Accueil / Liberté d'expression / Le Maroc soupçonné d’avoir utilisé un logiciel israélien pour espionner le téléphone d’un journaliste

Le Maroc soupçonné d’avoir utilisé un logiciel israélien pour espionner le téléphone d’un journaliste

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
PARTAGER SUR LES RESEAUX SOCIAUXGoogle-Actualites-NewZilla.NET-Google-News

 

Amnesty International affirme que le Maroc a eu recours à Pegasus, un logiciel espion développé par la société israélienne NSO Group pour surveiller l’activité du téléphone d’un journaliste.

 

S’il est un univers dans le monde du numérique où l’on ne s’ennuie jamais c’est celui de la cyber-sécurité.

Dernier exemple en date, ce communiqué publié lundi 22 juin par Amnesty International.

L’ONG y accuse le Maroc d’avoir utilisé en janvier dernier Pegasus, un logiciel espion développé par NSO Group, une société israélienne, pour surveiller l’activité du téléphone du journaliste Omar Radi.

Ce n’est pas la première fois qu’Amnesty International interpelle l’opinion publique à propos de NSO Group.

En mai 2019, Amnesty International avait déjà pointé du doigt la complaisance dont pouvait bénéficier cette entreprise qui affirme très officiellement “aider les gouvernements à combattre le terrorisme et la criminalité”.

En réalité, “des recherches ont montré que le logiciel espion Pegasus de NSO Group a été utilisé pour attaquer un large éventail de représentants de la société civile, dont au moins 24 défenseurs des droits humains, journalistes et parlementaires au Mexique, un membre du personnel d’Amnesty International, les militants saoudiens Omar Abdulaziz, Yahya Assiri et Ghanem Al Masarir, le militant des droits humains Ahmed Mansoor (lauréat du prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits humains) et, selon certaines informations, Jamal Khashoggi, un dissident saoudien qui a été assassiné”, relevait alors l’ONG (prix Nobel de la paix 1977).

NSO-Group-Amnesty-Omar-Radi

Aujourd’hui, Amnesty revient à la charge.

Dans un rapport rendu public le lundi 22 juin, l’organisation de défense des droits humains explique que “NSO Group, entreprise israélienne commercialisant sa technologie pour combattre la pandémie de COVID-19, a favorisé une intense campagne menée par le Maroc pour espionner le journaliste marocain, primé et militant, Omar Radi”.

L’ONG “a découvert que le téléphone d’Omar Radi avait été la cible de plusieurs attaques au moyen d’une nouvelle technique sophistiquée permettant d’installer de façon invisible Pegasus, logiciel espion produit par NSO Group.”

“Ces attaques se sont produites alors que le journaliste faisait l’objet d’actes de harcèlement multiples de la part des autorités marocaines – l’une d’entre elles notamment a eu lieu quelques jours seulement après que l’entreprise eut affirmé que ses produits ne seraient plus utilisés pour commettre des violations des droits humains – et elles se sont poursuivies au moins jusqu’au mois de janvier 2020”, poursuit Amnesty International.

Selon Danna Ingleton, directrice adjointe d’Amnesty Tech, “on ne peut manifestement pas faire confiance à NSO Group. Alors que l’entreprise lançait une offensive médiatique pour redorer son blason, ses outils rendaient possible la surveillance illégale d’Omar Radi.


Vous avez aimé cette information? Partagez-là avec vos amis, votre réseau ou votre communauté. Cet article vous a été utile? Il vous a rendu service? NewZilla.NET a besoin de VOUS. Vous pouvez nous aider en faisant un don sécurisé à partir de 1 euro. Cela mérite une explication. On vous dit tout ICI. Merci pour votre soutien et pour votre fidélité à NewZilla.NET.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

EN - FR - DE - ES