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Cellule Internet de l’Elysée / 630 000 € dépensés en 2012 et 1 tumblr en 2013

Cellule et Elysée, voilà bien deux mots qu’il est parfois difficile d’associer tant ils font penser à la triste affaire de la «cellule des écoutes téléphoniques de l’Elysée» qui fit la Une des gazettes sous la présidence de François Mitterrand.

 

Heureusement, en 2013, si l’on évoque encore l’existence d’une cellule élyséenne, il n’est plus question que d’Internet. La Cour des comptes a étudié les dépenses de fonctionnement de la présidence de la République et par voie de conséquence le budget de la cellule Internet de l’Elysée.

Selon un rapport publié le 15 juillet 2013, il appert que l’Etat a consacré plus de 630 000 euros à ce service en 2012. Mais encore faut-il remarquer que 373 809 euros (soit près de 68% de cette somme) ont été dépensés entre le 1er janvier le 15 mai 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Auxquels sont venus s’ajouter 80 000 euros couvrant la gestion du site Internet de la «Première Dame», Carla Bruni-Sarkozy.

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Après l’élection de François Hollande, la situation de la cellule Internet élyséenne (dotée d’un effectif de six personnes) a semble-t-il évolué vers une plus grande maitrise des dépenses. Une enveloppe de 180 000 euros ayant été dépensée pour la période allant du 16 mai au 31 décembre 2012.

«Par ailleurs, il n’y a plus de site Internet spécifique dédié à la conjointe du président», précise la Cour des comptes. «Il existe aujourd’hui une rubrique au nom de la compagne du président sur le site Internet de la présidence».

Enfin, on apprend aujourd’hui que l’Elysée vient d’ouvrir un tumblr. Baptisé «Regards sur l’Elysée» ce blog permettra de retrouver périodiquement, outre des photos de cravates de travers, «des photos inédites et exclusives du président de la République.»

Thom Yorke envoie valser Spotify

Exit Spotify. Depuis quelques heures la production en solo de Thom Yorke (le chanteur du groupe Radiohead), et plus particulièrement les titres de son dernier album «The Eraser» (XL Recordings), ne figure plus dans le catalogue de la plate-forme d’écoute en streaming suédoise.

 

Thom Yorke est soutenu en cela par des artistes comme Ron Sexsmith, John Perry Barlow (ex-parolier du Grateful Dead et fondateur de l’Electronic Frontier Foundation) ou bien encore Four Tet, et par son producteur et co-équipier d’Atoms for Peace, Nigel Godrich.

Thom-yorkeTous reprochent à Spotify de ne pas assez rémunérer les jeunes artistes. Aujourd’hui, en pratique, une écoute sur Spotify rapporte environ 0,0038 euro à la maison de disque. Dans la chaîne de reversement des droits l’artiste étant, lui, bien derrière.

Ainsi si un titre (ce qui est rarissime) est écouté en streaming un million de fois, il générera 4400 euros de revenus à son producteur. Pour Thom Yorke, dont le label XL Recordings est l’un des seuls sur le marché à reverser 50% de l’argent issue du streaming aux artistes, le compte n’y est pas.

«Les nouveaux artistes ne touchent pas un rond avec ce modèle. Cette équation ne fonctionne pas» a déclaré Nigel Godrich. De son côté Spotify a vivement réagi. « Nous avons déjà payé 500 millions de dollars (environ 382 millions d’euros, ndlr) aux ayants droit jusqu’à présent et d’ici la fin de l’année, ce chiffre aura atteint un milliard de dollars(environ 765 millions d’euros, ndlr). Beaucoup de cet argent est investi pour nourrir de nouveaux talents et produire de nouveaux groupes», explique la start-up suédoise.

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Dans le monde de la musique, l’initiative de Thom Yorke aussi louable puisse-t-elle apparaître ne fait cependant pas l’unanimité. Beaucoup d’artistes, de producteurs ou de managers se souviennent en effet d’une autre initiative, signée cette fois-ci Radiohead, et qui avait consisté à mettre en ligne en 2007 un album du groupe «In Rainbows», laissant entière liberté aux internautes de fixer le prix du disque, voire de ne rien payer du tout pour le télécharger. On a connu en effet de meilleure mise en valeur de la musique.

«Si Thom Yorke (ou Nigel Godrich) se sentent si concernés par les nouveaux artistes et leurs revenus, pourquoi ne donneraient-ils pas quelques-uns de leurs millions à certains.» Tim Vigon, ex-managers des Streets, cité par Les Inrocks.

  • The Vinyl Project, le crowdfunding d’Universal Music ne plait pas à tout le monde. Mais de qui se moque-t-on? C’est en substance le message du quotidien Libération à l’adresse des responsables d’Universal Music (Pascal Nègre où es-tu?) à propos de «The Vinyl Project». Ce service de crowdfunding lancé par la première maison de disques au monde, vise en effet à financer la réédition de «disques rares ou abandonnés» tirés du catalogue de la major. Tout en rappelant les rapports, disons pour le moins contrastés qu’Universal a pu entretenir par la passé avec le vinyle, Libération s’interroge: «Universal, 30% du marché du disque et un chiffre d’affaires de 4,5 milliards de dollars en 2012, n’aura-t-elle pas les moyens de rééditer ses disques à ses frais?» Poser la question c’est déjà un peu donner la réponse…

 

Nokia et les 41 megapixels

Phone, smartphone, photophone, avec le Nokia Lumia 1020 on ne sait plus très bien.

 

Le groupe finlandais a présenté jeudi 11 juillet à New York son dernier-né. Un smartphone, donc, dont l’appareil photo est doté d’un capteur de 41 megapixels. Ce qui, sur ce plan tout du moins, laisse à des années-lumières l’immense majorité des reflex numériques traditionnels déjà présents sur le marché.

Le Lumia 1020 n’est cependant pas le premier Nokia ainsi équipé. C’était déjà le cas du PureView 808, un terminal Symbian. Avec le Lumia 1020, Nokia mise donc sur la photo pour se démarquer de ses concurrents Apple et Samsung.

Au programme outre ce capteur de 41 megapixels, une optique Zeiss à six lentilles physiques, une fonction de stabilisation mécanique de l’image, un zoom (basé sur la technologie Over Sampling) et un nouveau flash Xenon. Autre nouveauté une fonction double-capture, c’est-à-dire la possibilité de prendre simultanément une photo en haute résolution de 38 megapixels et une autre, plus légère et donc plus facile à partager, de 5 megapixels. Côté vidéo, le Lumia 1020 offre des séquences en 1080p HD avec capture audio stéréo.

Pour le reste le dernier-né de la gamme Nokia est (aussi) un smartphone qui permet de téléphoner. Il fonctionne sous Windows 8, est doté d’un écran 4,5 pouces, d’un processeur Snapdragon S4 double coeur de 1,5 GHz, de 2 Go de RAM et d’une mémoire interne de 32 Go.

«J’irai scanner sur vos tombes»

La prochaine fois que vous vous promenez dans un cimetière n’oubliez-pas votre iPad ou votre smartphone, car vous pourriez bien en avoir besoin.

 

Aux Etats-Unis, un service funéraire développé à Philadelphie par la société Digital Legacys propose en effet d’apposer sur les tombes des QR Codes (Quick Response, un code-barres sous forme d’un petit carré à modules noirs), pour permettre, en le scannant, aux passants, ou aux proches, d’accéder à la mémoire en ligne du défunt. En fait, le phénomène n’est pas nouveau. Ce type de services existe depuis 2008 au Japon, où les formules proposées notamment par la société de pompes funèbres Ishinokoe y sont très populaires.

Ishinokoe

Le principe est simple, à la mort d’une personne, sa famille, ses proches prennent contact avec Digital Legacys, fournissant toute la matière (photos, vidéos, textes, musiques) nécessaire à la construction d’un petit mausolée en ligne.

48 heures plus tard un site est créé. Il sera accessible via un QR Code adressé à la famille par courrier une dizaine de jours plus tard. Grâce à un adhésif résistant à toutes les intempéries le QR Code pourra être collé sur la pierre tombale.

Un simple «scan» de code-barres sur tablettes numériques ou smartphones et les visiteurs pourront consulter toutes ces informations, communier ensemble dans la mémoire du défunt, signer un livre d’or en ligne ou partager leurs impressions sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter compris).

Les familles ont la possibilité de réserver l’accès à ce mémorial en ligne aux proches, ou de l’élargir au public. Les mises à jours sont assurées par Digital Legacys. Il en coûte 99,99 dollars (74 euros) pour un accès d’un an. Et 149,99 dollars (112 euros) pour «l’éternité». Enfin, dans le cas présent «l’éternité» restant dépendante du renouvellement de la concession.

Des jeux Amiga bientôt sur PC, smartphones et tablettes

C’est la petite mort d’Amiga. Writers’ Group Film, un éditeur californien basé à Los Angeles, vient de racheter Amiga Games.

 

Cette société australienne proposait jusqu’ici des mises à jour pour AmigaOS. Elle détenait également un catalogue de plus de 300 jeux Amiga. Writers’ Group Film vient donc de mettre la main sur ce petit trésor pour la (très modique) somme de 500 000 dollars (en actions et en cash).

Amiga Games

L’éditeur californien souhaite désormais “porter” certains de ces jeux, sur consoles, PC, smartphones et tablettes numériques.

Et dans cette perspective de monétisation, Writers’ Group Film ne devrait pas accorder la plus importance à la production de mises à jour pour le système d’exploitation AmigaOS…lancé en 1984. Triste, fin d’une époque.

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