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Monthly Archives: janvier 2017

Amazon décroche une nomination pour l’Oscar du meilleur film

Grâce à Manchester by the Sea (6 nominations dont une pour le meilleur film), Amazon prend un longueur d’avance sur d’autres groupes Internet, comme Netflix, dans sa quête de devenir l’un des nouveaux géants du cinéma.

 

Meilleur scénariste, et meilleur réalisateur (Kenneth Lonergan), meilleur acteur dans un premier rôle (Casey Affleck), meilleure actrice dans un second rôle (Michelle Williams), meilleur acteur dans un second rôle (Lucas Hedges), comme si les six nominations aux Oscars 2017 du film Manchester by the Sea, ne suffisaient pas, Amazon a également décroché une nomination du meilleur film étranger pour The Salesman, un film iranien que le groupe Internet distribue aux Etats-Unis.

Manchester-By-The-Sea-Amazon-Studios-Oscar-Nomination

Après avoir rallié sous sa bannière des cinéastes aussi divers que Spike Lee, Whit Stillman et Todd Haynes, Amazon était déjà présent en force au dernier Festival International du Film de Cannes (2016), notamment avec Cafe Society de Woody Allen, Paterson et Gimme danger de Jim Jarmusch, Mademoiselle de Park Chan-wook ou The Neon Demon de Nicolas Winding Refn (Cf.NewZilla.NET du 16 mai 2016). 

Désormais, le groupe Internet ne manquerait pour rien au monde un festival comme Sundance (épicentre auto-proclamé du cinéma indépendant américain), où il a ainsi pu acheter les droits de distribution de Manchester by the Sea en 2016 pour tout juste 10 millions de dollars.

Primaire de la gauche: la grande embrouille

Selon le site d’information BuzzFeed.com, des internautes ont été payés au clic pour faire gonfler artificiellement la fréquentation du site officiel de la Primaire de la gauche. Pathétique.

 

Ces derniers jours  pour se faire un (tout petit) peu d’argent de poche des internautes ont, selon des informations publiées par le site BuzzFeed, été payés (entre 35 et 70 centimes d’euros du clic) pour faire gonfler artificiellement la fréquentation du site officiel de la Primaire de la gauche.

Difficile de savoir qui est à l’origine d’une telle démarche, mais dans la perspective de l’organisation du premier tour de  Primaire de la gauche, une plate-forme de mise en relation avec des influenceurs, “Value Your Network” a passé un contrat avec une agence de communication dans le but de contribuer à “booster” artificiellement l’audience du site Internet officiel de la Primaire. Une première plongée dans le monde politique pour “Value Your Network”, qui ne ce serait pas particulièrement bien déroulée.

Pas d’incitation directe à cliquer

Sur le papier, le principe de Value Your Network” est simple: vous vous inscrivez, vous partagez des liens vers un site donné depuis vos comptes sur les réseaux sociaux, et vous récupérez de l’argent à chaque clic effectué sur ces liens. Entre 35 et 70 centimes d’euros du clic selon les cas, avec toutefois une obligation, qui semble ici ne pas avoir été vraiment bien respectée, que les influenceurs n’incitent pas directement les personnes sur le lien diffusé. Une pratique “interdite” par la plate-forme. 

Sur Twitter, on peut voir que de nombreuses personnes ont diffusé ce lien sponsorisé sur leurs comptes, relève BuzzFeed. Tout ce qui est incitation au clic n’est pas compté. Ça arrive surtout dans les campagnes qu’on ouvre aux influenceurs très grand public. C’est peut-être l’erreur qu’on a eu sur cette campagne, d’avoir ouvert les vannes”, résume Manuel Fernandez, responsable de “Value Your Network”, interrogé par le site d’information.

En tout cas, il semble que cette petite stratégie de manipulation ait porté ses fruits puisque le 20 janvier 2017 (soit deux jours avant le scrutin du premier tour, la page Facebook de la Primaire se félicitait d’avoir enregistré “plus d’un million de connexions” au site de la plate-forme “où voter”. A l’aune de telles pratiques il semble que la stratégie numérique du Parti socialiste soit beaucoup moins éprouvée que ne l’est celle d’un Emmanuel Macron (Cf. NewZilla.NET du 31 mai 2016), qui lui semble déjà très bien maitriser toutes les arcanes la politique à l’heure du numérique

A Tokyo, des chargeurs USB dans les transports publics

Depuis quelques jours, les passagers d’un bus de Tokyo (Japon) peuvent recharger gratuitement leurs smartphones ou leurs tablettes numériques sur l’un des cinq ports USB mis à leur disposition dans l’ensemble du véhicule. Un concept encore en phase de test mais qui tend à se développer un peu partout dans le monde.

 

Recharger son smartphone gratuitement sur la voie publique ou dans les transports publics… voilà de quoi faire rêver les utilisateurs d’iPhone (car, reconnaissons-le, c’est bien le plus souvent d’eux dont il s’agit) dont la batterie s’apprête, plus souvent qu’à son tour, à rendre l’âme.

USB-charging-stations-Tokyo-Bus

Si New York dispose déjà de ses kiosque Internet LinkNYC (Cf. NewZilla.NET du 21 février 2016), si Paris (Cf. NewZilla.NET du 2 mars 2015) a déjà intégré dans ses nouveaux abribus (qui dans un premier temps n’eurent d’abri que le nom tant ils ne protégeaient pas du vent) des chargeurs USB, Londres, Singapour, et aujourd’hui Tokyo, se convertissent aujourd’hui, même si la chose ne dépasse pas pour l’instant le stade de l’expérience pilote, au chargement d’appareils électroniques en mobilité.

Comme un nouveau micro-service public qui ne dirait pas son nom.

L’Australie veut remplacer le contrôle des passeports par l’identification biométrique

Le gouvernement australien va consacrer 75 millions de dollars à un projet visant à remplacer le contrôle des passeports par une technologie biométrique dans tous les aéroports internationaux du pays dès mars 2019.

 

Une “première mondiale”, c’est ainsi que les autorités australiennes décrivent leur projet de remplacer d’ici au printemps 2019, la vérification des passeports dans les aéroports internationaux du pays par la biométrie (c’est-à-dire des technologies de reconnaissance faciale, de l’iris et/ou des empreintes digitales).

Plus de contact humain donc (fut-ce avec un représentant de la police de l’air et des frontières) mais un simple passage devant une machine pour les passagers des vols internationaux débarquant en Australie.

facial-recognition-biometrie-australie

Si aucune solution technologique n’a pour l’heure été officiellement sélectionnée, une premier test devrait être mené dès le mois de juillet 2017 à l’aéroport de Canberra, puis en novembre 2017 sur les aéroports de Sydney et de Melbourne, rapporte le Sidney Morning Herald.

Si l’Australie avait déjà déployé des “smart gates”, où les passagers devaient scanner leur passeport, le pays s’apprête donc à franchir un nouveau pas en se passant de toute intervention humaine pour valider l’entrée de ressortissants étrangers sur son territoire.

Mais paradoxalement, et même s’il faut bien garder à l’esprit que les technologies biométriques ne sont pas sûres à 100%, les futures solutions retenues, devraient également faciliter l’identification des passagers (dits “à risque”) dont les noms figurent déjà sur des listes de surveillance.

Aux Pays-Bas, “Rainbow Refugees NL”, une application pour accompagner les réfugiés LGBT

Développée par le ministère néerlandais de l’Education, de la Culture et des Sciences, cette application disponible sur iTunes visent à fournir assistance et informations aux réfugiés LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) accueillis dans le pays.

 

Après avoir été le premier pays au monde à légaliser le mariage homosexuel, la Hollande s’attache aujourd’hui à soigner l’accueil des réfugiés LGBT sur son territoire.

Disponible en téléchargement sur Google Play et iTunes, l’application “Rainbow Refugees NL”, développée en arabe, en farsi, en anglais et en français, vise à aider les réfugiés qui souhaite obtenir des informations sur leurs droits, la procédure de demande d’asile, leur santé, et leur sécurité, a indiqué lundi 23 janvier 2017 le ministère néerlandais de la Culture, dans un communiqué.

Rainbow-refugees-NL-LGBT

Le programme a été conçu en collaboration avec une dizaine de réfugiés ainsi qu’avec le concours de l’Organe pour l’accueil des demandeurs d’asile (COA) et la COC, la principale association de défense des droits des homosexuels du pays.