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Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, dément s’être fait des centaines de milliers de faux amis sur Facebook

En 31 ans de “règne” à la tête du Cambodge, l’homme a déjà été accusé de “corruption”, de “fraude électorale” ou d’être à l’origine de “représailles” contre ses opposants politiques, mais jamais de s’être acheté des centaines de milliers de faux-amis sur Facebook pour booster sa popularité numérique… C’est désormais chose faite.

 

Scandale à Phnom Penh. Le Premier ministre cambodgien Hun Sen, un autocrate qui règne sans partage sur le pays depuis plus de 30 ans est accusé par un journal local, le Phnom Penh Post d’avoir artificiellement boosté sa popularité sur Facebook en s’achetant via des usines à clics, souvent situées dans des pays comme l’Inde ou le Bangladesh, des centaines de milliers de faux amis (de faux likes) pour sa page officielle et certifiée sur Facebook.

Hun-Sen-Facebook

L’affaire a été suffisamment prise au sérieux pour que soit convoqué le très honorable Comité national sur le contre-terrorisme (présidé par Hun Sen “himself ») qui fut appelé à plancher sur la question.

Son verdict fut sans appel, et sans justification aucune. “Le nombre de likes de la page Facebook du Premier ministre, sont des likes on ne peut plus vrais, et sont le reflet de la popularité du Premier ministre au Cambodge et au-delà des frontières du Cambodge.”

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Une popularité sans précédent

hun_senOn ne saurait mieux dire en effet, puisque selon des données réunies par le site spécialisé Socialbakers.com il apparait clairement que depuis le mois de janvier 2016 la popularité du grand leader cambodgien est soudainement passée dans des pays comme l’Inde, l’Indonésie ou les Philippines du 0 absolu à plus de 100 000 voire 400 000 fans en moins de trois mois.

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L’histoire pourrait faire sourire si les usines à clics (« click farms ») dont il est ici question ressemblaient à des clubs de vacances 4 étoiles. Or, il n’en est rien et comme nous l’évoquions déjà en… Août 2013, il s’agit plutôt de lieux où des employés travaillent de nuit, dans des conditions misérables, derrière des barreaux, et dans des conditions quasi-inhumaines.

 

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