Revue de presse
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Yearly Archives: 2013

Reddit explose les compteurs

Ah qu’il semble loin le temps où pour lancer leur projet, attirer les internautes et créer une communauté, les co-fondateurs du site de bookmarking Reddit créaient des centaines de faux profils!

 

Aujourd’hui l’audience de Reddit est sans commune mesure avec ce qu’elle était à la création du site en juin 2005. Reddit, propriété depuis 2006 du groupe Condé Nast (Glamour, Wired, Vanity Fair, The Economist), est désormais une institution, un rendez-vous incontournable du Web, qui a su préserver voire cultiver, son image de site alternatif.

La charte graphique, ou l’absence de charte graphique du site y sont pour beaucoup mais les résultats sont là, pour Reddit l’année 2012 s’est terminée en fanfare avec des chiffres de fréquentations (publiés sur le blog officiel du site) à donner le tournis à plus d’un webmaster.

37 milliards de pages vues

400 millions de visiteurs uniques

4 milliards de votes

30 millions de posts

260 millions de commentaires

Evene.fr condamné à 25 000 euros d’amende pour travail dissimulé

Le site d’informations culturelles, propriété du Groupe Figaro depuis 2007, a été condamné le 17 décembre 2012 par la 31e Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris à 25 000 euros d’amende (et 4000 euros par salarié concerné) pour avoir rémunéré pendant des années ses journalistes en « droits d’auteur » Agessa et non en salaire.

 

Dans la presse en ligne qui (est-il besoin de le rappeler?) se cherche encore un modèle économique, il y a plusieurs catégories de sites. Certains décident de faire avec les (souvent très modestes) moyens du bord. D’autres, pour étoffer leur offre éditoriale (et leur référencement) misent sur l’égo des internautes, d’experts, de consultants, ou de blogueurs du dimanche.

Le syndrome du "win-win"

Emportés qu’ils sont par le syndrôme du “win-win”, trop heureux d’être publiés (comme s’ils ne pouvaient pas le faire eux-mêmes), et bien souvent d’assurer la promotion de leur actvité professionnelle, ceux-ci fournissent alors gracieusement contre une éphémère visibilité des articles, des tribunes, ou des éditoriaux aux supports (Cf. HuffingtonPost.fr, Atlantico.fr, Le Plus du NouvelObs…) qui dans leurs grandes mansuétudes acceptent de les héberger.

Mais il y a aussi, à l’instar du site d’informations culturelles Evene.fr, des sites (dotés du statut d’entreprise de presse en ligne) qui poussent l’audace jusqu’à payer des années durant des journalistes, non en salaire, mais en “droits d’auteur” Agessa.

4 000 euros de dommages et intérêts par salarié

C’est cette pratique qu’a condamné le 17 décembre dernier la 31e Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris.

La société Evene, éditrice du site Evene.fr, propriété du Groupe Figaro depuis 2007, a été condamné pour “travail dissimulé”, établi sur procès verbal en 2010 par une inspectrice du travail.

A l’audience du 12 novembre, celle-ci avait souligné l’existence de travail dissimulé à large échelle et dénoncé le plan de licenciements économiques qui s’en était suivi, indique le SNJ dans un communiqué.

Le président d’Evene et directeur adjoint du Figaro, Pierre Conte, a tenté (en vain) de présenter Evene.fr comme une sorte d’encyclopédie regroupant des « notices » rédigées de leur propre initiative par des « contributeurs » indépendants.

Au final Evene devra payer une amende de 25 000 euros ainsi que 4 000 euros de dommages et intérêts par salarié concerné. Pour le SNJ (Syndicat national des journalistes) et Me Zoran Ilic, avocat des parties civiles « c’est une très belle victoire qui constitue un précédent ».

39 anciens salariés aux prud'hommes

Le SNJ dénonce aujourd’hui la duplicité d’entreprises qui bénéficient des aides à la presse tout en bafouant les droits sociaux de leurs journalistes.

Prochaine étape les prud’hommes de Paris, où 39 anciens salariés d’Evene soutenus par le SNJ réclament la re-qualification de leurs prestations en contrat de travail, la reconnaissance de la qualité de journaliste professionnel et l’absence de motif économique pour la rupture du contrat de travail.

Braquage à l’Apple Store Opéra

PARIS – Quatre hommes armés, pas d’effraction, un employé légèrement blessé, un butin qui pourrait avoisiner le million d’euros. Ce lundi 31 décembre vers 21h, l’Apple Store Opéra a fait l’objet d’une attaque sans précédent.

 

«Il est prématuré d’avancer un chiffre» concernant ce butin, a mis en garde la préfecture de police de Paris en fin de matinée, précisant que le préjudice était «en cours d’évaluation». Le directeur du magasin est «en train de faire le point» en procédant à l’inventaire de la boutique, a précisé cette source, citée par l’AFP.

Hier soir l’Apple Store fermait à 18 heures. Le braquage a eu lieu vers 21h00. Selon les premiers éléments de l’enquête le vol a été commis par quatre hommes armés qui ont maîtrisé un employé qui se trouvait encore sur place, avant de charger le matériel volé dans un camion garé près du magasin.

Selon des informations du Parisien, une partie du personnel aurait même été séquestré. Le braquage aurait été visiblement “minutieusement préparé”, selon Christophe Crépin, du syndicat Unsa Police. «Les quatre malfaiteurs, cagoulés et lourdement armés, ont réalisé leur coup très rapidement », a confié le représentant syndical au Parisien.

Mardi matin, la façade de la boutique semblait intacte. Aucune trace d’effraction n’était visible, ni sur la façade, ni à l’intérieur de la boutique, fermée mais éclairée. Aucun signe de désordre n’était visible à l’intérieur. Seuls deux vigiles étaient présents en milieu de matinée. La Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) est chargée de l’enquête.

Les Suèdois descendent dans la rue contre un compte Instagram

GÖTEBORG (Suède) – En cette fin d’année 2012, si les esprits s’échauffent dans les rues de Göteborg (Suède) ce n’est pas tant en raison de la température souvent frisquette à cette période de l’année qu’à cause d’un compte ouvert anonymement sur le réseau social de partage de photos Instagram.

 

Un compte, mais pas n’importe quel compte, car celui dont il s’agit diffusait les noms et les photos des adolescentes de la ville en les traitant au passage de tous les noms. Une énième manifestation de sexting.

Cette activité, ce jeu malsain, quand il ne s’agit pas de harcèlement pur et simple, pratiqué par des adolescents ou de jeunes adultes consiste à envoyer des messages ou des photographies sexuellement explicites depuis un ordinateur ou le plus souvent un téléphone portable.

A Göteborg, ces questions d’e-reputation ont mis le public en émoi et des centaines de personnes sont descendu dans la rue, se dirigeant vers un établissement scolaire soupçonné d’abriter l’auteur des fameux sextings.

L’école étant protégée par la police, la manifestation a dégénéré et des heurts violents ont éclaté avec les forces de l’ordre, indique un site d’information local. Le compte Instagram incriminé aurait, depuis, été fermé.

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