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Monthly Archives: janvier 2017

La RATP teste un minibus électrique et sans chauffeur (VIDEO)

EZ10, une navette conçue par EazyMile du Groupe Ligier, circule depuis lundi 23 janvier 2017 à Paris, sur un pont situé entre les stations Gare de Lyon et Gare d’Austerlitz. Un trajet d’un kilomètre à peine pour un transport gratuit disponible 7 jours sur 7. Testée dans un premier temps pendant trois mois, cette solution de transport pourrait très vite desservir d’autres quartiers de la capitale.

 

Dans la catégorie des véhicules autonomes, après les voitures Uber (NewZilla.NET du 18 août 2016), après les camions Otto (NewZilla.NET du 24 août 2016), voici maintenant des les minibus et autres navettes sans chauffeur et 100% électriques.

Déjà déployé en phase de test à Helsinki (Finlande) et Darwin (Australie), le modèle EZ10 (prononcez i :Zi-ten) parcourt les rues (ou plutôt un pont) de Paris depuis le lundi 23 janvier 2017.

Un petit parcours d’à peine un kilomètre qui mène, gratuitement, le voyageur de la Gare de Lyon à la Gare d’Austerlitz. Pour ce premier test, d’une durée de trois mois, le transport des passagers (10 au total, soit 6 places assises, 4 places debout ou un fauteuil roulant) est offert 7 jours sur 7. Si l’expérience est concluante elle pourrait être très rapidement étendue à d’autres quartiers de la capitale.

EZ10-EazyMile-Ligier

L’EZ10 développé par EazyMile du Groupe Ligier est un véhicule destiné à faciliter les transports sur de courtes distances communément appelées “du dernier kilomètre”, tant pour le transport de personnes que pour la logistique et le transport de marchandise.

En pratique la mise en circulation de ces véhicules autonomes nécessite une infrastructure très légère (bornes d’appel, stations, bornes de recharge). L’EZ10 fonctionne en mode “métro”, arrêt à chaque station ou “bus”, arrêt à la demande.

Une dizaine de passagers

Doté d’une sécurité avancée et redondante, tant pour les piétons que pour ses passagers, EZ10 adapte son comportement et détermine sa vitesse, voire son arrêt total, en fonction de l’environnement qui l’entoure, grâce aux différentes technologies embarquées.

Les applications potentielles de ce type de véhicules, autonomes et 100% électriques, sont nombreuses : campus universitaires, centres villes piétonniers, zones de mobilité douce, tunnels piétons et partagés avec voie cyclable, zone intermodale de lien entre location de vélo en libre-service et stations d’auto-partage, aéroports, parcs d’attractions, parkings, centres hospitaliers, ports ou sites industriels.

La Chine s’attaque aux VPN

Le gouvernement de Pékin part en guerre contre les logiciels qui permettent d’utiliser des VPN (“virtual private network”) et de contourner la censure qui sévit dans le pays.

 

731 millions d’internautes chinois (selon le dernier recensement du très officiel Centre d’information sur l’Internet) et toujours un peu moins de liberté d’expression…

En Chine, pays où Facebook, Google, Instagram, Twitter ou YouTube n’ont pas droit de cité, les entreprises, ainsi que certains particuliers (à commencer par des intellectuels et des dissidents) utilisent pour accéder à Internet en toute liberté des logiciels qui leur permettent de surfer via des VPN (des réseaux privés virtuels ou “virtual private network” en anglais). Un navigateur Internet comme Opera intègre ainsi désormais un VPN par défaut.

Cette pratique n’est pas vraiment du goût – on s’en serait douté – des autorités de Pékin et du Parti communiste chinois (PCC) qui vient de lancer une grande campagne de lutte contre les VPN.

China-censorship-VPN

Cette campagne de “mise en ordre” dixit le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information durera jusqu’en mars 2018. Et les FAI, c’est-à-dire les fournisseurs d’accès à Internet, seront au centre de toutes les attentions.

Pour contrer les “premiers signes de développement anarchique” (sic) d’un marché en pleine croissance, les autorités chinoises de jouer la carte de la réglementation à outrance.

Les FAI devront ainsi très bientôt avoir une autorisation officielle pour créer ou louer des “lignes de communication spéciales (dont les VPN)”, a indiqué dimanche le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information.

SFR coupe le téléphone à deux retraités qui refusaient de prendre sa box Internet

A Châtignac (Charente) Annette et Pierre Massonnaud, n’ont plus de téléphone fixe depuis le 22 novembre 2016. Ce couple de retraités octogénaires avait refusé une offre commerciale de l’opérateur SFR.

 

C’est une grosse boulette qui vient de révéler le quotidien régional La Charente Libre, une boulette signée SFR. Depuis plus de deux mois un couple de retraités octogénaires n’a plus de téléphone fixe, suite à une coupure sauvage et précipitée de sa ligne par l’opérateur de télécommunications. Résumé des faits.

Le 18 novembre dernier, Annette et Pierre Massonnaud, un couple habitant Châtignac (Charente), sont sollicités par téléphone par un commercial de l’opérateur SFR qui “pour les remercier de leur fidélité” (ils sont clients depuis 2010), leur propose de souscrire à une nouvelle offre de box Internet.

“Nous avons 80 ans tous les deux. Nous sommes une proie facile pour un tel prédateur qui a tellement insisté qu’on a pratiquement dit oui, mais sans rien signer. On n’a pas envie d’avoir une box, on n’a même pas d’ordinateur…”, explique aujourd’hui Annette Massonnaud à la Charente Libre.

Un accord oral, qui légalement ne vaut avant l’écoulement d’une période de rétraction de 14 jours pour ce type de transaction commerciale. Sur les conseils de ses enfants, le couple revient donc sur sa “décision” et envoie dès le 21 novembre un courrier de rétractation à SFR avec accusé de réception, courrier indiquant qu’ils refusent l’offre commerciale.

SFR reconnaît une “erreur”

“Le 28 novembre, SFR (nous) envoie un courrier qui prend en compte la rétractation. Mais dès le 22 novembre, ils nous avaient aussi coupé la ligne”, rapporte Pierre Massonnaud. Une coupure de ligne pour le moins anticipée et une ligne téléphonique qui n’a pas depuis été rétablie.

Un bug, un gros bug car SFR est passé à l’action aussitôt le démarchage commercial réalisé, en se contentant de l’accord oral, sans attendre le délai de rétractation légal. Aujourd’hui, l’opérateur reconnaît son erreur tout en indiquant ne pas être véritablement en mesure de la réparer. “Nous n’avons pas voulu couper la ligne de ces abonnés par rétorsion, nous l’avons coupée par erreur et un peu trop vite, pour installer la box”, souligne Patrick Caméo, responsable com’ SFR pour le Sud-Ouest, interrogé par La Charente Libre.

SFR s’est engagé à rembourser les frais (d’un montant de 55 euros) liés à la fermeture de la ligne, mais le mal est fait et le couple de retraités s’est engagé de son côté… à changer d’opérateur de télécommunications.

Saint-Cyr ajoute une option “Cyberdéfense” à son BTS “Systèmes numériques Informatique et réseaux”

A partir de la rentrée 2017, le lycée militaire accueillera 32 étudiants dans cette formation de deux ans destinée à former des “combattants du numérique”. 

 

Vous êtes (ou vous serez en juin prochain) titulaire d’un bac scientifique S ou ST2ID? Vous souhaitez vous engager dans la Défense, sous statut civil ou sous statut militaire? Et être assuré d’intégrer le corps des armées à l’issue de votre formation supérieure?

Alors, il se peut bien que le BTS “Systèmes numériques Informatique et réseaux” soit fait pour vous.

Car, à partir de la rentrée prochaine, le lycée militaire de Saint-Cyr-l’Ecole (situé à proximité de Paris, dans le département des Yvelines), enrichit son BTS d’une option “Cyberdéfense”. Mise en place en un temps record d’un an et demi, cette formation représente un investissement en matériels, personnels et locaux de près de 2 millions d’euros.

cyberdéfenseAu menu de cette formation de deux ans, de la programmation bien sûr, un focus sur les problématiques liées à la sécurité des réseaux informatiques mais aussi, une plongée dans les systèmes embarqués ainsi que de la physique appliquée, des mathématiques, des notions de russe et d’arabe, de l’anglais, et du sport.

L’ensemble est agrémenté de travaux pratiques sur ordinateurs et en deuxième année de la possibilité de faire un stage dans une école militaire. Ouverture des inscriptions à partir du 20 janvier sur la plateforme Admission post-bac (APB).

A noter, qu’au-delà d’une volonté débordante d’intégrer à l’avenir une quelconque “unité de combat informatique”, les futurs étudiants doivent également bien garder à l’esprit que Saint-Cyr est un lycée militaire, et qu’en tant que tel cela induit, le port de l’uniforme, le suivi une préparation militaire supérieure (PMS) de trois semaines, et le logement en internat.

En Suisse, Uber devra payer des cotisations sociales pour “ses” chauffeurs

 

Selon la Suva, l’une des plus anciennes caisses d’assurance sociale helvétiques, Uber ne peut se soustraire à ses obligations patronales et doit payer des cotisations sociales pour les chauffeurs qui travaillent pour le compte de sa plate-forme. Le groupe Internet américain ne devrait pas en rester là et contester cette décision auprès du Tribunal des assurances sociales du canton de Zurich.

 

Après avoir subi un revers juridique majeur outre-Manche, où un tribunal britannique l’avait condamné à considérer les chauffeurs qui utilisent son application comme des salariés, le groupe Internet Uber doit maintenant affronter la Suva, l’une des plus anciennes caisses d’assurance sociale suisses.

Statuant sur la notion de salariat déguisé, cette structure a en effet récemment décidé qu’il existait bel et bien un lien de dépendance entre Uber et “ses” chauffeurs. En conséquence de quoi, selon la Suva, Uber est un employeur comme un autre, et comme tout employeur ne peut se soustraire à ses obligations patronales, consistant notamment à régler des cotisations sociales pour ses “salariés”.

Le conducteur doit respecter toutes les directives, consignes et recommandations s’il ne veut pas porter la responsabilité d’éventuelles conséquences négatives. Selon la Suva, Uber dispose d’un vaste contrôle sur l’automobiliste. Un chauffeur peut être qualifié d’indépendant s’il peut décider du prix du service et du mode de paiement. Ce qui n’est clairement pas le cas ici, rapporte La Tribune de Genève.

Le groupe Internet ne devrait pas en rester là et choisir de porter l’affaire devant la justice helvétique.


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