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Monthly Archives: novembre 2017

Piratage Yahoo! / Karim Baratov reconnaît avoir travaillé pour le FSB

 

Extradé aux Etats-Unis cet été, le jeune (22 ans) pirate informatique canadien, et né au Kazakhstan, a décidé de plaider coupable de neuf chefs d’accusation (dont ceux de conspiration dans le but de commettre une fraude informatique et de vol d’identité). Il risque 20 ans de prison.

 

Un “hacker à louer”. C’est ainsi que les autorités américaines décrivent Karim Baratov, un Canadien de 22 ans, arrêté en mars dernier dans le cadre de l’enquête sur le piratage massif de Yahoo! en 2014. Piratage qui, selon Yahoo!, concernerait au moins 500 millions d’utilisateurs du groupe Internet. 

Un “hacker à louer” qui dans le cadre de cette opération et de quelques autres n’auraient pas hésité, selon les autorités américaines, à coopérer (contre rétribution) avec le FSB, digne successeur dans le monde du renseignement de KGB de l’époque communiste. 

Karim-baratov
Karim Baratov, avant son arrestation.

A la demande de Dmitry Dokuchaev et Igor Sushchin, deux agents du FSB, Karim Baratov (aussi connu sous le pseudonyme de “Kay”) aurait procédé au piratage de plus de 80 comptes.

Des comptes qui, en l’espèce, n’étaient pas hébergés chez Yahoo! mais chez Google, ou Yandex, le groupe Internet russe)dans le but d’espionner des journalistes russes, des responsables gouvernementaux russes et américains, ainsi que des personnalités des milieux d’affaires. 

Pour parvenir à ses fins, le jeune hacker aurait eu recours à une classique technique de phishing consistant à envoyer aux futures victimes des messages se faisant passer pour Google ou Yandex, afin de leur soutirer leurs mots de passe.


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Uber creuse ses pertes, mais augmente son chiffre d’affaires

 

Selon des documents transmis à plusieurs actionnaires d’Uber (et cités par Bloomberg), le groupe Internet (toujours non coté en bourse) a perdu 1,46 milliard de dollars au troisième trimestre (contre une perte de 1,06 milliard au second trimestre). Dans le même temps son chiffre d’affaires passait sur trois mois de 1,66 à 2 milliards dollars. 

 

Toujours plombé par les scandales, qu’il s’agisse du piratage des données personnelles de 57 millions d’utilisateurs ou d’accusations d’espionnage industriel, pour n’en citer que quelques uns, Uber ne peut toujours pas compté sur ses résultats financiers pour redresser la tête.

En effet, selon Bloomberg qui cite des documents fournis aux actionnaires du groupe Internet, si les réservations ont augmenté de 11,5% au troisième trimestre et si le chiffre d’affaires net a progressé de 14% sur cette période, Uber a une nouvelle fois creusé des pertes qui atteignent désormais 1,46 milliard de dollars sur les trois derniers mois contre 1,06 milliard de dollars au trimestre précédent.

Uber

Malgré tout, une entrée en Bourse demeurerait envisageable pour 2019 et Uber conserve la confiance de certains de ses investisseurs historiques.

A commencer par le conglomérat Internet-Télécoms japonais Softbank qui, associé à trois fonds d’investissement (Dragoneer, TPG et surtout Sequoia Capital) et au groupe chinois Tencent, propose actuellement d’acheter des actions Uber au prix unitaire de 32,96 dollars, c’est-à-dire sur la base d’une valorisation à 48 milliards de dollars du groupe Internet.


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Uber après le piratage de données, l’espionnage industriel ?

 

Le procès qui oppose Waymo, la filiale de voitures autonomes de Google/Alphabet à Uber suite au rachat (suspicieux pour Google) d’Otto (Cf. NewZilla.NET du 26 septembre 2017) vient d’être reporté. Motif? Une nouvelle pièce versée au dossier accuse Uber d’avoir mis en place une unité spéciale dédiée à l’espionnage industriel de la concurrence mais aussi des autorités de régulation. 

 

C’est un document qui fait l’effet d’une bombe. Dans une lettre, rédigée par son avocat, un ancien employé (mais toujours consultant) d’Uber, Richard Jacobs, accuse le groupe Internet d’avoir mis en place une structure secrète baptisée Marketplace Analytics.

Jusque là rien de répréhensible si ce n’est que cette structure serait en fait une unité spéciale dédiée à l’espionnage industriel et utilisant des moyens, disons quelque peu, particuliers.

Marketplace Analytics est un système conçu “expressément dans le but d’acquérir des secrets industriels, du code et des informations sur la concurrence”, raconte Richard Jacob dans son courrier.

waymo-uber

Au programme des serveurs informatiques secrets, le recours à une messagerie chiffrée pour garantir la confidentialité des échanges, des formations pour apprendre à réagir en cas d’interrogatoire mais aussi la collaboration d’anciens agents de la CIA, embauchés par plusieurs sociétés de sous-traitance spéciales, comme le rapporte le Los Angeles Times

Pour Uber, ou plutôt pour les avocats d’Uber, “aucun élément du témoignage de Richard Jacobs ne change le fond de l’affaire, l’ex-employé ayant lui-même déclaré qu’il n’avait pas connaissance de secrets industriels dérobés à Waymo”.

“La pièce (…) révélée partiellement aujourd’hui (mardi) au tribunal est importante et troublante”, indique un porte-parole de Waymo.

Quant au juge de San Francisco chargé de l’affaire, il explique désormais ne plus pouvoir  “croire un mot des avocats d’Uber dans ce procès”.  


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WeWork rachète Meetup

 

Le groupe spécialisé dans la location d’espaces de travail rachète le réseau social créé en 2002 pour un montant avoisinant les 200 millions de dollars. 

 

WeWork va bien. Comment pourrait-il en être autrement pour un groupe (dont la valorisation virtuelle flirte avec les 20 milliards de dollars) qui est parvenu à lever plus de 9,8 milliards de dollars depuis sa création en 2011, et plus particulièrement 4,4 milliards de dollars de la part du groupe japonais SoftBank en août 2017.

Cette semaine, WeWork (désormais présent dans 58 ville set 21 pays dans le monde) continue de faire son marché et vient de mettre la main sur Meetup. Montant de la transaction? Autour des 200 millions de dollars.

WeWork-meetup

Sur le papier les deux services peuvent paraître complémentaires, même s’ils semble animer par des objectifs et une mentalité qui sont loin d’être identiques.

L’un, surfant sur la grande mode du co-working, loue des espaces de travail (ou espaces de bureaux partagés) quand l’autre table depuis plus de 15 ans sur un sentiment communautaire en fédérant les internautes (15 000 évènements par jour / 600 000 rassemblements par mois), autour de passions et d’intérêts communs.

wework-meetup

Alors que va devenir Meetup? “La réponse la plus honnête que nous puissions donner est qu’aucun changement n’est prévu pour le moment”, affirme la société sur son site Internet.

A priori, l’objectif reste le même, avec ses 200 collaborateurs la plate-forme, et son application mobile espère séduire près d’un milliard d’utilisateurs à l’horizon. Ambitieux certes, mais quand on rejoint un groupe comme WeWork, on ne compte pas, ou plutôt, on ne compte plus…


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Le cours du bitcoin passe la barre des 10 000 dollars

 

La valeur de la crypto-monnaie a doublé en un mois. La bulle spéculative autour du bitcoin tourne désormais à plein régime, et son éclatement n’en est que plus probable.

 

Le bitcoin comme valeur refuge? Les nouveaux convertis qui se ruent actuellement sur cette monnaie virtuelle feraient peut-être bien d’y regarder à deux fois avant d’y investir toutes leurs économies.

Mardi 28 novembre 2017, en fin de matinée, le cours du bitcoin a dépassé le dépassé le seuil symbolique des 10 000 dollars.

Une évolution spectaculaire pour une crypto-monnaie créée en 2009 à partir de rien par un groupe de développeurs anonymes, quelques mois tout juste après la crise des subprimes et sur les ruines d’un système financier alors en lambeaux.

bitcoin

Encore plus spectaculaire si l’on pense qu’en à peine un mois la valeur du bitcoin a été multipliée par deux et par 10… depuis le début de l’année 2017.

Seulement voilà, si des dizaines de milliers de sites Internet accepte désormais le bitcoin comme moyen de paiement, encore faut-il garder à l’esprit que cette monnaie virtuelle n’est en rien liée à un quelconque banque centrale. Et que par voie de conséquence le bitcoin se caractérise par sa volatilité.

bitcoin-bubble-bulle

Quant aux Etats, ils accueillent le phénomène avec prudence. Si le Japon accepte le bitcoin comme moyen de paiement, le succès grandissant de la monnaie virtuelle n’amuse pas outre mesure les autorités chinoises, et certains pays, à l’instar du Maroc, décident d’en interdire l’utilisation.


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