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Monthly Archives: janvier 2017

En Mauritanie, un blogueur condamné à mort pour apostasie

Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, 30 ans, accusé d’avoir écrit un article à caractère blasphématoire envers le prophète de l’Islam, a été condamné à mort. Il devrait être définitivement fixé sur son sort le 31 janvier 2017, dans une décision rendue par la Cour suprême de Mauritanie.

 
Depuis son indépendance en 1960, la République islamique de Mauritanie, qui prévoit la peine de mort pour les blasphèmes, n’a pourtant jamais procédé à une exécution pour apostasie. Un apostat étant, rappelons-le, une personne  qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion. Mais les choses pourraient bientôt changer.

Un blogueur âgé d’une trentaine d’années, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, accusé d’avoir écrit dans une publication quasi-confidentielle, un article à caractère blasphématoire envers le prophète de l’Islam a en effet été condamné à mort pour apostat, et devrait être définitivement fixé sur son sort par une décision que s’apprête à rendre, la semaine prochaine,  mardi 31 janvier 2017, la Cour suprême de Mauritanie.

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Celle-ci a en effet le pouvoir de réduire voire d’annuler une condamnation si l’accusé présente des excuses publiques. Or dans le cas de Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, qui a par ailleurs reçu le soutien de 16 organisations africaines et internationales des droits de l’Homme (dont Amnesty International et Human Rights Watch), celui-ci a déjà exprimé un repentir public trois fois.

Il appartient maintenant à la Cour suprême de Mauritanie de juger de la sincérité de ce repentir, et par extension, au lecteur de ces lignes s’il entend, ou non, faire de la Mauritanie (pays où l’esclavage concernait encore en 2014 environ 150 000 personnes soit 4 % de la population), sa prochaine destination de vacances.

Airbnb passe au vert

La plate-forme “communautaire” payante de location et de réservation de logements de particuliers fondée en 2008 par les Américains Brian Chesky et Joe Gebbia est devenue, pour la première fois de sa courte histoire, bénéficiaire au cours du second semestre 2016. Une tendance qui devrait se confirmer sur l’année 2017.

 

Un chiffre d’affaires en hausse de 80% sur un an, une trésorerie qui, avec plus de 3 milliards de dollars de réserve, ne se porte pas trop mal non plus… ces temps-ci, en comparaison d’autres “licornes” de l’Internet (à commencer par Uber qui a perdu l’an passé 3 milliards de dollars), le service de location et de réservation de logements Airbnb, fait plutôt bonne figure!

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La startup co-fondée en 2008 par Brian Chesky, Nathan Blecharczyk et Joe Gebbia est devenue bénéficiaire pour la toute première fois au second semestre 2016. Dans un contexte pourtant quelque peu défavorable qui aura vu l’an passé des villes comme New York, Berlin, ou San Francisco limiter considérablement la possibilité de mettre un logement à disposition sur la plate-forme, Airbnb s’en sort donc particulièrement bien.

Stratégie de diversification

Il faut dire que le groupe Internet qui prélève des frais de commission allant de 6% à 12% à ses utilisateurs n’a pas à gérer la maintenance et le ménage des maisons et des appartements loués par son intermédiaire, ce qui est un plus…

Aujourd’hui, après s’est lancé dans une stratégie de diversification  Airbnb continue d’investir dans de nouveaux services, à l’instar de Resy, une startup spécialisé dans la réservation et Tilt, une autre startup dont m’application permet de diviser la note ou l’addition à payer entre plusieurs personnes, et dans laquelle Airbnb négocierait actuellement pour y injecter 50 millions de dollars, rapporte Bloomberg.com.

Starship, le robot livreur de pizza

Développé par Starship Technologies une startup estonienne créée par Ahti Heinla et Janus Friis, deux des co-fondateurs du logiciel de téléphonie sur IP Skype, ce robot, déjà déployé aux Etats-Unis et dans plus de quarante villes européennes, est appelé à remplacer (à terme) les livreurs de plats cuisinés qui parcourent aujourd’hui nos villes à vélo ou en scooter.

 

La déshumanisation du monde va bon train. Alors même qu’aux Etats-Unis, le groupe Internet Uber teste déjà des voitures sans chauffeur, on apprend maintenant que des flottes de robots sont en passe de remplacer les livreurs de plats cuisinés et autres coursiers qui depuis quelques années s’activent (parfois au péril de leurs vies) sur leurs vélos ou sur leurs scooters, pour nous livrer en temps et en heure.

Le coupable a un nom, Starship, comme Starship Technologies une startup estonienne créée par Ahti Heinla et Janus Friis, deux des co-fondateurs du logiciel de téléphonie sur IP Skype.

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Déjà déployé dans une quarantaine de villes en Europe (dont Londres, Düsseldorf, Bern et Hambourg), ainsi qu’aux Etats-Unis, à Redwood City (Californie) et Washington D.C, Starship est un robot à six roues, équipé d’un microphone, d’un haut-parleur, et de neuf caméras.

Il est destiné à faciliter la logistique du “dernier kilomètre”, en clair, l’idée est de lui confier des courses sur de petites distances. En Grande-Bretagne où Starship est utilisé par les services de livraison de repas Just Eat (Allo Resto en France) et Pronto, le robot prend en charge sa commande et l’achemine à destination (tout en étant dirigé à distance par un humain).

Le client final peut réceptionner son repas grâce à un code de sécurité qui lui est fourni via une application mobile. En l’état actuel des choses, un humain peut prendre en charge et diriger une centaine de robots.

Starship Technologies estime que sur Londres le coût moyen d’une livraison susceptible d’être prise en charge par ses robots est aujourd’hui de 12£, un coût que la startup estonienne promet (aux partenaires qui choisiront sa solution) de faire passer à 1£.

Le Togo se convertit à l’open data

Les autorités togolaises ont récemment ouvert un portail public destiné à la diffusion progressive de jeux de données désormais mises à la disposition de tous.

 

Conséquence directe de la loi du 30 mars 2016 portant liberté d’accès à l’information et à la documentation publique le gouvernement togolais a récemment lancé un grand portail consacré à l’open data (Data.gouv.tg).

L’adoption à marche forcée de l’open data dans un pays, le Togo, ce pays africain gouverné depuis plus de 50 ans d’une main de fer par le clan familial des Eyadema-Gnassingbe, peut sembler pour le moins paradoxal.

Mais, du strict point de vue de la diffusion du concept d’open data, la création du portail Data.gouv.tg n’en constitue pas moins une bonne nouvelle.

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Rappelons-le, lopen data ou donnée ouverte est une donnée numérique d’origine publique ou privée. Elle peut être notamment produite par un service public, une collectivité, ou une entreprise.

Elle est diffusée de manière structurée selon une méthode et une condition générale d’utilisation (CGU) garantissant son libre accès et sa réutilisation par tous, sans restriction technique, juridique ou financière.

Les données ouvertes peuvent être réutilisées directement ou via des applications et peuvent favoriser la transparence et le rapprochement du citoyen de l’administration. Dans le cas du Togo, les premiers jeux de données rendues publiques concernent la santé, l’éducation de base, l’agriculture, l’économie et les finances, l’économie du numérique et l’aménagement du territoire. 

Les startup africaines ont levé 129 millions de dollars en 2016

Selon une étude publiée par le site Disrupt Africa, l’Afrique du Sud, le Nigéria, l’Egypte et le Kenya arrivent en tête de investissements réalisés, devant le Ghana et le Maroc.

 

En Afrique le financement des startup relève encore d’un phénomène paradoxal. Ainsi, si en 2016 le nombre de startup financées a très sensiblement augmenté, selon une étude publié par le site spécialisé Disrupt Africa, le montant total des investissements réalisés sur le contient a lui diminué.

Dans ce contexte un pays s’en sort tout de même particulièrement bien, l’Egypte (et ses 160 millions d’internautes) qui voit les investissements réalisés sur son territoire grimper de 105%.

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Sans doute portées par le retour à une certaine stabilité politique, les startup égyptiennes (à l’instar d’une startup comme Vezeeta spécialisée dans le domaine médical) sont parvenues à réunir 9,7 millions de dollars en 2016 contre 4,7 millions de dollars l’année précédente.

Autre point d’attractivité, le Maroc qui a attiré (notamment par une levée de fonds réalisée par la startup Beekast) près de 3,4 millions de dollars sur la même période.

Enfin, à son échelle, la Tunisie tire elle aussi son épingle du jeu avec 500 000 dollars réunis autour de projets comme Roamsmart (une solution de cloud computing destinée à réaliser des économies sur les coûts des communications téléphoniques en roaming), ou bien encore Expensya.