Accueil / Données personnelles / FRS, une technologie de reconnaissance faciale sans visage

FRS, une technologie de reconnaissance faciale sans visage

FRS pour Faceless Recognition System. Cet algorithme mis au point par un groupe de chercheurs de l’Institut Max Planck à Sarrebruck (Allemagne) est capable, avec un taux de réussite impressionnant, d’identifier un personne sur la base de photos où le visage de celle-ci est caché voire dissimulé. Explications.

 

1984, au-delà de l’excellent roman d’anticipation signé George Orwell, ce n’est même plus un cauchemar, c’est chaque jour un peu plus une réalité. Dernière exemple en date avec cette « avancée » en matière de technologie biométrique récemment présentée par une équipe de chercheurs de l’Institut Max Planck à Sarrebruck (Allemagne).

Leur découverte? FRS pour Faceless Recognition System, un algorithme capable d’identifier une personne sur une photo où son visage est caché (ou placé dans la pénombre) en faisant le rapport avec d’autres photos où le visage de cette même personne apparait.

Effrayant

Le tout, avec un taux de réussite impressionnant allant de près de 70% à 91,5% selon les cas. Effrayant? Oui, c’est exactement ce que pensent les chercheurs eux-mêmes, sans pouvoir y faire grand chose…

AM

On attend désormais, sans grande impatience, le jour que l’on devine prochain (si ce n’est déjà fait) où cette technologie, tombera dans les mains des gouvernements, de forces de police ou de forces armées, par nature tous très soucieux du bien-être et du respect de la liberté d’expression des citoyens.

 

A lire aussi

polygram-facial-detection

Polygram, un réseau social basé sur la reconnaissance faciale (VIDEO)

Lancé à la toute fin du mois d'août, ce nouveau réseau social analyse nos réactions à une image, à un post, ou à une vidéo et les transforme en emoji.

Expresso NewZilla.NET #24 / Samedi 18 mars 2017

L’écho du Net en quelques historiettes, petites phrases et citations sur NewZilla.NET. Aujourd’hui au menu: Mark Zuckerberg et Priscilla Chan, Facebook, Airbnb, Mozilla Pocket, Atos, Deezer, Linux, bitcoin...

2 Commentaires

  1. Je vous cite : « Effrayant? Oui, c’est exactement ce que pensent les chercheurs eux-mêmes »… Permettez-moi d’en douter.
    S’ils pensaient que c’était aussi effrayant, pourquoi se sont-ils autant acharnés à mettre au point cette technologie ?

    Il y a un moment, où il faut être responsable, c’est-à-dire réfléchir aux conséquences de ses actes, et dans ce cas-ci, ce qu’on va inventer.

    On ne peut pas faire semblant d’ignorer le fait que les gouvernements de cette planète vont, hélas ! chercher par tous les moyens les possibilités à contrôler la population. Ce n’est pas une provocation d’affirmer cela. C’est juste un constat de la réalité. Et ce n’est pas nouveau. Un gouvernement, sans contrepouvoir, sera enclin à agir ainsi.

    Un chercheur ne peut pas être déconnecté de la réalité. Il y a des choses qui n’ont pas besoin d’être inventées à l’heure actuelle. Comme le miroir connecté qui nous juge dans la salle-de-bain (hélas, ils l’ont inventé – avec l’obligation d’ailleurs d’indiquer sa date de naissance) ou ce système de reconnaissance.

    Plus tard quand la société sera devenue plus soucieuse de droit des citoyens, peut-être. Mais pour l’instant, je trouve ce type d’invention prématurée au regard de la maturité de nos gouvernements.

  2. Bonsoir,

    Merci pour votre commentaire. Dans leur présentation, dont un lien est disponible dans l’article, les chercheurs expriment véritablement doutes et inquiétudes sur cette avancée technologique. Extraits /

    « From a privacy perspective, the results presented here should raise concern. We show that, when
    using state of the art techniques, blurring a head has limited effect. We also
    show that only a handful of tagged heads are enough to enable recognition, even
    across different events (different day, clothes, poses, point of view). In the most
    aggressive scenario considered (all user heads blacked-out, tagged images from a
    different event), the recognition accuracy of our system is 12× higher than chance
    level. It is very probable that undisclosed systems similar to the ones described
    here already operate online. We believe it is the responsibility of the computer
    vision community to quantify, and disseminate the privacy implications of the
    images users share online. This work is a first step in this direction. We conclude
    by discussing some future challenges and directions on privacy implications of
    social visual media. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.