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Des “fake news” aux “deep fakes”

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La technologie permet maintenant de créer des vidéos truquées plus vraies que nature. Un nouveau défi dans la lutte contre les “fake news” et la manipulation de l’information.

 

La guerre contre les “fake news” et plus précisément contre les techniques de manipulation de l’information, fait rage.

En France, le Parlement a adopté définitivement, mardi 20 novembre 2018, deux propositions de loi controversées contre “la manipulation de l’information” en période électorale, des textes jugés “inefficaces” et “potentiellement dangereux” (pour la liberté d’expression) par l’opposition de droite et de gauche.

Des associations et syndicats de journalistes étaient vent debout contre ces textes, craignant notamment un premier pas vers une possible “censure”.

Selon la définition adoptée, les “fausses informations” sont “des allégations ou imputations inexactes ou trompeuses d’un fait de nature à altérer la sincérité du scrutin”.

Si la démarche est politiquement maladroite, elle correspond cependant à un véritable besoin tant la propagation massive de “fake news” dans une société démocratique peut en danger mettre son équilibre même.

Mais au-delà des simples “fake news” (vieilles photos ré-utilisées dans un contexte complètement décalé, “fake news” grossières sciemment rédigées aux fins de tromper le grand public), plutôt faciles à déconstruire et à décoder, on trouve maintenant un nouveau type de désinformation, beaucoup plus subtile celui-là, le “deep fake” (contraction de “deep learning” et “fake”), des séquences vidéos truquées, dont les techniques de manipulations sont difficilement décelables à l’oeil nu.

Barack Obama qui, face caméra, traite son successeur Donald Trump, de “deepshit” (c’est-à-dire de “sombre merde”), Scarlett Johannson dans des films X… Voici les exemples les plus connus de “deep fake”, ces vidéos si bien conçues par intelligence artificielle qu’on les croit réelles.

Une pratique tout à la fois vertigineuse et absolument sidérante.


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