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Avec l’application AliceM, le gouvernement français veut imposer la reconnaissance faciale en guise d’identité numérique

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Un décret publié le 13 mai 2019 (et qui fait déjà l’objet d’un recours en annulation devant le Conseil d’Etat de la part de l’association La Quadrature du Net), officialise le développement d’AliceM, une application mobile intégrant un dispositif de reconnaissance faciale destiné à authentifier l’identité numérique des citoyens.

 

AliceM (pour “Authentification en ligne certifiée sur mobile) est une application mobile (à ce jour uniquement disponible sur Androïd), toujours en phase de test, mais dont l’existence même inquiète déjà très fortement les défenseurs des libertés publiques et numériques.

L’objectif du gouvernement, et plus particulièrement du ministère de l’Intérieur, étant de faire d’AliceM, le passage obligé d’une identification numérique par smartphone pour accéder à certains sites et services publics en ligne (comme celui des impôts ou de l’Assurance maladie) regroupés dans le portail FranceConnect.

reconnaissance-faciale-alicem

En dehors de l’ignorance d’un élément d’aveuglement générationnel qui confine à la bêtise, car toutes les personnes utilisatrices du site des impôts ou de l’Assurance maladie ne sont pas geeks avérés, cette évolution qui lient la technologie de reconnaissance faciale, par ailleurs déjà sévèrement critiquée pour ses dérives (aux Etats-Unis, ou en Chine), n’a en soit rien de rassurant.

Pour l’actuel ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, le projet AliceM, constitue pourtant “un des prémices d’une politique publique de l’identité numérique”.

L’association de défense des libertés numériques, La Quadrature du Net a déposé le 15 juillet dernier un recours en annulation du décret du 13 mai 2019 devant le Conseil d’Etat.

L’association critique le fait que l’utilisateur n’ait pas la liberté de choisir de passer outre le dispositif de reconnaissance faciale pour avoir accès à plusieurs services publics en ligne via AliceM.



La Quadrature du Net reproche également à l’État de ne pas respecter le RGPD (Règlement général sur la protection des données personnelles).

Ce texte stipule en effet que quand il s’agit d’utilisation de données personnelles, “le consentement ne devrait pas être considéré comme ayant été donné librement si la personne concernée ne dispose pas d’une véritable liberté de choix”.


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