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Scandale à l’embauche dans la Silicon Valley / Bombe à fragmentation ou pétard mouillé?

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Apple, Google, Adobe, Intel, sont soupçonnés aux côtés d’autres grands noms de l’industrie du divertissement, d’avoir conclu un pacte de non-agression salarial sur les embauches de leurs ingénieurs. Ces quatre géants de la high-tech proposent de verser 324 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites judiciaires, et éviter un procès qui pourrait durablement affecter leur image et celle de la Silicon Valley.

 

google-apple-antitrustApple : 174 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013. Google : 59 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013. Adobe : 4 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013. Intel : 52 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013.

Avec Pixar et Lucasfilm, ces quatre grands noms de l’industrie high-tech sont accusés dans le cadre d’une “class action” (un recours collectif en justice) d’avoir passé un pacte de non-agression de nature à niveler le niveau de salaire et les avantages connexes proposés à l’embauche aux ingénieurs de la Silicon Valley.

Les plaignants, quatre travailleurs de l’industrie high-tech, représentant près de 64 000 employés de la Silicon Valley réclament 3 milliards de dollars de dommages et intérêts aux supposés fautifs.

Pour éviter d’aller au procès, et surtout semble-t-il pour éviter que certains emails ne viennent par trop ternir la réputation d’un Eric (Google) Schmidt, d’un Paul S. (Intel) Otellini ou de feu Steve (Apple) Jobs, les grands groupes visés ont accepté, comme il est d’usage aux Etats-Unis, de verser 324 millions de dollars de compensation. Histoire de faire passer par pertes et profits un scandale qui menaçait de devenir retentissant.

Prochaine audience le 19 juin

Las, l’un des plaignants, Michael Devine, un programmeur informatique freelance de 46 ans ne l’entend pas de cet avis. Il a demandé ce week-end par courrier au juge Lucy Koh en charge du dossier de rejeter l’accord de règlement proposé par ces grands noms de l’industrie high-tech.

Selon lui, avec ce supposé pacte de non-agression sur les embauches d’ingénieurs, les géants de la Silicon Valley ont au fil des ans économisé bien plus en terme de masse salariale que tous les repas et transports gratuits qu’ils se targuent d’offrir à leurs collaborateurs. Une prochaine audience est prévue pour le 19 juin 2014.

L’occasion pour Michael Devine et son avocat de faire entendre peut-être une dernière fois sa voix (si la juge Lucy Koh ne décide pas d’un procès), avant que celle-ci ne soit à jamais étouffée par les centaines de millions de dollars proposés par les géants de la Silicon Valley.

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