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Monthly Archives: septembre 2017

L’intelligence artificielle au risque d’une troisième guerre mondiale

C’est l’une des dernières obsessions d’Elon Musk (P-DG de Space X et de Tesla), et au vu des récentes déclarations de quelques grands leaders internationaux, à commencer par Vladimir Poutine, on ne saurait lui donner tort. 

 

L’intelligence artificielle, ce n’est pas que le Watson d’IBM, c’est aussi un enjeu géopolitique de première importance. Le gouvernement français l’a bien saisi qui s’apprête à lancer en collaboration avec le mathématicien Cédric Villani un grand plan d’action sur le sujet.

La Chine, de son côté affiche de très fortes ambitions, en affirmant vouloir devenir l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle à l’horizon 2030.

Les grands groupes Internet sont également à l’oeuvre, à l’instar d’un Google qui va précisément recruter en Chine (pays où le moteur de recherche est encore interdit) ses futurs spécialistes de l’intelligence artificielle.

Les Etats-Unis pourraient paradoxalement marquer le pas en la matière dans les prochaines années, lestés qu’ils sont aujourd’hui par la politique d’une Administration Trump qui peine à en comprendre les enjeux.

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Quant à la Russie, si elle ne peut prétendre, à ce stade, rivaliser d’un point de vue technologique avec les Etats-Unis ou la Chine encore a-t-elle la chance d’avoir en son président, Vladimir Poutine, un leader qui semble au fait des enjeux à venir.

“L’intelligence artificielle, c’est l’avenir”, a déclaré récemment le président russe. “C’est l’avenir, non seulement pour la Russie, mais pour toute l’espèce humaine. L’intelligence artificielle générera des opportunités de croissance et de développement absolument phénoménales mais aussi des risques imprévisibles. Celui, comprenez le pays, qui deviendra leader en la matière, deviendra le maître du Monde”.

Des paroles qui ne sont pas pour rassurer Elon Musk (P-DG de Space X et de Tesla). L’ingénieur et chef d’entreprise n’étant jamais avare d’une prédiction considère en effet aujourd’hui que le développement de l’intelligence artificielle s’il n’est pas maitrisé, structuré et canalisé pourrait déboucher sur un nouveau conflit mondial.

Comment Facebook veut séduire l’industrie musicale

Le réseau social serait actuellement en négociation avec les principaux acteurs de l’industrie musicale pour permettre à ses utilisateurs d’inclure “librement” (et sans risque de procès pour violation de la propriété intellectuelle), des musiques et des chansons dans les vidéos qu’ils mettent en ligne sur Facebook. 

 

Pour Facebook, qui se voit aujourd’hui à juste titre comme un très sérieux concurrent à YouTube (la plate-forme de vidéos en ligne de Google), l’enjeu est d’importance.

Facebook aurait entamé des négociations avec les plus grands labels de l’industrie musicale. Objectif de ses pourparlers qui, selon le site Bloomberg, durent depuis plusieurs mois, permettre à ses utilisateurs d’inclure “librement” (et sans risque de procès pour violation de la propriété intellectuelle), des musiques et des chansons dans les vidéos qu’ils mettent en ligne sur Facebook.

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Pour ce faire Facebook, proposerait tout à la fois une paix des braves en promettant d’un côté de développer une solution technologique permettant d’identifier toute diffusion et toute utilisation illégale de contenus, et de l’autre en offrant à l’industrie musicale une enveloppe de plusieurs centaines de millions de dollars, destinée à faire taire les potentielles récriminations.

Pour l’industrie musicale, ce qui s’apparente tout de même à un pacte faustien, n’en constituerait pas moins à court terme, une nouvelle source de revenus dans un contexte économique porteur (les ventes de musique ont progressé de 5,9% en 2016, source IFPI) soutenu par la croissance de services payants d’écoute en streaming tels que Spotify ou Apple Music.

La seconde vie des cabines téléphoniques

Appelées à disparaître dès 2018, les 5450 cabines téléphoniques encore en activité sur le territoire français pourraient connaître des destins contrastés. 

 

Il y a 20 ans, on en comptait encore 300 000 et elles généraient alors plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais c’était il y a 20 ans, à une époque où la téléphonie mobile était loin d’être ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

Et précisément aujourd’hui il ne reste plus que 5450 cabines téléphoniques encore en activité sur le territoire français. Un parc de cabines dont la fréquentation a baissé de 90% entre 2012 et 2015 et qui génère aujourd’hui près de 10 millions d’euros de pertes pour l’opérateur Orange.

Ce faisant, grâce à la toute récente loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (on notera au passage l’absence de l’expression “service public” dans cet intitulé), Orange peut désormais en toute légalité procéder au démantèlement de son parc de cabines téléphoniques, ce qui sera fait dès l’année prochaine.

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D’où cette grande question… Que vont devenir tous ces équipements? Certaines cabines seront purement et simplement recyclées, mais d’autres connaîtront, semble-t-il, des destinées plus heureuses.

Installation artistique

A l’instar de celles qui se verront transformées en mini-bibliothèques (pour plus de 1200 d’entre elles), ou bien encore, affront suprême, en station de recharge pour… téléphone portable.

D’autres deviendront des galeries d’art ou, comme ce fut le cas à Nantes en 2016, serviront de théâtre à des installations artistiques. Et deviendront par la même des cabines téléphoniques aquarium.

Polygram, un réseau social basé sur la reconnaissance faciale (VIDEO)

Lancé à la toute fin du mois d’août, ce nouveau réseau social analyse nos réactions à une image, à un post, ou à une vidéo et les transforme en emoji.

 

Aujourd’hui sur les réseaux sociaux le taux d’engagement se mesure selon les cas en “likes” ou en “retweets”. Polygram, un tout nouveau réseau social (disponible pour le moment uniquement sur iOS) se propose de pousser l’analyse comportementale un peu plus loin en décryptant grâce à la technologie biométrique de reconnaissance faciale, nos émotions pour les transformer in fine, en emoji(s).

Avec Polygram plus question donc d’attribuer un “like” pour le plaisir ou pour faire plaisir, même si l’on n’en pense pas moins.

Colère, attentisme, surprise, joie et bonheur, grâce à l’intelligence artificielle nos émotions sont maintenant directement traduites en langage emoji, ce qui devrait permettre (malgré le caractère quelque peu intrusif d’une telle option) de dégager un taux d’engagement reposant sur une extrême sincérité.

Protection de la vie privée

Nombre de consultations, nombre d’ouvertures d’un fichier, durée de la consultation d’un post, d’une photo ou d’une vidéo, avec Polygram le mobinaute ne triche plus et ne peut plus dissimuler ses émotions. De son côté Facebook, travaillerait à l’intégration d’une fonctionnalité similaire après avoir racheté récemment une startup du nom de FacioMetrics.

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Mais s’il peut se montrer intrusif Polygram offre également la possibilité aux créateurs de contenus de protéger leur posts de toute capture d’écran, ce qui n’est pas non plus négligeable.

Quand les banques planchent sur le lancement d’une crypto-monnaie

Tout d’abord défiantes et méfiantes vis-à-vis de la “blockchain” et de l’émergence de crypto-monnaies comme le Bitcoin ou l’Ethereum, les grands établissements financiers semblent aujourd’hui beaucoup moins sceptiques sur ce sujet. Certains d’entre eux prévoyant même de lancer leur propre crypto-monnaie, dès la fin de l’année 2018. 

 

Selon le Financial Times, une nouvelle crypto-monnaie (une de plus serait-on tenté de dire) sera lancée à la fin de l’année 2018 par six des plus grandes banques mondiales, dont la Barclays, le Crédit Suisse et la HSBC.

L’USC, c’est le nom de cette nouvelle devise, vise a améliorer l’efficacité des transactions financières. Elle sera utilisée pour effectuer des règlements instantanés et des opérations de compensation de valeurs mobilières.

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En pratique, l’USC devrait pouvoir être échangée contre de l’argent traditionnel auprès des banques centrales (ce qui n’est aujourd’hui pas le cas du Bitcoin par exemple). A la base, l’USC (pour “Utility Settlement Coin”) est un projet initié par la banque suisse UBS, très vite rejointe par la Deutsche Bank et la banque Santander.

(source Financial Times).

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