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Take Eat Easy visé par une procédure pour travail dissimulé

La start-up belge spécialisée livraison de repas à vélo Take Eat Easy, récemment placée en redressement judiciaire (Cf. NewZilla.NET du 27 juillet 2016) est désormais visée pour ses activités sur la ville de Nantes et sa région, par une procédure en justice pour travail dissimulé, révèle le quotidien Ouest France.

Comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, la centaine de coursiers « indépendants » qui travaillaient pour la start-up Take Eat Easy dans le région de Nantes (et par extension la très grande majorité des coursiers qui en France travaillaient pour cette start-up), se croyaient auto-entrepreneurs, alors qu’ils n’étaient peut-être que des salariés déguisés.

C’est en tout cas la conviction de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) qui a transmis, il y a quelques jours, une procédure pour travail dissimulé au parquet de Nantes.

"Les mots justes pour vous dire au revoir"

Dans ce dossier, l’Inspection du travail aurait retenu plusieurs éléments, rapporte Ouest France. Tout d’abord, les livreurs étaient soumis à une période d’essai. Ils disposaient par ailleurs d’un équipement dédié, d’un planning et pouvaient, le cas échéant, être sanctionnés. Autant de notions qui établiraient un lien de subordination entre un salarié et un patron.

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Le directeur général du site n’a pas souhaité faire le moindre commentaire, indique Ouest France. Pourtant dans un ultime post, mis en ligne sur la plate-forme éditoriale Medium, Chloe Roose, l’une des co-fondatrices de Take Eat Easy, disait tout son attachement, et toute sa reconnaissance, à ces bataillons de coursiers sans-lesquels-rien-n’aurait-été-possible.

Des coursiers qui, rappelons-le, attendent encore d’être payés pour le travail (indépendant ou subordonné) effectué pour le compte de Take Eat Easy au mois de juillet 2016.

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