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e-Commerce / Retour au 19ème siècle

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De 2009 à 2010, Jesse Busk, était employé par une agence de travail temporaire Integrity Staffing Solutions, elle-même sous-traitant du géant du commerce en ligne Amazon. Il travaillait dans l’un des entrepôts aux Etats-Unis du groupe fondé par Jeff Bezos. Son job consistait à récupérer dans les rayons les articles correspondant aux commandes passées par les internautes.

 

Après 12 heures de service Jesse Busk aspirait souvent à rentrer chez lui pour goûter un repos bien mérité. Mais chez Amazon, les choses ne sont pas aussi simples. Car par souci de sécurité et pour calmer toute potentielle velléité de vol, les employés sont soumis à la fin de leur service à une fouille corporelle quotidienne de 25 minutes, rapporte le site américain du Huffington Post.

Class action

Un exercice nécessaire pour le géant du commerce en ligne. Jesse Busk et sa collègue Laurie Castro ne remettent pas en cause le bien-fondé de la démarche. A ceci près qu’ils demandent aujourd’hui devant la justice à ce que le temps passé et contraint à être fouillés, leur soit payé. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Déboutés en première instance en 2011 par un tribunal fédéral du Nevada, Jesse Busk et Laurie Castro viennent d’obtenir gain de cause en appel, sur la question du paiement, auprès d’une cour fédérale. Une “class action” (une action collective) comme le système judiciaire américain les affectionne et qui pourrait avoir des retombées financières importantes pour les dizaines de milliers d’employés qui travaillent dans les entrepôts de l’économie Internet.

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