Accueil / 2017 (page 5)

Yearly Archives: 2017

Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram bientôt interdits aux moins de 16 ans?

 

C’est le souhait de l’actuelle garde des Sceaux Nicole Belloubet. La ministre de la justice a proposé mercredi 13 décembre 2017 d’imposer une autorisation parentale aux mineurs de moins de 16 ans qui veulent s’inscrire sur un réseau social. 

 

Au moment où Facebook reconnait être néfaste pour la santé mentale de certains de ses utilisateurs, au moment où Facebook segmente son offre en proposant notamment une version de son Messenger (Messenger Kids) pour les enfants (Cf. NewZilla.NET du 5 décembre 2017)… en France, le gouvernement, et plus particulièrement la ministre de la Justice Nicole Belloubet, réfléchit à la mise en place d’une procédure d’autorisation parentale pour les moins de 16 ans qui souhaiteraient s’inscrire sur un réseau social.

Une mesure, qui s’inscrirait dans le cadre de la législation sur les données personnelles, aurait pour objectif tout à la fois d’assurer une meilleure protection des mineures sur Internet mais aussi de mieux contrôler ce que est fait par les réseaux sociaux de leurs données personnelles.

instagram-snapchat-facebook-twitter

“Les mineurs de moins de seize ans seront mieux protégés parce qu’il faudra l’autorisation des titulaires de l’autorité parentale pour qu’on puisse consentir au traitement de leurs données par les services tels que les réseaux sociaux”, a déclaré la garde des Sceaux devant des journalistes.

La mise en place d’une telle mesure parait néanmoins en l’état assez compliquée. D’une part, parce que les adolescents n’aiment rien d’autre que de transgresser les règles (avant quelques années plus tard de rentrer dans leur très grande majorité docilement dans le rang).

Et d’autre part parce qu’un réseau social comme Facebook (où rien n’est plus facile aujourd’hui que de s’inscrire sous une fausse identité) interdit déjà en théorie toute inscription à des internautes de moins de 13 ans et supprime tous les comptes signalés (mais encore faut-il qu’ils le soient) contrevenant à cette règle.


Vous avez aimé cet article? NewZilla.NET a besoin de VOUS. Cela mérite une explication. On vous explique tout ICIMerci pour votre soutien et pour votre fidélité à NewZilla.NET.

Pour la justice européenne Uber est une simple société de transport

 

Désormais potentiellement soumise à la même réglementation que les taxis.

 

Nouveau coup dur pour le groupe Internet Uber. La Cour de justice de l’Union européenne a tranché.

Mercredi 20 décembre la juridiction qui fait autorité au niveau du droit européen, a jugé qu’Uber, en tant que service de réservation de voitures avec chauffeur (VTC) relève du domaine des transports.

Le groupe Internet pourrait à ce titre (si les Etats membres de l’UE le souhaitent) être soumis à la même réglementation que pour les taxis.

uber-cjue-europe-europ

“Cet arrêt ne changera pas les choses dans la plupart des pays de l’UE où nous opérons déjà dans le cadre de la législation sur les transports. Cependant, des millions d’Européens sont toujours empêchés d’utiliser des applications comme la nôtre”, indique Uber dans un communiqué.

“Il est approprié de réguler des services comme Uber, et donc nous poursuivrons le dialogue avec des municipalités dans toute l’Europe.”

“Cette décision conforte la détermination du gouvernement à mettre en oeuvre une régulation efficace de l’activité de VTC, en faveur à la fois de la sécurité des clients, des conditions de travail des chauffeurs et d’une concurrence loyale entre les acteurs”, a pour sa part commenté la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Il y a fort à parier que chez Uber, le chargé des relations institutionnelles, ne devrait pas pouvoir prendre beaucoup de vacances dans les prochains mois.


Vous avez aimé cet article? NewZilla.NET a besoin de VOUS. Cela mérite une explication. On vous explique tout ICIMerci pour votre soutien et pour votre fidélité à NewZilla.NET.

Une campagne de crowdfunding pour sauver les archives de Gawker.com

 

Et empêcher son fossoyeur, Peter Thiel, de mettre la main sur les archives de ce site Internet pour les enterrer pour de bon. 

 

En 2016, Peter Thiel (Cf. NewZilla.NET du 26 mai 2016), le milliardaire conservateur, co-fondateur de PayPal, conseiller de Donald Trump, et administrateur historique de Facebook, réalisait l’un de ses rêves cachés: couler financièrement, c’est-à-dire acculer à la faillite l’un des sites Internet les plus sulfureux, dérangeants, mais aussi pertinents du web outre-Atlantique, à savoir Gawker.com.

Officiellement, il reprochait à Gawker.com de l’avoir “outer” (Thiel n’assumant pas alors son homosexualité), mais officieusement ce sont révélations par Gawker.com de ses piètres facultés de businessman (en dehors de l’aventure PayPal) et de l’échec de certains de ses investissements qui énervait encore plus Peter Thiel.

Le milliardaire a donc financé en sous-main le procès d’une star du catch Hulk Logan pour faire couler le média.

Or aujourd’hui, il semblerait que non content de son forfait, Peter Thiel veuille maintenant mettre la main sur les derniers actifs du site, à commencer par ses archives, pour mieux les enterrer et les tenir à jamais très éloignées de la vue du public.

Thiel-gawker

Pour mémoire, s’il n’était pas parfait et s’il a pu parfois franchir la ligne rouge en terme de ligne éditoriale, Gawker.com fut l’un des premiers sites à évoquer des affaires qui font aujourd’hui la une des journaux comme les écarts de conduite de telle ou telle célébrité.

Avec, ce qui est impardonnable aux yeux de quelqu’un comme Thiel, une préférence affichée pour la couverture sans filtre de l’actualité de la Silicon Valley via son blog dédié ValleyWag..

Pour éviter que les archives de Gawker.com ne tombent dans les mains d’un Peter Thiel, plusieurs anciens collaborateurs (une douzaine) du site d’information viennent de lancer sur Kickstarter une grande campagne de crowdfunding pour surenchérir sur l’offre de Peter Thiel et l’empêcher de parvenir à ses fins.

Ils espèrent ainsi pouvoir réunir près de 500 000 dollars. Une entreprise salvatrice pour lutter contre l’un de plus grands ennemis déclarés de la liberté de la presse aux Etats-Unis. Il reste encore 20 jours pour atteindre l’objectif fixé et ils n’ont pour l’instant collecté que 79 229 dollars auprès de 1315 contributeurs.


Vous avez aimé cet article? NewZilla.NET a besoin de VOUS. Cela mérite une explication. On vous explique tout ICIMerci pour votre soutien et pour votre fidélité à NewZilla.NET.

L’addiction aux selfies? Une maladie mentale

 

Le “selfitis”, c’est-à-dire l’addiction aux selfies, vient d’être identifiée comme une véritable maladie mentale par un groupe de chercheurs indiens et britanniques.

 

Quel est votre degré d’addiction aux selfies? Vous en prenez pour régler vos achats? Pour vous identifier sur Facebook? Ou juste pour poser devant une baleine morte?

Selon une étude réalisée par l’université de Nottingham Trent au Royaume-Uni et la Thiagarajar School of Management en Inde il existe trois degrés d’addiction aux selfies : à risque (prendre des photos de soi-même au moins trois fois par jour sans les poster sur les réseaux), sévère (prendre des photos de soi-même au moins trois fois par jour et toutes les poster sur les réseaux) et chronique (une envie incontrôlable de prendre des photos de soi-même tout au long de la journée, et les poster ensuite sur les réseaux plus de six fois par jour).

Emmanuel-Macron-selfie

Pour les chercheurs, l’addiction aux selfies relève de la maladie mentale.

“Typiquement, les personnes qui souffrent de cette condition ont très peu confiance en eux et essayent de s’intégrer au groupe de leurs pairs”, explique le chercheur Janarthanan Balakrishnan The Independent. “Ils peuvent manifester des symptômes similaires à d’autres comportements potentiellement addictifs.”


Vous avez aimé cet article? NewZilla.NET a besoin de VOUS. Cela mérite une explication. On vous explique tout ICIMerci pour votre soutien et pour votre fidélité à NewZilla.NET.

La CNIL met en demeure WhatsApp pour transmission illégale de données personnelles

 

Rachetée en 2014 par Facebook, la start-up transmet aujourd’hui certaines données personnelles de ses 10 millions d’utilisateurs français au réseau social, à des fins de ciblage publicitaire, de sécurité, d’évaluation et d’amélioration des services (« business intelligence »). En toute illégalité selon la CNIL. 

 

“Il a été constaté que WhatsApp transmet effectivement à Facebook des données concernant ses utilisateurs à des fins de « business intelligence » et de sécurité. Sont ainsi partagées des informations sur les utilisateurs telles que leur numéro de téléphone ainsi que des informations relatives à leurs habitudes d’utilisation de l’application”, relève la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés).

“Si la finalité de sécurité peut être regardée comme essentielle au bon fonctionnement de l’application, il en va différemment de la finalité de « business intelligence » qui via l’analyse du comportement des utilisateurs de l’application, vise à améliorer ses performances et à optimiser son exploitation.”

La Présidente de la CNIL a donc estimé que la transmission de données de WhatsApp vers Facebook pour cette finalité de « business intelligence » ne reposait sur aucune des bases légales qu’exige, pour tout traitement, la loi informatique et libertés.

WhatsApp-Facebook-Cnil

Par ailleurs, la CNIL estime que le consentement des utilisateurs, c’est-à-dire l’autorisation qu’ils donnent à la transmission de leurs données personnelles vers Facebook, n’est pas libre car “le seul moyen de s’opposer à la transmission des données pour la finalité accessoires de « business intelligence » est de dés-installer l’application”, note la CNIL.

Autre problème majeur, le fait que WhatsApp n’est pas daigné répondre favorablement à certaines demandes d’information formulées par la CNIL.

Ainsi, les services de la CNIL ont-ils demandé à plusieurs reprises à WhatsApp de leur communiquer un échantillon des données des utilisateurs français transmises à Facebook.  Or, la société a indiqué ne pas être en mesure de fournir ces informations dans la mesure où, étant installée aux Etats-Unis, elle s’estime uniquement soumise à la législation de ce pays.

En conséquence, la Présidente de la CNIL a donc décidé de mettre en demeure WhatsApp de se conformer à la loi dans un délai d’un mois.


Vous avez aimé cet article? NewZilla.NET a besoin de VOUS. Cela mérite une explication. On vous explique tout ICIMerci pour votre soutien et pour votre fidélité à NewZilla.NET.

EN - FR - DE - HI - ID - IT - JA - KO - FA - ES