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A New York, des chauffeurs de VTC créent une app pour concurrencer Lyft et Uber

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Après les manifestations, l’application. Un groupe de chauffeurs de VTC s’apprête à un lancer ”Swift”, une application de géolocalisation qui leur permettrait de garder la plupart des revenus générés par leurs courses.

 

“Garder ce que l’on gagne pour nous et ne plus être obligés d’en reverser une trop large part à Uber, à Lyft, et aux autres services de VTC”, c’est le crédo d’Abdou Diallo, l’un des chauffeurs de VTC qui au travers d’un groupe (“The Uber Drivers Network”) mènent aujourd’hui la fronde contre le groupe Internet fondé par Travis Kalanick.

Le mois dernier à New York, à l’instar de ce qui s’est déjà produit dans d’autres grandes villes, comme San Francisco ou Paris, des chauffeurs Uber manifestaient… contre Uber. Ils protestaient en fait contre les récentes baisses de tarif décidées par le groupe Internet.

Un non-débat pour Uber qui estime que ses “partenaires” (c’est comme cela que le groupe Internet appelle les chauffeurs qui travaillent avec lui) gagnent 17% de plus par heure depuis ces baisses de tarif. Pourquoi? Parce qu’une baisse de tarif correspond à une période où les clients utilisent plus l’application Uber… Un raisonnement qui ne paraît pas totalement incohérent.

“Sans chauffeurs, il n’y a plus d’Uber”

Uber-drivers-protestDepuis un an, ce groupe de chauffeurs travaillent au développement d’une application concurrente à celle d’Uber. “C’est la solution à notre problème”, explique Abdoul Diallo au site FastCompany. “Parce que sans chauffeurs, il n’y a plus d’Uber.”

Grossière erreur d’analyse sur ce point: l’un des projets à moyen ou long terme d’Uber étant précisément un jour de se passer de chauffeurs avec l’avènement de la voiture sans chauffeur, qui connait actuellement via Google, sa première phase d’expérimentation en Californie.

“Swift, c’est le nom de l’application, est une plateforme faite par les chauffeurs pour les chauffeurs. Nous, les chauffeurs, fournissons les voitures, et toutes les dépenses qui vont avec, la seule chose qui vient d’Uber, c’est l’application. Or maintenant, cette application, nous l’avons, explique Abdou Diallo.

Le modèle économique que cherche en fait à mettre en place Abdou Diallo et ses collègues de travail ressemble en fait fortement à une coopérative. Une structure où les revenus seraient répartis équitablement parmi les utilisateurs de l’application et dans laquelle chacun des participants au projet détiendraient des parts.

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