle Amazon.

12% de commission

Moyennant finances, ils peuvent même stocker leur production dans les entrepôts d’Amazon, et intégrer ainsi le programme de livraison express Amazon Prime. En pratique Amazon prélève une commission de 12% sur les ventes. 

amazon-handmade

Ceci étant posé, sur Internet le segment du “fait main” s’est développé au fil des ans sur un esprit communautaire, une éthique et des valeurs dont un acteur comme Etsy a fait l’un de ses principaux arguments marketing, le groupe Internet Etsy (aujourd’hui côté en bourse) étant par ailleurs l’une des sociétés les plus “progressistes” aux Etats-Unis.

Et sur ce segment, en dépit de quelques récentes initiatives (Cf. NewZilla.NET du 30 août 2016 ) encore embryonnaires, il y a fort à parier qu’Amazon, peu connu pour sa “vista” en matière de droit du travail (Cf. NewZilla.NET du 23 février 2013),  aura quelques réelles difficultés à concurrencer les acteurs déjà présents sur ce secteur.

 

Jigsaw, l’intelligence artificielle pour lutter contre les “trolls”

Le New York Times passe un partenariat avec Jigsaw (ex-Google Ideas), pour tester Conversation AI, un programme d’apprentissage automatique conçu pour identifier les messages et les commentaires violents ou relevant du harcèlement en ligne.

 

Après avoir mis au point le Protect Shield, une solution destinée à protéger les petits éditeurs de sites Internet et les sites d’information des attaques par déni de service (DDoS), les ingénieurs de Jigsaw, une filiale d’Alphabet (la maison mère de Google) ont développé, en collaboration avec plusieurs victimes de harcèlement en ligne, Conversation AI.

Cet outil à base d’intelligence artificielle, vise à faciliter la modération des commentaires en ligne et à contribuer, autant que faire se peut, à élever un tantinet le niveau du débat d’idées sur Internet. Conversation AI , qui selon Google serait capable de repérer les messages offensant à hauteur de 92% est aujourd’hui testé en configuration réelle par le New York Times.

NYT

Noyés sous le flot des “trolls”, plusieurs médias comme l’AFP, CNN, Reuters, Bloomberg, The Daily Dot, Le Chicago Sun Times, le Toronto Sun ont ces derniers temps décidé de fermer tout ou partie de leurs sections dédiées aux commentaires. D’autres sites tels que Quartz ou Vox choisissant de ne même pas ouvrir et soumettre leur production éditoriale aux commentaires et aux avis des internautes.

Google Allo, la messagerie instantanée à l’heure de l’intelligence artificielle (VIDEO)

Après plusieurs mois d’attente, Google lance ce mercredi 21 septembre 2016, Allo, son application de messagerie instantanée (disponible sur iOS et Android).

 

Destinée à concurrencer WhatsApp et Messenger (propriétés de Facebook) mais aussi au niveau mondial, Viber, Line, WeChat, Telegram, Kik, ou KakaoTalk, Allo, est au niveau de ses fonctionnalités un mix d’assistant personnel (de type Siri d’Apple, ou Cortana de Microsoft), d’application de messagerie et de Snapchat, le réseau social qui fait un carton chez les 15-24 ans.

Dessiner sur des photos, envoyer des emojis et des stickers, de prime abord, Allo, la nouvelle application de messagerie instantanée de Google, reprend nombre de fonctionnalités déjà présentes sur d’autres services. Mais avec Allo, la grande nouveauté c’est l’arrivée, cette fois-ci pleinement assumée, de l’intelligence artificielle sur une application de messagerie instantanée très grand public.

Analyse du texte et des images

Selon le tour que prend une conversation, Allo peut ainsi vous suggérer des réponses (en analysant le texte et les images échangés avec votre interlocuteur), les suggestions s’affinant au fil des dialogues. En tant que telle, cette fonctionnalité ne manquera pas de poser la question du respect de la confidentialité des données d’autant plus que contrairement à d’autres applications de messagerie comme WhatsApp ou Telegram, Allo n’intègre pas chiffrement des conversations.

Certes, un mode “incognito”, permet d’échanger des messages à la fois éphémères (supprimés au bout d’une heure) et chiffrés. Mais pour pouvoir l’utiliser, il faut se passer de l’assistant virtuel, qui a besoin d’accéder aux messages en clair pour fonctionner.

google-allo

Car Allo, intègre également un assistant virtuel particulièrement puissant, (un “bot”) qui, s’il ne maitrise pour l’instant que la langue de Shakespeare, peut s’avérer extrêmement utile pour obtenir des informations au fil de l’eau (itinéraire, restaurants, prévisions météorologiques, horaires de cinéma, vidéos YouTube, carte Google Maps…), alors même que l’on est en train de discuter avec ses amis sur l’application.

Pour ce faire, il suffit d’envoyer directement un message commençant par @google pour obtenir une réponse. Il est également possible d’échanger avec ce “bot”, et de stimuler son intelligence artificielle, dans une fenêtre de “chat” dédiée.

15 juin 2017 / Fin des frais de “roaming” dans l’Union européenne

La Commission européenne a confirmé mercredi 21 septembre 2016 la suppression à compter du 15 juin 2017, des frais d’itinérance (ou roaming) pour les Européens qui se rendent dans d’autres pays de l’Union européenne.

 

“Nous pouvons mettre fin aux frais d’itinérance à partir du 15 juin 2017 pour les personnes qui voyagent périodiquement dans l’Union européenne, mais en nous assurant que les opérateurs ont les outils pour se protéger contre les abus”, a affirmé le commissaire européen à l’Économie numérique, Günther Oettinger, cité par l’AFP.

Ceci étant posé, la suppression des frais d’itinérance devraient s’accompagner de la mise en place de garde-fous et de procédures de contrôle pour éviter les abus de la part du consommateur.

roaming

La nouvelle proposition de la Commission européenne doit encore être négociée. Elle permettra désormais aux opérateurs de contrôler les usages des abonnés, selon plusieurs critères, par exemple en vérifiant que la consommation dans leur pays de résidence n’est pas “insignifiante” en comparaison de la consommation à l’étranger.

En cas d’abus supposé, les opérateurs devront d’abord alerter l’abonné. Ils pourront ensuite lui imposer des frais d’itinérance fixés à 4 centimes par minute de communication, un centime par SMS et 0,85 centime par mégabit de données.