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Bill Gates veut faire payer les robots

Dans un entretien vidéo accordé au site d’information américain Quartz (QZ.com) le co-fondateur de Microsoft, aujourd’hui milliardaire et philanthrope se prononce en faveur d’une taxation et des machines au même niveau que les salariés qu’elles remplacent. Tout comme le candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoit Hamon, qui voit dans cette mesure une manne de financement de son projet de revenu universel.

 

Brocardé pour le caractère supposément irréaliste, le candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoit Hamon, ne pouvait espérer meilleur soutien que celui de Bill Gates. Dans un entretien vidéo accordé au site d’information américain Quartz (QZ.com) le co-fondateur de Microsoft, lui aussi favorable à une taxation des robots destructeur d’emploi.

Bill Gates qui, en connaissance de cause, est bien conscient et a bien compris que les nouvelles technologies et l’économie détruisent bien plus d’emplois qu’elles n’en créent, souhaite donc faire payer les robots pour trouver des solutions de transition entre l’économie classique et l’économie numérique.  

Bill-Gates-robots-tax

“Ce que le monde veut, c’est saisir cette opportunité de continuer à produire les biens et services que nous avons aujourd’hui et libérer une force de travail, améliorer la manière dont nous tendons la main aux personnes âgées, d’avoir des classes avec moins d’élèves, d’aider les enfants avec des besoins spécifiques. Toutes ces choses où l’empathie et la compréhension humaine sont encore tout à fait irremplaçables”, explique le co-fondateur de Microsoft. 

Avant d’ajouter, “nous franchissons le seuil de la destruction d’emplois dans certaines activités presque d’un seul coup. Le travail en entrepôt, les chauffeurs, le nettoyage… Il y a tout un tas de secteurs laborieux très significatifs pour lesquels, d’ici 20 ans, il faut réfléchir à la manière dont ils seront impactés. Il est important d’avoir des politiques pour accompagner ce phénomène”.

Expresso NewZilla.NET #21 / Lundi 20 février 2017

L’écho du Net en quelques historiettes, petites phrases et citations sur NewZilla.NET. Aujourd’hui au menu: Makerbot, Tinder, Samsung, Apple, Google et Facebook. 

 

  • MAKERBOT licencie un tiers de ses employés tout en faisant le constat que le marché des imprimantes et de l’impression 3D, loin de séduire massivement le grand public, demeure bel et bien aujourd’hui un marché de niche.
  • TINDER vient de faire l’acquisition de Wheel, une application permettant de créer des “stories” vidéos, comme sur Snapchat. Sur Internet, en matière de réseaux sociaux, l’originalité est à son comble…
  • ARRESTATION en Corée du Sud de Jay Y.Lee, 48 ans, milliardaire et héritier de l’empire Samsung dans le cadre d’une enquête mêlant scandale politique et corruption.
  • APPLE devrait prochainement débuter la production de son iPhone SE en Inde. Plus abordable (tout étant ici relatif) que les autres modèles iPhone. Sorti en mars 2016, l’iPhone SE, doté d’un design d’un iPhone 5 et de la puissance d’un iPhone 6 est aussi l’un des meilleurs rapports qualité-prix de la gamme iPhone.
  • VERBATIM “Si vous pensez construire un système parfait et fermé, vous découvrirez un jour ou l’autre que ce système n’est ni parfait, ni fermé”. ERIC SCHMIDT / Président du conseil d’administration de Google (RSAC2017)
  • FACEBOOK. Comme sur YouTube ou sur Dailymotion, Facebook est en train de tester la diffusion de messages publicitaires pendant la lecture de séquences vidéos, et non en tout début comme il était le plus souvent d’usage jusqu’à présent (source Business Insider).

 

Les Chiffres Du Net de NewZilla.NET #20

Chaque semaine NewZilla.NET revisite l’actualité en quelques chiffres. A la Une cette semaine : Microsoft, Snapchat, Apple et des satellites indiens. 

 

 

  • 400 LIVRES STERLING. C’est ce qu’il en coûtera bientôt aux Britanniques pour acquérir une Surface Pro, la tablette numérique de Microsoft. Une soudaine hausse des prix liée directement au prochain Brexit.
  • 3 MILLIARDS DE DOLLARS. C’est la somme qu’espèrent lever Snap Inc (la maison mère du réseau social Snapchat) à l’occasion de sa désormais toute prochaine introduction en bourse.
  • 5 JUIN 2017. C’est à cette date et à l’occasion de la conférence WWDC qu’Apple devrait lever le voile sur les futures évolutions de ses systèmes d’exploitation iOS (mobile) et macOS (desktop).
  • 160 MILLIONS. C’est le nombre d’écran OLED Displays qu’Apple aurait déjà commandé à Samsung en prévision de la sortie du prochain iPhone 8. (source Ubergizmo)
  • 104. C’est le nombre de satellites que l’Inde vient de lancer sur une seule et unique mission avec sa fusée PSLV.

Liftware, la cuillère anti-Parkinson de Google (VIDEO)

Ces couverts d’un nouveau type adaptés aux personnes atteintes de tremblements ont été développés par Liftware, une start-up évoluant dans la galaxie Google.

 

Pour la plupart d’entre nous, bouger, courir, se saisir d’un objet ou simplement manger sont des éléments naturels du quotidien. Mais pour beaucoup de personnes ce qui nous apparait comme de simples petits gestes, relève de l’exploit.

Pour ces populations qui souffrent parfois d’une maladie de naissance ou qui s’est développée avec le temps (comme pour la maladie de Parkinson) le quotidien est une épreuve de chaque instant.

Racheté en septembre 2014 par Google, Lift Labs a développé Liftware une cuillère (transformable en fourchette ou en porte-clé) anti-tremblements contre la maladie de Parkinson. Un objet qui pourrait changer la vie des malades.

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Cette cuillère, à batterie rechargeable permet de stabiliser les gestes d’une personne atteinte de la maladie de Parkinson grâce à la présence de capteurs dans le manche qui détectent les tremblements et émettent des pressions inverses. Résultat, une diminution des tremblements de 70%.

Google et plus encore sa maison mère Alphabet sont aujourd’hui très investis dans le domaine de la recherche médical, à commencer par la lutte contre la maladie de Parkinson dont est atteinte la mère de Sergey Brin, l’un des co-fondateurs de Google.

Lui-même porteur porteur du gène LRRK2, Sergey Brin est considéré comme étant une personne à risque susceptible de développer cette maladie. Alors que 1% des Américains en moyenne pourraient avoir la maladie de Parkinson, les risques atteignent 30 à 75% chez les porteurs du gène LRRK2.

Les couverts Liftware sont disponibles au prix de 35 à 195 dollars selon les éléments. D’autres solutions similaires comme celles développée par Gyenno sont également commercialisées.

 

Trouver un emploi sur Facebook

La chose sera bientôt beaucoup plus facile et plus naturelle puisque le réseau social autorise depuis le 15 février 2017 les entreprises à déposer des offres d’emploi sur leurs pages Facebook. Offres qui seront ensuite relayées dans le fil d’information des internautes qui “aiment” ces pages.

 

Depuis le 15 février aux Etats-Unis et au Canada (avant tout cela ne soit rapidement étendu au reste du monde), Facebook autorise les entreprises à poster gratuitement sur leurs pages Facebook des offres d’emploi. Ces offres mises en ligne sous la forme d’un simple post ou via une rubrique “Emploi” étant ensuite relayées dans le fil d’information des internautes qui “aiment” ces pages.

Les offres d’emploi s’afficheront tant sur la version Web que mobile du réseau social. Pour y répondre et pour postuler les utilisateurs de Facebook pourront cliquer sur un bouton dédié. Un formulaire pré-rempli sur la base des informations fournies par l’internaute au réseau social sera alors activé.

Facebook-emploi

A ce stade, notons deux éléments. Tout d’abord la possibilité donnée au postulant de modifier, de corriger et de préciser les informations intégrées dans le formulaire de réponses

Il s’agit là aussi pour Facebook, d’une formidable opportunité d’affiner ses bases de données en récupérant des informations exactes de la part de membres qui auraient parfois été tentés d’utiliser Facebook sous pseudonyme.

Recruter via Facebook Messenger

Une fois les informations transmises (on l’aura compris ici la réactivité jouera un rôle important), l’entreprise et les candidat(e)s potentiel(le)s pourront alors échanger soit par courriel ou via Facebook Messenger.

Facebook-emploi

Et l’on peut alors facilement imaginer que certains recruteurs mettent rapidement en place des “bots” (des “chatbots” ou robots de conversation automatique) qui en “dialoguant” avec les postulants et en répondant à leurs questions opéreront sans toujours le dire une première sélection des candidats.

Dans un raccourci assez trompeur, certains observateurs ont décrété qu’en déployant cette nouvelle fonctionnalité de publication d’offres d’emploi, Facebook “s’attaquait” au réseau social professionnel LinkedIn et devenait quasi-automatiquement l’un de ses principaux concurrents.

La comparaison est aussi facile, paresseuse que déplacée tant Facebook que LinkedIn (propriété de Microsoft) ne jouent pas aujourd’hui dans la même catégorie qu’il s’agisse de s’en remettre au nombre d’utilisateurs (1,86 milliard pour Facebook contre 106 millions pour LinkedIn) qu’à des critères sociologiques (profil et niveau de revenu des utilisateurs).