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Quand la Chine trolle les réseaux sociaux

Selon une étude publiée le 17 mai 2016 par des professeurs des universités américaines de Stanford, Harvard et San Diego, le gouvernement mobiliserait à vil prix des bataillons de trolls pour inonder les réseaux sociaux de centaines de millions de faux messages, dans le seul et unique but d’influencer l’opinion publique en faveur du gouvernement de Pékin.

 

80 milliards, 80 milliards c’est le nombre de posts diffusés chaque année en Chine sur les réseaux sociaux. Une masse informe en terme de communication, mais une masse incontournable tant il est vrai que c’est là que se forme une grande partie de ce qu’il est convenu d’appeler l’opinion publique en Chine.

1 post sur 178

Or après avoir essayé la censure, les autorités de Pékin préféreraient aujourd’hui employer des trolls pour poster de faux messages sur les réseaux sociaux. L’idée n’est plus ici de s’opposer à celles et ceux qui ont une opinion négative de la politique menée en Chine, mais plutôt de « noyer le poisson » en changeant de sujet dans un forum ou une conversation entre internautes.

Ces trolls ont un nom: « wumao », et selon une équipe d’universitaires américains qui vient de publier une étude sur le sujet, ils ne seraient payés que quelques dizaines de centimes par post, mais auraient réussi à produire l’an dernier près de 488 millions de faux posts. Soit 1 post sur 178 diffusés sur les médias sociaux en Chine.

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