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Influenceurs, en toute opacité

Selon la taille de leur communauté les influenceurs, des publicitaires qui ne disent que très rarement leur nom, peuvent gagner plusieurs milliers, plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de milliers d’euros pour des opérations de placements de produits ou de partenariats commerciaux, sans pour autant en informer, dans la très grande majorité des cas, leurs abonnés.

“Les influenceurs ne parlent qu’aux influençables”, dixit le journaliste Michel Denisot. Soit. Mais à l’aune du nombre d’influenceurs actifs sur le marché français, on se dit qu’en matière de crédulité, le réservoir est quasi-infini.

Selon Quentin Bordage, fondateur de Kolsquare (cité par le quotidien La Croix) plate-forme de mise en relation entre les marques et ces nouveaux “leaders d’opinion”, la France compterait aujourd’hui entre 300 000 et 500 000 influenceurs, autant adulés par leurs fans, que les journalistes sont détestés par des internautes qui ont depuis bien longtemps cessé de les lire.

Nabilla et les cryptomonnaies

Une aubaine pour les marques toujours en quête de nouveaux relais pour assurer la promotion de leurs produits. Au mieux un abus de crédulité, au pire un véritable cauchemar (Cf. conseils financiers de placements en cryptomonnaie), pour des internautes, consommateurs, qui ne demandent parfois juste qu’à rêver, et auxquels on promet la Lune sans pour autant leur dire que celle-ci est sponsorisée.

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Photo Maddi Bazzocco sur Unsplash

 

Car s’il est une discipline dans laquelle excelle bien des influenceurs (et bien des influenceuses), c’est bien le non-respect de la loi et de la réglementation.

Exil fiscal à Dubaï

Publicités mensongères, partenariats dissimulés, placements de produits sauvages pour les uns, exil fiscal à Dubaï pour les autres, quand ils (et elles) se font rattraper par la patrouille, beaucoup d’entre eux plaident l’ignorance, ou la bonne foi, arguant du fait qu’ils ne sont pas juristes ; et il est vrai qu’il s’en faut souvent de beaucoup.

Certificat de l’influence responsable

Selon l’Association de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP), entre 50% et 70% des influenceurs seraient aujourd’hui totalement hors-cadre en la matière. Et si, dans un souci de transparence, l’ARPP se propose de délivrer après un test en ligne et 3 heures de formation un certificat de l’influence responsable, il est permis de ne pas trop se bercer d’illusions sur une telle démarche.

Alors que dit la loi? Depuis la LCEN (la Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique) votée en… 2004, (soit 6 ans avant la naissance d’Instagram, terrain de jeu, favori, avec Snapchat et TikTok, de la plupart des influenceurs) “toute promotion intéressée en ligne doit pouvoir être clairement identifiée comme telle”, à défaut les contrevenants s’exposent à une amende de 300000 euros et à deux ans d’emprisonnement.

Mais ce barême de peines n’étant  quasiment jamais appliqué comme tel, la petite entreprise de l’influence a encore de beaux jours devant elle. En toute opacité.

Punir les influvoleurs

Si certains influenceurs omettent (ou oublient distraitement) d’indiquer aux membres de leur communauté qu’ils font du placement de produits (c’est-à-dire qu’ils sont rémunérés, ou dédommagés, pour assurer la promotion de telle ou telle référence), d’autres ont des visées beaucoup plus répréhensibles, qui visent purement et simplement à tromper, voire à escroquer délibérément leur auditoire.

C’est pour lutter contre la recrudescence de cette seconde catégorie sur les réseaux sociaux (comme Instagram, mais aussi Facebook, TikTok ou Snapchat) que le député socialiste du Calvados Arthur Delaporte, déjà en pointe sur le dossier des arnaques aux CPF, présentera le 9 février 2022 (jour de la niche parlementaire du groupe socialiste), une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à interdire les publicités pour les produits pharmaceutiques, les actes de chirurgie ou les placements financiers « entrainant des risques de perte pour le consommateur ».

Si le texte venait à être adopté par le Parlement, les contrevenants s’exposeraient à « une peine de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende ».

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