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Monthly Archives: septembre 2017

La Ville de Paris met la pression sur Airbnb

Alors même qu’un numéro d’enregistrement sera bientôt obligatoire pour toute personne souhaitant mettre en location son appartement sur Airbnb ou un site internet similaire, la Ville de Paris a voté, mardi 26 septembre, un “voeu” visant à abaisser significativement le nombre de nuitées maximum autorisées pour les locations de meublés touristiques. 

 

Selon, Ian Brossat (maire-adjoint PCF chargé du logement) cité par Le Figaro, dans les quatre premiers arrondissements de la capitale “un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens”. Dans ces quartiers, qui ne compte tout de même pas parmi les plus populaires de la Ville de Paris, Airbnb fait son oeuvre.

Un phénomène de société qui favorise la speculation immobilière et fait bondir les responsables d’un secteur hôtelier, pas toujours au niveau, et qui ont longtemps vu en Paris, une formidable rente de situation (Cf. NewZilla.NET du 23 juin 2016).

Après Berlin (Cf. NewZilla.NET du 10 août 2016), après Barcelone, mardi 26 septembre, les élus du Conseil de Paris ont donc adopté un “voeu” visant à abaisser significativement le nombre maximum de nuitées (aujourd’hui fixé à 120) autorisées pour les locations de meublés touristiques.

airbnb-paris

Une décision à double tranchant qui tout en visant à mettre fin aux abus pourrait par la même privé la Ville de paris de toute visibilité concernant un phénomène que plus personne ne peut décemment ignorer.

Les Parisiens louant aujourd’hui tout ou partie de leur appartement pouvant à terme être tenté de ne plus déclarer la location d’un meublé touristique.

Par ailleurs Paris va, dans les six prochains mois, organiser une rencontre avec d’autres grandes métropoles pour “travailler à une régulation concertée”, et lancer un “Observatoire de la location meublée touristique à Paris” avec les élus.

Remous en perspective chez Free après la diffusion de l’émission Cash Investigation

Selon le site Politis, trois responsables de centres d’appels Free (sur les sept que compte le groupe) devraient être amener à quitter leurs fonctions dans les prochaines semaines. 

 

Un directeur général de Free, Maxime Lombardini, qui explique par le menu quand, pourquoi et comment la climatisation a été changée dans l’un des centres d’appels du groupe, mais qui affirme tout ignorer de la centaine de licenciements qui serait intervenue au sein de la même entité…

Une “directrice des centres d’appels” Angélique Gérard qui, côté pile, affirme en public avoir mis en place une “stratégie basée sur l’enchantement” (sic) mais qui, côté face, exprime dans un mail son intention de “liquider” les contestataires, suite à un mouvement social chez Total Call, un centre d’appels Free, basé à Casablanca (Maroc). La même Angélique Gérard qui fait le déplacement du Maroc pour resserrer les boulons au niveau local sur le mode du “chantage à l’emploi”…

Free

Des méthodes de licenciement (parfois retoquées par les Prud’Hommes) à la limite de la légalité… Des licenciements pour “fautes graves” en veux-tu en voilà… Une salariée qui reçoit un avertissement pour avoir été absente après une tentative de suicide… Des méthodes de management “à la hache”…

C’est peu de dire que le dernier de l’émission d’information de France 2, Cash Investigation, diffusé le mardi 26 septembre et disponible ici en replay, n’était pas (comme bien des sites d’information high-tech “spécialisés” en ont complaisamment pris la très malsaine habitude) un monument éditorial à la gloire de Free et de son fondateur Xavier Niel.

L’émission a enregistré un record d’audience -le magazine traitait aussi du cas “Lidl”- et selon le site Politis devrait donc très prochainement entraîner quelques modification dans l’organigramme managérial de Free. Histoire peut-être de faire sauter quelques fusibles et de travailler à bien re-dorer l’image de l’uns des principaux fournisseurs d’accès à Internet en activité en France.


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Google réclame 1,8 milliard de dollars à Uber pour violation de brevet

Nouvelles accusations formulées à l’encontre d’Uber. Cette fois-ci, c’est Google qui monte au créneau par l’intermédiaire de Waymo, sa filiale dédiée au développement de voitures autonomes. Google soupçonne Uber d’avoir tiré profit d’un vol “calculé” de secret industriel au centre duquel se trouverait un certain Anthony Levandowski. Cet ancien ingénieur vedette du projet Google Car est accusé d’avoir dérobé près de 14 000 dossiers confidentiels lors de son départ de Google au début de l’année 2016.

 

Il y a une vie après Google… même si celle-ci peut parfois prendre un tour particulièrement risqué. Prenons l’exemple d’Anthony Levandowski. Au début de l’année 2016, cet ingénieur vedette du projet Google Car quitte le groupe Internet et s’en va fonder Otto, une startup dédiée à la conception de véhicules poids lourds autonomes (Cf. NewZilla.NET du 19 mai 2016).

La dite startup étant rachetée quelques mois plus tard par Uber pour la modique somme de 700 millions de dollars (Cf. NewZilla.NET du 24 août 2016). Mais voilà, problème, pour Google l’ancien employeur de Levandowski, la création d’Otto loin d’être le fruit du hasard serait plutôt la résultante d’un vol de secret industriel massif concernant la technologie Lidar, un système de lasers qui permet de cartographier l’environnement d’un véhicule en temps réel et qui joue un rôle central de l’actuel développement des voitures autonomes.

Un vol "calculé"

Waymo, la filiale de Google dédiée au développement de voitures autonomes a déposé plainte contre Anthony Levandowski, qu’elle soupçonne d’avoir réaliser un vol “calculé” de près de 14 000 dossiers confidentiels, autant d’information dont profiterait aujourd’hui Uber, le groupe Internet s’étant également lancé dans le développement de véhicules autonomes.

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Selon Waymo, ce vol “calculé” aurait ainsi rapporté par ricochet plus d’un demi-milliard de dollars à Uber. Waymo réclame donc à Uber (qui s’est séparé d’Anthony Levandowski au printemps dernier), 1,8 milliard de dollars de compensation pour violation de brevet et vol de secret industriel.

De son côté, Anthony Levandowski se taire aujourd’hui dans le silence. Quant à Uber, qui tente aujourd’hui de se racheter une virginité en France en lançant une grande campagne de communication, le groupe Internet estime que le montant réclamé par la filiale de Google, Waymo, est “astronomique” et non fondé. Les parties ont jusqu’au début du mois d’octobre pour conclure un éventuel accord à l’amiable, faute de quoi tout ce petit monde se retrouvera au tribunal.

Soundcharts analyse la data pour transformer l’industrie musicale

Primée au Midemlab 2017, cette startup créée en 2014 veut devenir le Google Analytics de la musique et vient de finaliser un nouveau tour de table de 2,65 millions d’euros auprès auprès d’Alven Capital, de Kima Ventures et de Global Founders Capital.

 

Après Soundcloud et Spotify, Soundcharts vient d’inscrire son nom au palmarès du Midemlab 2017. De quoi gagner en visibilité pour cette startup créée en 2014 et dont le but affiché est de changer les méthodes de travail dans une industrie musicale dont le fonctionnement reste aujourd’hui encore très artisanal.

La méthode Soundcharts? Pour connaitre la “valeur” d’un artiste, traquer l’intégralité des datas de diffusion, d’écoute et et d’achat des oeuvres d’un artiste, et mettre ces données au service de tout le monde en temps réel sur un dashboard.

Une méthode qui séduit semble-t-il clients (ils seraient 250 à ce jour, dans 23 pays), et investisseurs puisqu’après un premier financement de plus de 300 000 euros, Soundcharts vient de lever 2,65 millions d’euros auprès auprès d’Alven Capital, de Kima Ventures et de Global Founders Capital.

Cette nouvelle étape devrait permettre à Soundcharts de renforcer sa présence à l’internationale en ouvrant notamment des d’ici à la fin de l’année des bureaux à Londres, New York et Los Angeles.

soundcharts

Soundcharts, est donc une plateforme SaaS qui permet à l’industrie musicale d’agréger et d’analyser toutes les datas existantes sur les artistes actuels et en devenir.

Pour l’heure, cette solution de big data séduit les artistes, leur entourage (éditeur, manager) et des maisons de disques comme Universal Music Sonic Music et quelques indépendants.

Mais à terme, Soundcharts ambitionne d’élargir son audience aux marques et aux diffuseurs, précise son fondateur, David Weiszfeld (ancien directeur du développement international Universal Music) interrogé par le site spécialisé FrenchWeb.

Facebook, réseau social à but non lucratif

Enfin, pas tout à fait quand même… Mais, à partir du 25 septembre, Facebook commencera à déployer en France et en Europe plusieurs fonctionnalités dédiées au don à caractère caritatif. Une bonne nouvelle pour les ONG et autres organisations humanitaires. 

 

Voilà qui aurait très certainement pu être très utile pour venir en aide aux victimes de l’ouragan Irma qui a récemment frappé les Antilles. A partir du 25 septembre prochain, Facebook va commencer à déployer en France et dans 16 pays européens plusieurs fonctionnalités déjà disponibles sur la version américaine du réseau social.

Ces nouveaux outils, dédiés au don à caractère caritatif, prendront plusieurs formes. Tout d’abord, il ne sera possible de les utiliser que sur les Pages Facebook à but non lucratif, comme l’indique le réseau social sur sa page d’explication.

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En pratique, il s’agira d’un bouton dédié “Faire un don” qu’il sera possible d’insérer sur une page Facebook, sous un post et/ou un évènement Facebook Live.

Autre fonctionnalité, “Facebook Fundraisers” un outil dédié, comme son nom l’indique, à la mise en place de campagnes de collectes de fonds.

Cet outil permettra à des internautes, utilisateurs du réseau social, de lever eux-mêmes des fonds pour des associations sur Facebook, en créant des pages dédiées à une cause.