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Suppression de l’ASS (allocation spécifique de solidarité)

Le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé son intention de supprimer prochainement l’allocation spécifique de solidarité (ASS) aujourd’hui versée aux chômeurs ayant épuisé leurs droits au chômage.

Les jours de l’ASS (allocation spécifique de solidarité) aujourd’hui financée par l’Etat, sont comptés.

D’ici peu les bénéficiaires de cette allocation de 552 euros par mois basculeront automatiquement dans le régime du RSA (revenu de solidarité active), financé par les départements.

Jusqu’à présent pour bénéficier de l’ASS, créée en 1984, il fallait justifier d’un minimum de cinq ans d’activité salariée sur les dix dernières années, en contrepartie l’ASS permettait de valider des trimestres de retraite.

Rien de tel avec le RSA (608 euros par mois) en contrepartie duquel les bénéficiaires doivent consacrer quinze heures d’insertion par semaine.

Problème, et il est de taille, si l’on considère qu’aujourd’hui plus de la moitié des bénéficiaires de l’ASS ont plus de 50 ans, le fait pour eux de basculer vers le RSA devrait retarder d’autant leur âge de départ à la retraite.

Selon l’économiste Michaël Zemmour, cité par le quotidien L’Opinion, pour un ménage dont un des conjoints travaille au smic (entre 60% et un temps plein) et où l’autre est sans revenu, la perte financière ira de 100 à 150 euros par mois.

Avec cette réforme le gouvernement espère pouvoir économiser « plusieurs centaines de millions d’euros ».

Le basculement de l’ASS vers le RSA devrait se faire de la manière suivante, détaille L’Opinion : l’ASS sera supprimée pour les personnes qui auraient dû rentrer dans le dispositif à partir de 2025 ; en revanche celles qui bénéficieront déjà de l’ASS à cette date continueront de percevoir leur allocation dans les conditions actuelles.

A partir de la fin du mois de février 2024 le revenu de solidarité active (RSA), conditionné à 15 heures d’activité, sera applicable dans 47 départements avant d’être généralisé à l’ensemble du territoire national en 2025,  a annoncé la ministre du travail, Catherine Vautrin, mercredi 7 février 2024.

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