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Monthly Archives: mai 2017

Etsy, changement de direction

Après avoir débarqué Chad Dickerson, son P-DG historique au début du mois de mai, annoncé le licenciement de 8% de ses collaborateurs (80 personnes) et suspendu son programme de stages d’été, la plate-forme d’e-commerce américaine s’interroge sur son avenir. Et au-delà des messages rassurants diffusés à l’endroit des 1,7 million de vendeurs de la “communauté” Etsy, la possibilité d’une mise en vente de la société, sans être totalement à l’ordre du jour, n’est plus tout à fait exclue.

 

Où va Etsy? Une chose est sûre, sous la pression de ses actionnaires (anciens et nouveaux), la place de marché dédiée aux créations faites à la main et au vintage s’interroge sur son avenir.

Etsy, ou l’histoire d’une marketplace, née en juin 2005 dans un appartement de Brooklyn, devenue en quelques années une entreprise mondiale, et qui aurait plutôt (très) mal vécue son introduction à la bourse de New York en 2015.

Valorisée à plus de 3,5 milliards de dollars au moment de son introduction en bourse, Etsy ne vaut plus aujourd’hui que 1,3 milliard de dollars. Et si le volume d’affaires réalisé sur la plate-forme était l’an passé de 2,84 milliards de dollars, les résultats financiers n’étant pas à la hauteur des actionnaires (à commencer par Black-and-White Capital LP) ceux-ci ont décidé de mettre publiquement la pression sur la direction du groupe Internet.

Etsy-Offices-Handmade

En conséquence de quoi, le 3 mai dernier, Chad Dickerson, P-DG historique d’Etsy a été débarqué, en même temps qu’était annoncé un plan de réduction de la masse salariale passant par le licenciement de 80 personnes (soit 8% de l’ensemble des collaborateurs du groupe).

Parallèlement, sans être définitivement supprimé, le programme de stages d’été, très valorisé et très prisé des jeunes “interns” qui au-delà d’une expérience professionnelle unique, pouvaient aussi gagner près de 6000 dollars par mois, ce programme a donc été suspendu. Etsy offrant tout de même aux futurs ex-stagiaires une enveloppe de 7500 dollars à titre de dédommagement pour les frais engagés (transport, hébergement…).

Environnement de travail

Autre point sensible pour les actionnaires, les coûts de fonctionnement de la société elle-même, les collaborateurs étant chez Etsy particulièrement choyés tant du point de vue de la possibilité offerte de prendre (jusqu’à 26 semaines) de congés parentaux, que des cours de yoga, des repas de traiteur, et d’un environnement de travail extrêmement attractif.

Etsy-Offices-Brooklyn-NY

Etsy se trouve par ailleurs de plus en plus fortement concurrencé (l’esprit “communautaire” en moins, la force marketing en plus) par Amazon avec les lancements successifs d’une plate-forme dédiée au fait-main Handmade at Amazon et plus récemment d’une Wedding Shop c’est-à-dire d’une boutique dédiée à la préparation des mariages et centrée sur la production artisanale (cartons d’invitation, décoration, accessoires, bijoux…).

Etsy est donc aujourd’hui à un tournant de son histoire, et comme le soulignait dernièrement Bloomberg, la possibilité d’une cession pure et simple du groupe Internet n’est plus tabou. De là à dire que celle-ci est déjà anticipée par les investisseurs…

Depuis le 3 mai 2017, date de l’éviction de son P-DG, Chad Dickerson, et de son remplacement par Josh Silverman, ex-P-DG de Skype, le cours du titre Etsy au Nasdaq est passé de 10,51 dollars à 13,30 dollars.

Les Instapreneurs tiennent salon à Paris

Le premier Salon des Instapreneurs se tiendra le 17 juin prochain (de 10h à 20h) au Carreau du Temple à Paris. L’occasion de mettre en lumière et de découvrir une communauté de petites et moyennes entreprises qui a (en partie) bâti son succès en investissant beaucoup de temps (et peu d’argent) dans Instagram, le réseau de partage de photos et de vidéos, propriété de Facebook.

 

Instagram comme un accélérateur de business? L’idée n’est pas nouvelle tant le taux d”engagement des utilisateurs de ce réseau social de partage de photos, de vidéos, et maintenant de “stories” reste élevé, mais elle s’affirme de plus en plus.

Pour celles et ceux qui souhaitent développer leur business via Instagram, rendez-vous le 17 juin prochain au Carreau du Temple à Paris. La première édition du Salon des Instapreneurs (entrée gratuite de 10h à 20h, réservation recommandée) sera l’occasion de découvrir grâce à toute une série de rencontres, d’ateliers et de conférences, les bonnes pratiques dont se sont déjà inspirées plusieurs dizaines de PME françaises pour booster leur activité via le réseau social.

Instagram-Instapreneurs

Pour Instagram, qui vient de créer un département business et qui souhaite se défaire progressivement de son image de réseau social pour “people” l’enjeu qui constitue le succès de ce type de manifestation est important.

Officiellement, le réseau social, qui songe à intégrer prochainement un bouton “vente” à sa plate-forme, aurait déjà réussi à attirer plus d’un million d’annonceurs et sur ses 700 d’utilisateurs dans le monde (10,4 millions en France), plus de 8 millions seraient des entreprises.

Ce premier Salon des Instapreneurs sera marqué notamment par la présence de PME telles que Tea Heritage, Le slip Français, Coucou Suzette, ou Shanty biscuits.

 

L’application de messagerie instantanée Kik lance sa propre monnaie virtuelle (VIDEO)

Réservée, dans un premier temps, aux 50 millions d’utilisateurs actifs mensuels du service, le Kin, permettra d’acheter et de commander de manière sécurisée des biens et des services directement à l’intérieur de l’application, ou de tout autre programme qui décidera d’adopter cette nouvelle monnaie virtuelle utilisant l’ERC20 Token de la blockchain Ethereum.

 

Au moment où le cours du Bitcoin (monnaie virtuelle favorite des réseaux criminels et de blanchiment d’argent) atteint des sommets – un Bitcoin vaut aujourd’hui 2500 dollars – et au moment où Microsoft, Facebook, Google, et Telegram lancent leurs propres solutions de paiement, l’application de messagerie instantanée d’origine canadienne Kik dévoile sa future monnaie virtuelle, le Kin.

Le lancement officiel de cette nouvelle monnaie virtuelle devrait intervenir dans les semaines à venir a indiqué dans un post publié sur Medium, le P-DG de Kik, Ted Livingston.

Pour mémoire, l’an passé, Kik avait été le premier acteur majeur de l’Internet à lancer son bot store, avant même le Messenger de Facebook. Mais jusqu’à présent pour effectuer des achats sur les bots hébergés chez Kik, les 50 millions d’utilisateurs actifs mensuels du service (sur 300 millions d’utilisateurs inscrits) devaient sortir de l’application pour communiquer leurs coordonnées de carte bancaire et/ou de carte de crédit.

Ouvert aux ados

Outre qu’il compliquait quelque peu l’acte d’achat ce procédé excluait souvent de facto un public adolescent – de 13 ans à 17 ans- (soit près d’un tiers des utilisateurs de Kik) qui ne possède parfois pas de tels moyens de paiement.

Kik-Kin

Avec le Kin, une monnaie virtuelle utilisant l’ERC20 Token de la blockchain Ethereum tout cela va changer. Le Kin, permettra d’acheter et de commander de manière sécurisée des biens et des services directement à l’intérieur de l’application.

Chaque utilisateur du service se verra attribuer un portefeuille de Kin qu’il pourra faire évoluer au gré de ses comportements au sein même de l’application. Le portefeuille de Kin alloué à chaque utilisateur permettra ainsi de retracer de manière entièrement sécurisée les retraits, dépôts, et transactions effectuées par le titulaire dudit portefeuille.

Si cette nouvelle monnaie virtuelle est accessible aux adolescents, les parents qui le souhaitent pourront tout de même désactiver le portefeuille de leur progéniture pour éviter ou prévenir les abus.

L'exemple WeChat

L’approche pour laquelle a opté Kik rappelle le positionnement d’une application comme WeChat, extrêmement populaire sur le marché chinois, et ce n’est peut-être pas totalement un hasard, car Tencent le groupe Internet propriétaire de WeChat a déjà investi 50 millions de dollars dans Kik, sur les 120 millions de dollars déjà levés par l’application de messagerie instantanée.

L’une des particularités de WeChat étant précisément de pouvoir accéder et payer une multitude de services, sans jamais sortir de l’application elle-même.

A New York, Uber reconnait avoir “sous-payé” ses chauffeurs pendant plusieurs mois

 

Une “erreur comptable” aurait ainsi permis au groupe Internet “d’économiser” plusieurs dizaines de millions de dollars, mais Uber a assuré qu’il allait rembourser aux chauffeurs concernés les sommes non perçues.

 

Quand il s’agit d’Uber, l’actualité est toujours des plus créatives… Cette fois-ci le groupe Internet, fondé et dirigé par Travis Kalanick (l’homme est aujourd’hui occupé à se refaire une virginité sur les réseaux sociaux après avoir été surpris il y a quelques semaines en train d’insulter l’un de ses chauffeurs de VTC), vient de reconnaitre l’existence d’une “erreur comptable” qui, pendant plusieurs mois sur l’année 2014, a “permis” de ne pas verser plusieurs dizaines de millions de dollars aux chauffeurs new yorkais travaillant à l’époque pour Uber.

Uber-Kalanick-parents
Le P-DG d’Uber, Travis Kalanick, et ses parents.

C’est en mettant en place un nouveau système de facturation qu’Uber se serait aperçu du bug. Selon les termes du contrat de 2014, les chauffeurs se voyaient prélevés de 25% du prix de la course après déduction des taxes. Or, à New York, Uber a calculé son pourcentage sur le prix brut de la course. Conséquence, chaque chauffeur va recevoir environ 900 dollars, soit 800 euros.

Uber-NY-New-York

Nous nous engageons à payer à chaque chauffeur les sommes qui lui reviennent, avec des intérêts, et aussi vite que possible”, a assuré la responsable des opérations aux Etats-Unis, Rachel Holt. 


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Des milliers de lapins Ozimals abattus sur Second Life

Le serveur informatique qui maintenait en vie cette communauté de petits lapins élevés par les internautes sur le “monde virtuel” de Linden Lab, Second Life, a été soudainement débranché samedi 20 mai 2017, suite à des menaces de procès. Retour sur un imbroglio numérique qui laisse des milliers d’internautes orphelins de leurs créatures virtuelles.

 

Apparu en 2003, et presque miraculeusement toujours actif, Second Life est un programme informatique, créé par l’éditeur Linden Lab, qui permet à ses utilisateurs d’incarner des personnages virtuels dans un monde créé par les résidents eux-mêmes.

D’incarner des personnages virtuels mais aussi parfois d’en élever, qu’il s’agisse de personnages, d’univers ou de créatures, à l’instar de ces quelques milliers de lapins Ozimals, nés en 2010, et dont les utilisateurs de la communauté Second Life prenaient grand soin… jusqu’à la semaine dernière.

En pratique, les lapins Ozimals étaient une lointaine déclinaison du concept de Tamagotchi, des petits lapins que l’on pouvait élever et de facto voir grandir.

A ceci prêt que la société qui gérait le serveur informatique sur lesquels étaient hébergés les lapins virtuels (pour garantir tout autant leur provenance que leur authenticité) ferma ses portes en 2016. Depuis, un internaute volontaire officiant sous le pseudonyme de Malkavyn Eldritch avait repris en main la gestion dudit serveur.

ozimals-rabbit-second-life-linden-lab

Tout allait bien, jusqu’au mardi 16 mai 2017, date à laquelle Malkavyn Eldritch a indiqué avoir reçu une injonction judiciaire de la part d’une société revendiquant une propriété intellectuelle sur le design des lapins Ozimals.

Samedi dernier, rapporte la BBC, la mort dans l’âme, Malkavyn Eldritch, a donc annoncé qu’il était obligé de débrancher le serveur informatique qui maintenait jusqu’ici en vie les lapins Ozimals.

Prévenus de la triste nouvelle, certains internautes ont choisi d’offrir à leur meilleur compagnon virtuel, la vie éternelle sous la forme d’une sépulture dans Second Life, quand d’autres ont tout simplement pleuré la perte d’un animal de compagnie.