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Monthly Archives: décembre 2018

La RDC privée d’internet “pour une période indéterminée”

 

Au lendemain des élections générales qui se sont tenues en République démocratique du Congo, le gouvernement de Kinshasa a décidé d’isoler le pays du reste du monde en coupant progressivement l’accès à internet.

 

La proclamation officielle des résultats des élections générales qui se sont se sont tenues hier en RDC (République démocratique du Congo) n’est pas attendue avant plusieurs jours mais les autorités de Kinshasa ont déjà décidé (par mesure de prévention?) de couper l’accès à internet sur l’ensemble du pays.

Selon l’AFP, qui rapporte l’information, l’accès aux données sur les réseaux Airtel et Vodacom est coupé, à Goma et à Beni, dans le Nord-Kivu (Est), à 2.000 km de la capitale, Kinshasa.

Tensions politiques

“Cher client, sur instruction du gouvernement, nos services Internet sont suspendus pendant une période indéterminée”, a indiqué le fournisseur d’accès Global dans un SMS reçu par l’AFP.

A Lubumbashi (dans le sud du pays) les clients de l’opérateur Vodacom ne peuvent plus accéder à la messagerie instantanée WhatsApp souligne l’AFP.

Dans le camp de l’opposition au pouvoir politique de Kinshasa, on soupçonne déjà les autorités de vouloir tout faire pour empêcher la diffusion via les réseaux sociaux d’éléments confirmant une possible victoire du candidat à la présidence Martin Fayulu face au candidat officiel soutenu par l’actuel président (sur le départ?), Joseph Kabila.


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Venise veut taxer les touristes d’un jour

 

La nouvelle loi de finances italienne, adoptée la semaine dernière, autorise la cité lacustre à instaurer une “taxe de débarquement” pour limiter l’impact du tourisme de masse (30 millions de personnes par an) qui asphyxie et met la ville en péril.

 

Une taxe allant de 2,50 à 10 euros, un ticket d’entrée, un péage dont devront s’acquitter tous les visiteurs de Venise.

La mesure pourrait voir le jour dès l’été 2019 et devrait rapporter de 40 à 50 millions d’euros par an à la commune italienne, indique le journal italien Corriere della Sera.

De tels mécanismes de financement sont déjà en place à Lampedusa (Sicile) et dans les îles éoliennes.

Cette nouvelle taxe dite “taxe de débarquement” vise en priorité les touristes d’un jour, cette population qui débarque quotidienne de ces gros navires de croisière et dont la présence est de plus en plus mal vécue par les habitants de la Cité des Doges.

Des billets plus chers

Ces touristes, qui se comportent parfois en terrain conquis, ne payent en effet pas la taxe de séjour due par personne et par nuit, et réglée aux hôteliers et aux propriétaires de logements loués (de type Airbnb).

Outre les croisiéristes, les compagnies aériennes et les compagnies d’autocars pourront elles aussi répercuter le montant de la future taxe sur leurs billets.

Rien ne permet en revanche de dire si ce nouveau mécanisme de financement sera de nature à endiguer le flot des touristes qui déferle chaque jour sur Venise.


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Des pirates informatiques ont téléchargé pendant trois ans les câbles de la diplomatie européenne

 

Selon le New York Times, des milliers de câbles diplomatiques ont été consultés pendant plusieurs années par des pirates informatiques. Une action qui aurait pu être commanditée par la Chine.

 

Stupeur à Bruxelles.

Selon une enquête publiée par le New York Times, et basée sur le travail réalisé par une société de cybersécurité baptisée Area 1, plusieurs dizaines de milliers de câbles diplomatiques (ces correspondances confidentielles échangées entre les diplomates, les ambassades et les représentants des pays de l’Union européenne au sujet de la marche du monde) transitant par le Coreu (Correspondance européenne) ont été piratés ces trois dernières années par des cybercriminels oeuvrant, semble-t-il pour le compte des autorités chinoises.

Le Coreu est officiellement un réseau de communication européen entre les vingt-huit pays de l’Union européenne, le Conseil, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et la Commission européenne.

Selon l’enquête du New York Times, les pirates n’ont pas eu à employer des moyens très sophistiqués pour s’introduire au coeur de diplomatie européenne.

Phishing et mots de passe

Une simple opération de phishing (c’est-à-dire d’hameçonnage) à base de faux mails et menée auprès de diplomates de la République de Chypre aurait suffit à récupérer les mots de passe nécessaires pour entrer dans le système.

Area 1 est une société fondée, selon le New York Times, par trois ex-collaborateurs de la NSA , l’agence de renseignement numérique américaine.

Elle a également récemment averti d’autres organisations internationales comme les Nations unies, divers ministères des Affaires étrangères ou des Finances, mais aussi le syndicat américain AFL-CIO, de campagnes de piratage similaires.


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L’Ambacoin, une cryptomonnaie pour l’Ambazonie

 

Des séparatistes camerounais ont lancé le 10 novembre 2018, une nouvelle cryptomonnaie destinée à financer leur rêve d’accession à l‘indépendance située dans le sud-ouest et le nord-ouest de ce pays africain.

 

Une monnaie virtuelle pour un pays qui n’existe pas encore, tel est le pari de la création de l’Ambacoin.

Cette cryptomonnaie, reposant sur le système de certification décentralisée de la blockchain est, dans ce qui s’apparente à un appel à l’aide à une partie de la diaspora camerounaise, destinée à lancer des projets d’investissement pour… et à financer l’édification de la future nation ambazonienne.

L’Ambazonie (à ne pas confondre avec l’Amazonie) correspond à ces provinces anglophones du Cameroun (pays toujours dirigé en 2018 par l’inamovible président Paul Biya) qui représentent 20% de la population du pays et qui aspirent désormais à l’indépendance.

Un projet dont ne veulent pas entendre parler les autorités de Yaounde et qui s’est déjà traduit par plusieurs centaines de morts.

Les indépendantistes anglophones reprochent au pouvoir central francophone sa mainmise économique et culturelle sur ces territoires, ainsi que sur les systèmes éducatif et judiciaire.

1 Ambacoin pour 0,25 centime de dollars

Un état de fait qui s’inscrit selon eux en parfaite contradiction avec les engagements pris il y a plusieurs décennies au moment de l’indépendance de la République du Cameroun.

Proposé au taux d’1 Ambacoin pour 0,25 centimes de dollars, la nouvelle cryptomonnaie, aussi symbolique soit-elle, constitue un pas supplémentaire dans une volonté d’autonomie affichée par rapport au franc CFA, accusé d’assujettir les systèmes monétaires des pays d’Afrique francophone à la France.


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Piratage du service Ariane du MEAE : les coordonnées de 540 563 personnes dérobées

 

Une partie de la base de données de l’application Ariane du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a été piratée le 5 décembre dernier ; les coordonnées (noms, prénoms, numéro de téléphone, adresse e-mail) de plusieurs centaines de milliers de personnes ont été dérobées.

 

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a lancé en 2010 le service Ariane.

Ce service permet aux personnes prévoyant une mission ou un voyage à l’étranger de s’inscrire en ligne afin notamment de recevoir les informations relatives à la sécurité de leur déplacement.

Une partie de la base de données de l’application Ariane a été piratée le 5 décembre 2018, a reconnu le ministère dans un communiqué.

Pas d'informations sensibles

Les informations dérobées avaient été enregistrées par les utilisateurs du service au moment de leur inscription sur la plate-forme Ariane.

Cependant, les informations dérobées ne concernent pas les utilisateurs du service mais les coordonnées des personnes déclarées comme contact en cas d’urgence par les titulaires de comptes.

MEAE-Ariane-piratage

Ces données (noms, prénoms, numéro de téléphone, adresse e-mail) sont susceptibles d’être utilisées dans des campagnes d’hameçonnage (phishing) ou d’escroquerie, précise le Quai d’Orsay.

Ces renseignements ne sont pas des données sensibles, financières ou susceptibles de dévoiler les destinations des voyages déclarées dans Ariane.

Les 540 563 personnes concernées par ce piratage sont actuellement contactées par les services du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. 

Le ministère a saisi la Commission nationale de l’informatique et les libertés (CNIL) de cette affaire et a déposé plainte auprès du Procureur de la République.


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