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En Inde, des travailleurs de l’industrie high-tech réclament une pause syndicale

Longtemps tenues à l’écart de l’un des secteurs les plus prospères de l’économie indienne, les organisations syndicales tentent aujourd’hui de s’imposer dans un monde où le respect des droits sociaux n’a jamais été la première des priorités.

 

En Inde, le secteur de l’industrie high-tech (avec des noms d’entreprises aussi connus que Cognizant, Wipro, Tech Mahindra, Infosys, IBM, Capgemini ou TCS pour Tata Consultancy Servicesreprésente un chiffre d’affaires de 150 milliards de dollars et emploie 3,9 millions de collaborateurs.

Dans ce secteur où, croissance économique aidant, la gestion des ressources humaines et la gestion de carrière n’ont longtemps été qu’un détail de la stratégie de l’entreprise, les ingénieurs qui perdaient (soudainement) leur emploi se retrouvaient souvent tout seul, à crier leur colère et à poster leur désarroi sur les réseaux sociaux, avant de tourner la page et de retrouver un autre emploi.

India-IT-Workers-Inde-Union-syndicat

Mais la croissance économique n’étant plus ce qu’elle était et les plans de licenciements, plus ou moins officiels, se multipliant, le climat social est en train de se tendre quelque peu. Symbole et symptôme de ce changement d’époque, l’apparition encore discrète (elles ne regroupent que quelques centaines de membres et ne défendent que quelques milliers de travailleurs) d’organisations syndicales comme la FITE (Forum for IT Employees) ou la NDLF-IT Wing (New Democratic Labour Front-IT Employees Wing).

Deux organisations, désormais présentes, l’une à Chennai, Bangalore, Bombay (Mumbai), Pune, Delhi, Hyderabad, Kochi, Kolkata, et Bhubaneswar, l’autre à Tamil Nadu et Pondichéry.

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Leurs revendications : plus de transparence, fin des licenciements sauvages… se heurtent pour l’instant à une fin de non-recevoir prévisible de la part d’une industrie high-tech qui peine à descendre de son piédestal. 

Mais ces jeunes organisations maintiennent la pression, multiplient les manifestations et réclament désormais l’intervention du gouvernement indien pour normaliser les relations sociales dans ce secteur de l’économie qui, s’il ne s’en vante pas, touche chaque année une part conséquente de subventions (et donc d’argent) publiques.

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