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Amazon et les néo-nazis

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(Mise à jour) Amazon a annoncé, lundi 18 février, avoir rompu son contrat avec la société chargée outre-Rhin de la surveillance de ses employés saisonniers, suite à un reportage diffusé sur la chaîne allemande ARD.

 

Ces temps-ci, en France ou en Grande-Bretagne, les pouvoirs publics se plaisent à célébrer en Amazon -numéro un mondial du commerce électronique- une sorte de Zorro de l’Internet. Un créateur d’activités (certes souvent low-cost) mais un Zorro qui vole à la rescousse de bassins d’emplois sinistrés. Ce fut le cas en Bourgogne (avec Arnaud Montebourg), et plus encore au Royaume-uni.

Peu importe si l’entreprise fondée par Jeff Bezos, n’a pas toujours été un modèle de vertu en terme de pratiques sociales et de respect du droit du travail. Mais outre-Rhin, le géant américain doit aujourd’hui faire face à une agitation médiatique d’une toute autre nature.

Un documentaire récemment diffusé par la chaîne ARD accuse Amazon d’avoir employé indirectement via une société nommée HESS Security, des gardiens néo-nazis pour contrôler, voire pour intimider, des travailleurs temporaires immigrés en poste dans les centres allemands de conditionnement et de distribution de l’entreprise, de Bad Hersfeld, Konstanz, et Augsburg.

Des fouilles de locaux (chambres) inoppinées, une employé victime d’intimidations et expulsée quasi manu-militari de sa résidence pour une raison bénigne (avoir fait sècher ses vêtements sur un radiateur mural), des “gardes de sécurité” aux allures de paramilitaires et portant des uniformes Thor Steinar, un designer berlinois proche des milieux d’extrême-droite.

Une société HESS Security (référence à peine voilèe au leader nazi Rudolf Hess) dont le patron un certain Uwe L. est connu des services de polices pour embrasser les idées néo-nazies. Les révélations du documentaire de la chaîne allemande ARD sur les pratiques des sous-traitants d’Amazon font froid dans le dos.

L’image du groupe est aujourd’hui sérieusement écornée. “Nous ne tolérons ni la discrimination, ni l’intimidation. Bien que la compagnie de sécurité n’a pas été engagée par Amazon, nous examinons les accusations quant au comportement de ses gardes de sécurités et nous prendrons immédiatement les mesures appropriées”, a déclaré le groupe Internet, cité par le quotidien britannique The Independent.


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