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Jean-Michel Blanquer confirme l’interdiction du téléphone portable à l’école dès la rentrée 2018

 

Le ministre de l’Education nationale était, dimanche 28 janvier, l’invité de l’émission “Questions politiques” de France Inter, Le Monde et France Info. Extraits de son intervention.

 

“Il y a de plus en plus d’études qui nous montrent que les phénomènes d’addiction aux écrans sont très problématiques pour les élèves. C’est particulièrement vrai pour les plus petits, mais cela reste vrai au collège. Vous avez aujourd’hui des collèges qui interdisent déjà le portable et qui s’en portent très bien. Dans certains établissements où “ce n’est pas le cas, là où autrefois on pouvait voir des enfants jouer au football, à chat ou à la marelle, vous ne le voyez plus, vous voyez (des enfants) rivés sur leurs téléphones portables.”

“Alors oui, nous allons interdire le téléphone portable d’une manière générale dans tous les établissements. Quand je dis cela, on me dit qu’il peut aussi y avoir un usage pédagogique du portable. C’est tout à fait vrai”, poursuit Jean-Michel Blanquer. Mais l’arbre de l’argument pédagogique ne doit pas cacher la forêt des autres usages.

Car, “à côté de cela nous avons des usages qui posent problème, comme du harcèlement sur les réseaux sociaux, comme des consultations de sites pornographiques, comme des enfants qui filment des choses qu’ils ne devraient pas filmer et qui sont ensuite diffusées. Tous ces phénomènes sont graves ; nous devons les regarder en face. C’est populaire ou ça ne l’est pas, peu importe, il faut le faire, et donc ce sera fait”, explique le ministre.

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Mais, en pratique, comment mettre en place une telle mesure? “Il y a une dimension juridique et une dimension pratique”, détaille Jean-Michel Blanquer. “A la rentrée l’interdiction sera une réalité nationale sur laquelle tous les chefs d’établissements pourront s’appuyer.”

Concrètement, cela veut dire que les élèves ne pourront pas utiliser leurs portables en classe, une disposition qui est déjà dans le Code de l’Education, “mais aussi dans la cours de récréation et dans l’établissement en général”.

“Pour appliquer cette mesure nous proposerons plusieurs solutions pratiques, indique le ministre, certaines peuvent être très simples d’autres plus élaborées comme les casiers. Mais il n’y aura surement pas une solution technique unique, ce sont les chefs d’établissement qui choisiront”, ce qui leur convient le mieux.


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Sale temps pour les “social media influencers”

 

Echaudé par les sollicitations intempestives de blogueurs, d’Instagramers, de YouTubers et de pseudos “social media influencers”, le directeur d’un hôtel 5 étoiles de Dublin (Irlande) a tenu à clarifier les choses sur la page Facebook de son établissement.

 

“Je suis tellement dégoutée de devoir vous parler de ça. Ca me rend vraiment malade. Mais du haut de mes 22 ans, d’une fille de 22 ans qui gère sa petite entreprise depuis chez elle, je ne pense pas avoir fait quoique ce soit de mal ou de déplacé. Que les choses soient bien claires: depuis que je fais ça, je n’ai jamais eu de réponses comme çà, je veux dire, de réponses aussi méchantes et aussi malpolies de la part d’hôtels, de marques ou de qui que ce soit.”

Qui parle? Elle Darby. Elle Darby est une jeune britannique qui s’imagine “travailler” en tant de “blogger”, ou “vlogger”, et qui n’est en fait que l’un de ces parasites qui (inconsciemment ou non, la question reste posée) tirent profit de la crédulité de leurs interlocuteurs à l’ère des médias sociaux.

Elle-Darby

Elle Darby publie habituellement sur YouTube et sur Instagram où, à l’instar de n’importe quelle sous-Nabilla ou sous-sous Kim Kardashian (ce qui situe le niveau de ses interventions), elle fédère autour de ses contenus une “communauté” de quelques dizaines de milliers de fans, d’abonnés et/ou d’internautes adolescent(e)s pré-pubères. 

En temps normal, la principale activité de personnes comme Elle Darby consiste à abuser de la bêtise de marques ou d’établissements de luxe, qui consentent à lui envoyer des produits ou à la recevoir à titre gracieux en échange… d’un post sur Instagram ou d’une vidéo sur sa chaîne YouTube (un peu plus de 100 000 abonnés).

Elle-Darby

En temps normal… Car tout allait bien jusqu’à ce que dernièrement Elle Darby contacte le White Moose Café, un hôtel 5 étoiles de Dublin où elle ambitionnait de passer quelques jours (pour la Saint-Valentin) “aux frais de la princesse” avec son petit ami du moment “en échange de…”, on connait la suite.

Mais pour Elle Darby, les choses ne sont pas passées comme prévu.

Un peu échaudé par la démarche de notre “blogger/vlogger”, le directeur de l’établissement, Paul Stenson, a tenu à répondre personnellement sur la page Facebook du White Moose Café à la requête qui lui était faite en prenant soin, dans le même temps, de publier (en ne révélant pas son identité) le mail qui lui avait été envoyé par la jeune britannique. Et sa réponse fut des plus explicites. Extraits.

“Chère “Social Influencer”. Merci pour votre mail me proposant de vous héberger gratuitement au White Moose Café en échange d’un peu de visibilité sur votre compte Instagram. A défaut de dignité et d’amour-propre il faut, il est vrai, un certain culot pour envoyer ce type de mail”.

(…) “Alors, je vous pose la question, si je vous laisse séjourner gratuitement dans notre hôtel en échange d’une vidéo, qui va payer notre personnel? Qui va payer le personnel de ménage qui s’occupera de votre chambre? Les serveurs qui vous apporteront le petit-déjeuner? Le réceptionniste qui fera votre check-in? Qui paiera pour le chauffage et l’électricité?”

(…) “Peut-être devrais-je expliquer aux membres du personnel qu’au lieu d’être payer ils devraient juste accepter d’avoir l’insigne honneur de figurer dans l’une de vos vidéos?”

Elle-Darby

A la lecture de ce message les internautes, qui sont autant de Sherlock Holmes en herbe, n’ont pas tardé à découvrir qui se cachait derrière la “blogger/vlogger” mise en cause.

Et pour que les choses soient bien claires une fois pour toutes, Paul Stenson a récemment mis en ligne un nouveau message stipulant que les “bloggers” et autres pseudos “social media influencers” n’étaient pas les bienvenus au White Moose Café.

Après, “et c’est juste une idée”, suggère malicieusement Paul Stenson en s’adressant aux destinataires du message, “peut-être que si vous vous mettiez à travailler comme tout le monde vous pourriez avoir un jour les moyens de vous payer des services de qualité, comme tout le monde”. 

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Quant à Elle Darby, elle… s’est fendue d’une (interminable) vidéo lacrymale doublée d’une insoutenable indécence, de plus de 17 minutes, dans laquelle elle explique “ne pas comprendre ce qui lui arrive et s’être sentie, insultée et humiliée, comme jamais”.

Elle-Darby

Le bon point, pour Elle Darby, c’est que si elle doit encore faire face aux insultes des internautes pour quelques jours ou quelques semaines, cette vidéo lui aura permis d’exploser ses statistiques d’audience en enregistrant plus de 2,5 millions de “vues” (contre quelques dizaines de milliers d’habitude). Et de décrocher son petit instant warholien.

De son côté, quelque peu taquin, Paul Stenson, s’est même amusé à lui présenter la facture (4,3 millions d’euros tout de même) pour la publicité indirecte qui lui a été faite par cette affaire (114 articles de presse, sans compter celui-ci, dans 20 pays avec une audience potentielle de 450 millions de personnes).

Dans toute sa vacuité, cette histoire n’est en fait que le symptôme pathétique d’un monde qui en même temps qu’il vomit les journalistes et les producteurs d’information, consomme de la “fake news” à ne plus savoir qu’en faire et encense des batteries d’imposteurs.

Des parasites dont on peut acheter à loisir la parole et le silence pourvu qu’ils ou elles consentent à vanter les louanges d’un produit, d’une session de spa et d’un séjour dans un hôtel 5 étoiles.

Mais au final, tout ceci n’a bien évidemment aucune importance, puisque comme le déclare, philosophe, Elle Darby dans sa vidéo, quoi qu’il arrive, et quoi qu’elle fasse… “haters gonna hate” !!!

Imparable, forcément imparable.


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NewZilla.NET Week-end #23 / 27 janvier 2018

 

Echos du Net, levées de fonds, petites phrases, tout ce qu’il ne fallait pas manquer (ou presque) cette semaine sur NewZilla.NET. Aujourd’hui au menu : SAP, Qualcomm, fake news, pape François, publicité, Davos, Emmanuel Macron.

 

2 MILLIARD D’EUROS / C’est la somme que prévoit d’investir dans les cinq années à venir en France, et en faveur de l’innovation, l’éditeur allemand de logiciels, SAP. Le groupe allemand va ouvrir en France son second incubateur européen.  “Nous voyons un immense potentiel dans l’esprit entrepreneurial de la France à même de bousculer les modèles économiques, créer des emplois modernes et libérer de nouvelles opportunités passionnantes qui permettent au monde de mieux fonctionner”, a déclaré le P-DG de SAP, Bill McDermott. Selon lui, il y a aujourd’hui “un véritable élan économique en France”. Le futur incubateur aura notamment pour mission d’accompagner plus de 50 startups dans leur croissance. 150 millions d’euros par an seront consacrés à la recherche et au développement soit, sur les cinq prochaines années, une enveloppe totale de 750 millions d’euros. Le groupe va également acquérir la société française Recast.AI.

997 MILLIONS D’EUROS / C’est le montant de l’amende que vient d’infliger mercredi 24 janvier 2018 la Commission européenne au fournisseur informatique Qualcomm. L’Europe accuse en effet le groupe américain d’avoir versé des milliards de dollars à Apple pour qu’il ne s’approvisionne pas auprès de ses concurrents. “Qualcomm a illégalement évincé ses concurrents”, a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager.

FAKE NEWS / Le pape François a invité mercredi 24 janvier 2018 les journalistes et les utilisateurs des réseaux sociaux à dénoncer les “fake news” (ou fausses nouvelles) qui “sèment la division pour servir des intérêts politiques et économiques”. Les “fake news” mènent à “l’arrogance” et à la “haine”, écrit le pape. “Diffuser des fausses nouvelles peut viser des objectifs particuliers, influencer des décisions politiques et servir des intérêts économiques”, ajoute François qui prône un “journalisme de paix” et condamne “les manipulations des réseaux sociaux” par la “tactique du serpent”. Le journalisme “n’est pas seulement un métier, c’est une mission”, poursuit le chef de l’Eglise catholique.

EMMANUEL MACRON / “Les grands acteurs du numérique provoquent des disruptions qui vont détruire des millions d’emplois dans le monde. Ils doivent participer à la reformation de ces personnes pour qu’elles puissent se reconvertir.” 

NewZilla.NET / COMMUNIQUE / Dans le souci de toujours vous rendre un peu plus service, NewZilla.NET a décidé de ne plus vous exposer à la pollution publicitaire que constitue la diffusion aléatoire, nuisible (et souvent incontrôlée) de ces bannières publicitaires qui envahissent nos écrans et notre quotidien. Rassurez-vous, vous ne retrouverez pas non plus sur notre site de services de « recommandations d’articles » vous proposant de tester le dernier régime à la mode ou de visionner les accidents de chirurgie esthétique de vos stars (supposément) préférées. En contrepartie, NewZilla.NET fait le choix d’en appeler, et de s’en remettre à votre soutien, à votre générosité, à votre bon sens, et à votre loyauté de lecteur. Nous vous expliquons « pourquoi » ICI. Alors, par avance, « MERCI », merci beaucoup pour votre soutien. Vous pourrez donc désormais faire l’économie (car s’en est une), en ce qui concerne la consultation de NewZilla.NET, de l’activation d’un logiciel de blocage des publicités. Et dans le même temps, ne plus forcément vous soucier de ce que ce type de logiciels – sous le fallacieux prétexte de vous rendre un service – fait de vos données personnelles de navigation sur Internet, ni de savoir à quelle fin celles-ci sont exploitées ou revendues.


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Station F dévoile les 13 startups admises dans son “Fighters Program”

 

Ce programme donne accès aux mêmes ressources que le Founders Program développé par l’incubateur ; il est destiné aux entrepreneurs qui ne sont pas partis avec les mêmes chances.

 

L’objectif premier est d’aider ceux qui en ont le plus besoin : issu(e)s de milieux sociaux moins privilégiés, immigration avec difficulté à s’intégrer, réfugié(e)s… à faire croître leur business.

Parce que la diversité est source de richesse pour l’innovation et que tout le monde peut devenir un bon entrepreneur, Station F ouvre ses portes aux participants pendant un an et les aide en leur fournissant gratuitement un accès au campus, un programme et des ressources.

Au menu de cette nouvelle promotion 13 candidatures de startup (et autant de projets à suivre) ont été retenues parmi 200 projets venant de 27 pays différents. Après avoir répondu à un questionnaire en ligne, les candidats (une cinquantaine d’entrepreneurs) ont pitché devant plusieurs personnes dont Octave Klaba (OVH), le champion du monde de boxe Jean-Marc Mormeck, ou bien encore…Xavier Niel. Voici la liste des heureux élus.

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  • A2JOB est une plateforme dédiée au recrutement dans le secteur sanitaire, social et médico-social.
  • BotFactory (assistants de conversation multilingues pour les entreprises)
  • Digitall (verrous de sécurité et la sécurité des voitures), fondée par Tally Fofana, ancien détenu de prison.
  • Girls Job (plateforme destinée à aider aux recrutements d’urgence).
  • Konexio permet aux réfugiés d’accéder à des formations aux outils numériques.
  • LeadBees (dispositif connecté pour se brancher dans les ruches et les protéger des maladies). 
  • Les Petits Pots (livraison d’aliments bios et faits maisons pour les bébés).
  • Lock’ N’Touch (serrure intelligente destinés à protéger et sécuriser les sacs à main des femmes.
  • Lovel (une application qui connecte les gens via des défis vidéos basés sur des intérêts communs). Ses créateurs sont Malik, Tim et François.
  • MyShowPass (service d’abonnement illimité aux concerts et spectacles).
  • StreetyFood (une plateforme qui met en contact les entreprises franciliennes et les différents acteurs de l’alimentation de la street-food.
  • Tynkle (application dédiée à l’entraide informatique).
  • Ytizen (solution mobile pour les entreprises et les collectivités avec pour but de collecter des données sur leurs actifs physiques).


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La propriétaire de Grumpy Cat remporte 710 000 dollars au tribunal

 

Tardar Sauce alias Grumpy Cat (“le-chat-qui-ne-sourit-jamais”) est né en 2012 et est vite devenu une “célébrité iconique” sur Internet.

 

C’est aussi une marque déposée par la propriétaire du félin, Tabatha Bundesen, une américaine de Morristown (Arizona), avec à la clé une petite entreprise qui peut rapporter (très gros) en ne faisant pas grand chose. On imagine qu’il n’en saura jamais rien mais Tardar Sauce alias Grumpy Cat est aujourd’hui et de très loin l’un des chats les plus riches du monde.

Sa propriétaire, Tabatha Bundesen, une américaine de Morristown (Etats-Unis, Arizona) a en effet déposé le nom “Grumpy Cat”, et créé par la même une société Grumpy Cat Limited.

Autant dire que pour elle, Grumpy Cat (“le-chat-qui-ne-sourit-jamais”) est devenu au fil des ans et sa popularité sur Internet grandissant, une véritable “vache à lait”.

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Dernier exemple en date, le procès que la société Grumpy Cat Limited (qui commercialise par ailleurs des vêtements, des oreillers, des mugs, des stylos et même un livre “rédigé” par le félin), vient de gagner contre une petite entreprise de boissons située à Santa Ana (Etats-Unis, Californie).

Grumpy Cat Limited accusait notamment la société de vendre sans son autorisation un t-shirt sur lequel était écrit la mention “Grumppuccino”.

Les huit jurés qui planchaient dans cette affaire ont estimé qu’il y avait là une violation de propriété intellectuelle et ont décidé d’attribuer plus de 710 000 dollars de dommages-intérêts à la société Grumpy Cat Limited…


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